L’indifférence
En navigant sur des blogs, j’ai croisé LE billet qu’il me fallait !
On y parlait du pardon que l’on doit accorder.
!!!!!!!!!!
Il faudrait que tout ceux qui sont convaincus qu’on ne vit bien qu’en l’ayant accordé, lisent Boris Cyrulnik.
Il explique fort bien que certains pardons sont impossibles. Et heureusement !
Moi, je pardonne ceux que j’aime, pas ceux que je n’aime pas. Et pourtant, j’arrive à vivre trés bien …
Ras le bol de toujours trouver des excuses à tout le monde.
J’ai une liste de gens, loin derrière moi, qui auraient à peine droit à mon indifférence mais jamais de la vie à un pardon quelconque !
J’en cotoie encore, par la force des choses, je ne les regarde jamais dans les yeux, au mieux les chaussures, au pire, derrière eux. Je me contente de phrases rapides, courtes et essentielles.
Ils ne méritent même pas que je m’intéresse à eux. Ils ne méritent plus que je pense à eux.
Leur pardonner voudrait dire leur sourire, les regarder (comme si ils étaient dignes d’intérêt), leur parler.
J’estime que ma vie ne les regarde pas, ils ont choisi soit d’en partir, soit d’y mettre un peu le bazar, manquerait plus que je sois aimable tiens !
Pire que la colère, pire que le mépris, mieux que le pardon : l’indifférence.

Ah oui l’indifférence c’est l’arme absolue
Héhé, je vois qu’il y a des connaisseurs !
Il y a 2 sortes de pardon, celui qu’on donne à l’autre pour le soulager, et celui qu’on donne pour SE soulager…
Cordialement
Oui Patrick, mais cependant, la démarche est la même et ce pardon se confond au final car on le donne à l’autre, de toute façon.
Pour me soulager, j’ai préféré une méthode différente qui est celle de l’acceptation vis à vis de moi même, non de l’autre, de l’acte commis.
Mais on peut nuancer énormément car l’autre peut avoir commis un acte sciemment ou non, jeune ou vieux, prémédité ou non etc …
J’ai pardonné certains actes, d’autres non parce que ces critères pesaient justement trop lourds.
Je ne me sens plus hantée par ces souvenirs, ils font partie des aléas de mon chemin de vie.
Non, vraiment, j’en reste à l’indifférence qui ne me fait ni bien ni mal.
Je ne renvoie rien à l’autre et moi, je m’en tire par un soulagement énorme.
Qu’en pensez vous ?
Pomme
Et bien voilà ce qu’il fallait me dire pour m’enlever un léger poids : pas besoin de le dire à l’autre !
En effet, j’ai réussi à pardonner à certaines personnes sans le leur dire, ma relation s’en est trouvée nettement améliorée.
Je ne suis plus habitée ni par la colère, ni par la haine, ni par la rancune à l’égard de qui que ce soit. En revanche, oui toujours habitée par une sensibilité moins forte, il me semble, mais peut être plus vraie, qui me ressemble plus aujourd’hui et dont je me sers à bon escient. J’appellerai ça une sensibilité mature.
Je pense que libérée de ces poids, je me suis “auto protégée” contre d’autres mésaventures, persuadée d’ailleurs que la vie me resservait la même histoire pour que je puisse enfin comprendre !
Quant à la motivation de l’autre, j’ai envie de dire : peu importe, cela ne change rien et ne m’amène rien de la connaitre. L’important, c’est moi, non l’autre, en ce qui me concerne en tout cas.
Merci pour vos commentaires toujours pertinents et qui m’amènent toujours autant de réflexions positives !
L’acceptation, c’est parfait, c’est le pardon intérieur, c’est celui dont vous avez besoin pour vous sentir mieux. Pas besoin d’exprimer à l’autre ce pardon, on le garde pour soi.
Acceptation, pardon intérieur, ce ne sont que des mots, le principe c’est de trouver quelque chose à faire qui nous permet de ne plus être hanté par des démons venus de notre passé, que ce soit la peur, la colère ou quoi que ce soit d’autre.
