Les pieds sur terre, la tête dans les nuages
Postulat de départ : j’adoooore le chocolat, pas celui qu’on croque, je préfère celui des brownies, des gâteaux moelleux, voyez ?
2° postulat : on imagine que le hasard m’a mis dans le frigo celui que je préfère (là c’est dur) ou un qui me tente beaucoup (là c’est pas évident non plus).
3° postulat : le gâteau doit être d’accord pour être croqué… (là c’est trés dur !) mais il m’a dit qu’il serait peut être d’accord.
Allez, c’est parti.
…suite :
J’ouvre le frigo régulièrement, je vois le gâteau … j’attends qu’il me demande de croquer … il me le dit tout bas, je tends l’oreille parce que je ne suis pas sûre d’avoir bien entendu, il ne dit plus rien.
Dès lors, je sais qu’un gâteau au chocolat m’attend, ça m’agace !
J’ai la possibilité de ne pas ouvrir le frigo me direz vous.
Bé oui, mais je ne peux pas m’empêcher. Je suis un peu impatiente qu’il se décide voyez vous. Et puis, s’il a dit … non ?
Pfff les gâteaux au chocolat seraient versatiles ?!
Tout ça pour quoi ?
M’est venu soudain à l’esprit tout à l’heure (dans la voiture, lieu d’inspiration pour moi) que : quand on n’a personne à qui penser, on n’est pas “en manque” de quoi que ce soit.
Après le départ du père de mes deux grands, je suis restée seule pendant 5 ans, au grand désarroi de certains membres de ma famille, mais je n’avais absolument pas l’idée non plus de repartir dans une histoire, rien ne me manquait.
Quand, hasard ou non, on croise sur notre chemin quelqu’un qui nous plait bigrement, paf, on est en manque de “ce je ne sais quoi” qui fait qu’on se met à penser un peu, beaucoup…
J’ai navigué tout à l’heure sur des blogs d’hommes et de femmes célibataires … de lien en lien.
Qu’est ce qu’on retrouve comme gens seuls et “en manque” d’affection ! oufffff
Vous verrez peut être un nouveau lien dans ma liste de ballades, celui de Barnabé, seul, mais pas désespéré, puisqu’il arrive encore à tourner tout ça en dérision.
C’est un exemple parmi tant d’autres, celui là a la trentaine, mais qu’ils aient entre 25 ou 50 ans, tous pareils, tous les mêmes, tous à la recherche de l’Amour !
Impressionnant !
Je l’étais déjà, impressionnée, quand je naviguais sur les sites de rencontre, parce que beaucoup de jeunes (ça commence à 18 ans, c’est dire) tentent de tuer leur solitude ! si tôt ! par ce biais !
Soit le monde tourne mal, soit les gens ont cru qu’Internet allait leur changer leur vie, mais moi, à leur âge, c’est dehors que je rencontrais !
Depuis Internet, nous avons un nouveau vocabulaire, notamment celui de “contact”. Comme c’est virtuel, rare quand le dit “contact” se transforme en ami ou plus ! rare parce que décidemment, derrière notre écran, notre imagination reste débordante.
Les pieds sur terre bon sang ! les pieds sur terre !

Coucou !
Verseau, je suis curieux, aussi ai-je eu l’envie de découvrir Pomme… avec l’aide appropriée des moteurs de recherche !
La solitude du clavier autorise toutes les audaces : les pieds sur terre bon sang ! …mais c’est bien sur [ça, c'est pas de moi] que la tête reste dans les nuages.
Internet, c’est l’évasion, les rencontres d’un soir, d’un jour ou plus mais toujours virtuelles donc encore du domaine du rêve, du non-vrai. Découvrir “l’autre” devient un jeu de pistes et là, ça devient vite passionnant de découvrir qui est réellement cachée sous le pseudo que l’on place dans ses “favoris”. On découvre des moments de vie avec son lot de joies ou avec toute la noirceur qu’un passé douloureux a mis en palette unique.
On sourit parfois (ah ! les chevauchées de juin 2005… [pfeufff...rires étouffés]), on découvre la nostalgie (la solitude, ça n’existe pas…[air connu]), la colère et la tendresse sur un même sujet (les enfants…), la haine (16-17ans, en pensant à un titre de Boris Vian) mais on rit aussi ! On apprend plein de trucs sympas grâce à certaines paraboles bien choisies ou de jolis textes [merci Patrick, Romain et les autres...]
Et à un moment, on se dit que c’est bien dommage de rester derrière son écran alors que la vraie vie est là, de l’autre côté… mais le quotidien nous rattrape, nous dépasse et ferme la porte.
Nous n’aurons pas le plaisir des mots échangés, d’une tendresse amicale qui aurait pu s’installer, des regards amusés, complices, parfois pleins de sous-entendus, d’amitié [ou plus si affinités, comme on dit...].
Oui, c’est vrai, l’imagination reste débordante mais que les rêves sont beaux…
Coucou Joël !
Mais dis donc, tu en écris des jolies choses toi ! à m’en faire rosir de plaisir.
hé ! la vie qui est là est la vie … avec ses hauts et ses bas.
Seulement voilà, les bas, je les ai souvent pris avec optimisme, certaine que je devais y voir quelque chose de positif - j’ai souvent trouvé d’ailleurs.
Je trouve parfois dommage qu’on ne se dise “qu’à un moment” on pourrait passer de l’autre côté de l’écran.
C’est le choix qu’ont fait certains de mes “contacts” (hé !), j’ai un très bon ami , depuis 2 ans, que je n’ai jamais vu et pourtant, nous passons rarement une semaine sans nous donner des nouvelles et rire de tout et parfois de rien !
Tant pis pour les portes fermées, je le regrette aussi … parfois …
Il est vrai aussi que passer du virtuel au réel laisse parfois tellement de traces qu’il vaut mieux en rester là.
Mais, tout à fait entre nous, je vais te dire : il y en a qui s’amusent à faire rêver les autres de cette façon, qui se cachent derrière leur écran et de gros mensonges et ça, c’est loin d’être beau !
La facilité aussi avec laquelle on peut rompre le contact donne la possibilité à la lâcheté de s’étaler de mieux en mieux.
Tu vois, il y a autant de bon que de moins bon !
Pomme