Il ne faut pas non plus que cette solution nous coupe de notre sensibilité, mais à vous lire je ne me fais pas de souci à votre sujet
Enfin il ne faut pas que cette solution nous empêche de nous protéger, nous expose de nouveau à ce que nous avons subi.
Après chacun fait ce qu’il veut, ce qu’il peut et appelle ça comme il le désire.
Il est vrai que l’on peut nuancer tout ça, mais il restera toujours difficile de comprendre l’exacte motivation de l’autre, on peut nuancer autant qu’on veut tant cela n’entrave pas les principes précédents.
En clair pardonner celui qui me frappe parce qu’il a eu une enfance difficile ou parce qu’il m’aime ne saurait être un pardon adéquat.
A bientôt
Allez un petit dernier pour la route :
“Quant à la motivation de l’autre, j’ai envie de dire : peu importe, cela ne change rien et ne m’amène rien de la connaitre. L’important, c’est moi, non l’autre, en ce qui me concerne en tout cas.”
Bien sûr, mais parfois se pencher sur l’autre va nous permettre de trouver le déclic à l’intérieur de nous. Souvent derrière le bourreau se trouve une victime terrorisée, réussir à l’apercevoir va nous permettre de dé-diaboliser l’autre et de trouver la paix.
Ce serait dommage de se priver cette voie d’épanouissement…
Bonne soirée.
Patrick,
Je ne rentrerai pas dans les détails, car même de façon anonyme plus ou moins (certains lecteurs me connaissent), je n’ai pas envie de raconter le pourquoi de mes propos concernant ma remarque précédente.
Sachez simplement que je distingue le mal qu’on m’a fait enfant de celui qu’on m’a fait adulte.
En ce sens, les adultes qui ont touché mon coeur d’enfant, bourreau, victime, innocent, coupable, peu m’importe, le savoir ne m’aurait pas aidé à mieux grandir ni à mieux guérir, croyez moi ! car voyez vous, je ne vois pas un adulte terrorisé dans le (ou les) bourreau(x) de jadis, je vois un adulte écoeurant, irresponsable, lamentable … en aucun cas un diable.
Oups, votre remarque m’a touchée en plein coeur !
Pomme
Je l’ignore encore Patrick.
Vous savez bien que l’inconscient a toujours un petit métro de retard sur le conscient.
Je sais juste que le passé est remonté en surface et que la vie me donnant toujours des petits coups de pouce de ci de là, m’a fait lire sur moi des choses bien surprenantes ce soir : on me voit comme quelqu’un qui “cumule” et qui décidemment … n’a pas de chance … les flèches arrivent en plein coeur en ce moment, mais oui !
Petit bonhomme de chemin nous dira la suite.
Amicalement
“Oups, votre remarque m’a touchée en plein coeur !”
Rien de grave, j’espère ?
Plus profondément le chagrin creusera votre être, plus vous pourrez contenir de joie.
Khalil Gibran – Le Prophète
Pomme, il y a une maxime que j’aime beaucoup :
La vie c’est comme le jeu de poker ; celui qui gagnera la partie, n’est pas celui qui aura le meilleur jeu, c’est celui qui saura le mieux utiliser le jeu qu’il a reçu.
A vous de jouer !
… à moins que le chagrin ne creuse mon coeur et remplisse ma tête … d’avoir tant voulu aimer, donner ; d’avoir tant été incomprise et bafouée.
Je ne suis pas si sûre de connaitre le mode d’emploi de la vie … et de l’amour ! à n’en pas douter, je m’y suis mal prise, et j’ignore si je pourrais bien m’y prendre aujourd’hui.
J’ai ce boulet dont j’ai si envie souvent de me défaire : je suis entière et passionnée, sincère et honnête.
Bon, creux de la vague, généralement, c’est pour mieux rebondir … généralement.
Je vous tiens au courant !!!!!
Un Déclic en cours ?
Pomme, si ça peut vous aider, il me semble que votre boulet est très bien et qu’il s’agit, non pas de vous en débarasser (que vous resterait-il ?), mais de trouver comment l’utiliser puis de chercher ensuite avec qui…
Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un déclic, je pense, je sais, qu’il s’agit encore d’une blessure d’amour propre … dûe à ce qu’il semble être une imagination débordante.
Je vais garder ce qui ne semble pas être un boulet aux yeux de ceux qui me connaissent, à vos yeux, mais surtout, surtout, éviter de trop l’utiliser …
Un déclic suivra alors, peut être.
Mon ami Joël me parle d’une carapace dans un de ses commentaires récemment laissés ici, je voudrais bien pouvoir en être équipée finalement.
Quand j’étais jeune, ma mère se reprochait de m’avoir fait trop gentil, en me disant ça elle me faisait me sentir mal dans ma peau, me faisait perdre ma confiance en moi (déjà faible, il est vrai).
Et puis un jour j’en ai eu marre d’essayer d’être ce que je n’étais pas. Je me suis dit :
“Je suis gentil et alors ? C’est moi, je suis comme ça et pas autrement, je n’ai plus qu’à faire avec A partir de maintenant je vais chercher comment faire de ma gentillesse une de mes forces, un de mes atouts pour réussir ma vie”.
Ce jour là j’ai commencé à changer, dans le bon sens.
Pomme, en matière de développement personnel, le danger est de se fier aux autres.
http://www.partaje.fr/le-sage-et-linsense/
Votre sensibilité est à vif, ça se comprend, mais elle vous est indispensable pour réussir votre vie.
Comment être heureux si on ne ressent plus rien ? souffrir n’est pas une fin en soi, c’est l’outil qui nous permet de prendre soin de nous.
Par exemple, imaginez que je ne sache pas souffrir, que j’ignore ce qu’est la douleur et qu’en plus je n’ai jamais vu une flamme de ma vie.
Et puis un jour un ami m’invite chez lui et dans son salon je découvre un feu de cheminée…
Curieux, je m’assois devant et je contemple le spectacle, je ressens la chaleur des flammes sur mes jours et mon front, j’entends les pshits et les craquements du bois qui brûlent et je me perds dans la contemplation de ce spectacle qui a l’air si vivant.
Et puis ça devient plus fort que moi, il me prend l’envie de jouer avec les flammes et avec mon index je commence à faire des volutes, des flammèches dans l’âtre…
Rappelez-vous, je ne sais pas souffrir…
Et puis au bout de 5 ou 10 minutes, lassé, je retire mon doigt des flammes et qu’est-ce que je constate ? Ciel ! Il est tout abîmé ! Que s’est-il passé ? Je ne comprends pas !
Non, je ne comprends pas car je n’avais pas la douleur pour m’aider. Si je l’avais eue avec moi, elle m’aurait avertit qu’il ne fallait pas jouer avec le feu parce que c’est dangereux pour moi. Elle m’aurait fait retirer le doigt des flammes avant qu’il ne m’arrive quoi que ce soit, elle m’aurait permis de prendre soin de moi, de me protéger.
J’ai besoin de la douleur pour me protéger.
Nietzsche disait “Tout ce qui ne me tue pas me fait grandir !”
Mais pour ne pas être tué, je dois m’aider de ma douleur pour ne pas aller trop loin. Si je refuse la douleur, je n’irai pas assez loin.
La douleur est le garde-fou du chemin qui mène à mon bien-être.
Solidairement…
On peut appeler ça solidarité, en effet ! quand j’étais petite, mon père m’appelait “le st bernard”…
L’indifférence bis …. prochainement sur vos écrans !
Patrick, votre réponse me fait avancer … cela mérite bien un billet !
Je crois être gentil et je crois avoir fait de mon fils un être gentil, faible diront certains qui n’ont pas reçu la même éducation ou dotés d’une nature différente; Ai je plus souffert que d’autres à cause de cela? ai je fait de notre fils un être inadapté à la vie d’aujourd’hui? je pense que lui comme moi est à chaque fois surpris et déchiré à chaque désillusion ou chaque tromperie! Adolescent, j’ai profondément souffert de la perte de mon premier amour! perte est le mot adéquate, car son départ précipité pour un autre a été ma première vraie souffrance; il a fallu pas moins de dix ans pour m’en remettre! je ne lui en ai cependant jamais voulu, car si je l’ai perdu, j’ai toujours considéré que je n’avais pas su l’aimer à la hauteur de mon amour.
J’étais, je crois trop jeune pour cultiver ce jardin que j’avais trouvé et que je n’ai su faire fructifier. La souffrance, comme dit Patrick, donne de la force et est nécessaire pour aller plus loin et mieux dans la vie. Je me suis brulé à vif la première fois car je n’avais pas suffisement souffert! La souffrance s’est petit à petit estompée; est ce que cela m’a rendu moins gentil? je ne crois pas! Plus prudent, oui! L’émotion et la sensibilité restent les mêmes que lorsque j’avais 8 ans autant que je me rappelle; Est ce que j’ai moins souffert quand j’ai perdu mon grand père à l’age de 8 ans dans des circonstances dramatiques? Je ne le crois pas? Est ce que je souffre moins aujourd’hui lorsque je vois trop rarement ma petite fille que j’adore? Je ne le crois pas non plus! Les souffrances sont différentes mais toutes aussi intenses! Suis je malheureux pour autant? Non! je ne le crois pas! Je crois même que je vis mon couple, mes amitiés, mon travail de manière intense et que ma sensibilité permet de transcender ces moments merveilleux! Je trouve la vie plus belle que les autres dans ses moments! et mes relations me le rendent bien, justement grace à cette sensibilité et la spontanéité avec laquelle je les traite, comme toi papillon que j’aime beaucoup!
Certainement, ces qualités que tu as, te permettent de toucher très vite les cœurs généreux; Ils t’exposent naturellement aux êtres dotés d’autres intentions pas toujours louables; C’est ton jugement, tes expériences, ton intuition qui devront faire le tri entre les deux catégories de personnes! personne d’autre que toi n’a la solution; C’est à ce prix, que tu trouveras le bonheur et l’être aimé!
Quand à mon fils, il a trouvé une compagne qui le rend heureux; il a une fille magnifique qu’il adore! il a choisi un métier qui est sa passion! je crois qu’il nous aime et qu’on lui rend bien! le bonheur n’est pas une chose inaccessible, surtout pour des êtres comme toi!
Je t’embrasse et te souhaite tout le bonheur que tu mérites!
Et surtout ne plonge pas dans l’indifférence! La passion des choses et des êtres de ce monde est la clef du bonheur!
Regarde autour de toi et observe bien! tu y trouveras beaucoup de choses qui te combleront. Et surtout ne change pas d’un iota! tu es adorable!
Cqfd!
+1
@ Romain : merci, tu sais toujours me dire les mots qu’il faut pour me faire chaud au coeur. Je confirme que tu as cette qualité essentielle à mes yeux : tu es gentil.
) soient des victimes de mes réactions parfois épidermiques !
Je te rassure, j’essaie encore et toujours de me protéger contre les “mal intentionnés” … seulement voilà, je ne voudrais pas non plus que les autres, les innocents (
Promis, je ne plonge pas dans l’indifférence. Tu sais, j’ai à peine dit que je vais l’être, que je ne le suis déjà plus … ce genre de décision vient de la tête mais le coeur ne suit jamais !
Promis, promis, je ne changerai pas ; ma confiance, je la puise bien volontiers auprès de toi qui me rassure ! , auprès de ces êtres qui me sont chers, que j’appelle mes amis. Je leur fais d’autant plus confiance que la majorité sont des hommes !
@ Patrick : héhé ! ok ok, j’abdique devant l’évidence !
y’a plus qu’à mettre en oeuvre …