Aveux d’un ex quadra

 

Je discutai récemment avec un ami, quinqua de son état qui a lu attentivement la description que je fais des quadras, ici même .
Il m’avoue, avec l’humilité émanant de son âge, qu’il reconnait bien là l’attitude adoptée par les hommes de la quarantaine.

Nous parlons alors des travers inévitables du quadra “moyen” : la tentation !

Et là, il me dit cette phrase formidable : “Comment imaginer des sentiments avec ce que l’on sait confusément n’être qu’un moment dans une vie. L’amour se construit doucement, avec patience, avec ses loupés et ses réussites.”

Ainsi, pour ne pas briser ce qui est fragile au possible (l’amour), il a pris conscience, lui, qu’il y avait bien plus important que des pulsions dans la vie ! Chapeau bas, Monsieur !

 Finalement la tête peut être dans les nuages, mais si elle pouvait rester sur les épaules, bien des couples réussiraient à tenir le fameux “oui” de départ.

Je ne nommerai point cet ami qui se reconnaitra forcément s’il vient par ici parce que :

1° il serait hOOOOOOriblement gêné

2° il menaçait de venir me casser les volets de ma chambre … un vieux reste sans doute de la décennie passée ! à cause de ce billet 

 

~ par reinedespommes sur avril 16, 2008.

5 Réponses to “Aveux d’un ex quadra”

  1. Bonjour, Pomme.
    Quinqua moi aussi, j’ai lu avec attention ton post. Je crois que ton ami n’a pas tort mais d’un autre côté, t’a-t-il dit aussi que ces pulsions des quadras, comme tu l’écris, c’est bien sympathique ?
    On existe par ce que l’on représente : un certain confort , matériel ou affectif envers son conjoint, une autorité (éventuelle) envers ses enfants, une image de stabilité vis-àvis de l’entourage…etc…
    Et puis pan ! Sans la rechercher systémmatiquement, une rencontre fortuite survient et là, flatté quand même un peu, on s’aperçoit qu’on existe pour soi, sans les obligations (morales ?) qui nous entourent…
    Pas cinquante solutions…
    On cède au plaisir de plaire et ensuite, puisqu’il n’y a pas de sentiments, bonjour les remords ! Oui, je sais, j’en connais qui n’ont pas de remords…
    Si les sentiments s’ajoutent au plaisir des sens, la situation est vite plus compliquée et l’un des 2 “autres” sera obligatoirement malheureux, l’issue fatale sera alors à envisager. Et le manque s’installera…
    Alors, oui, j’aime bien ta conclusion, la tête dans les nuages mais aussi sur les épaules… et à mon humble avis, bien avant la rencontre fortuite !

  2. Re- bonjour… D’habitude, j’assume suffisamment mes dires pour ne pas rester anonyme… Ce commentaire rectifie le tir !

    Jen profite pour soumettre ce lien pour un site où l’on trouve des choses dingues ! Si le rire est le propre de l’homme, son auteur doit briller comme un sou neuf…

    http://www.e-scio.net/cqfd/amour.php3

  3. Mon cher Quinqua, on se serait bien amusé si tu n’avais point dévoilé ton identité je crois ! mais je me doute que tu n’as pas pu résister ! héhé.
    Ton honnêteté force le respect !
    Le quinqua sus nommé ne m’a point parlé du côté sympathique de la chose car il avait en toile de fond (ou de face) son épouse mon cher ! avec tout le respect qu’il semble lui accorder.
    J’ai un peu de mal à te suivre sur le manque qui va s’installer … si tu parles d’une issue fatale où l’homme a cédé aux plaisirs et aux sentiments.
    De quoi donc pourrait manquer un homme dans ces conditions ?
    Je vais être méchante et cinglante, sans doute, mais je doute que dans cette situation le manque soit de ce côté.
    La peine et l’humiliation d’avoir été trahie s’installe chez l’épouse abandonnée. Point. Le manque … sans doute au début… et puis, le pire : le manque de confiance dans la prochaine liaison, ça, à n’en pas douter.
    Moi qui vous parle Monsieur, je puis vous dire que si “prochain” il devait y avoir un jour, il aurait beaucoup de mal à me convaincre des sentiments qui pourraient naitre chez lui.
    Mais ne rêvons pas, mon billet n’a pas changé de titre !
    M’en vais me ballader sur ton site.

  4. J’ai à l’évidence quelques difficultés à retranscrire avec des mots la complexité de certains sentiments. L’important était dans ma conclusion qui, je pensais l’avoir exprimé, rejoignait la tienne.
    Avec le recul offert aux quinquas, bien sur qu’il a raison ton ami !
    L’amour porté au conjoint ne peut effectivement s’accomoder de ce que tu appelles les pulsions des quadras. J’ai relu avaec attention tes posts sur ce sujets et les commentaires de certains de tes contacts. Oui, je crois qu’à un moment, ce n’est pas la tête qui dirige mais que ça se situe plus bas en tant que repère anatomique… Ne pas savoir gérer cela me paraît crétin puisqu’on limite de fait la relation à un plaisir éphémère, risquant de détruire la vraie relation, celle qu’on construit jour à jour avec son conjoint, faite d’une communion parfois imparfaite, certes, mais qui fonde son assise sur les sentiments. Pas seulement sur une question de technique kamasutresque…
    La seconde partie de mon commentaire voulait aborder la difficulté de gérer les sentiments : on peut très bien tomber amoureux de quelqu’un d’autre et je ne jetterai certainement pas la pierre à ceux et celles qui choisissent de “refaire leur vie” comme on dit, malgré toutes les conséquences que cela peut entraîner. On parle là aussi d’amour. Ce n’est pas le même sujet.
    J’abondais, enfin je croyais, dans le sens de ton ami : on ne peut parler de sentiments dans une relation éphémère. Si cela arrive, la situation devient inextriquable. La double vie est impossible, alors il faut faire un choix et pour ce qui n’était au départ qu’une “pulsion”, on peut démolir ce qui se construit patiemment, “avec ses loupés et ses réussites”. Et si on fait marche arrière, on rendra quand même quelqu’un de malheureux, celle qu’on abandonne et ce n’est pas plus glorieux. Le manque, c’est celui de l’insatisfaction d’avoir loupé quelque chose, dans un sens comme dans l’autre.
    Alors, oui, trois fois oui, il convient de réflechir avant de se laisser dominer par ces fâmeuses “pulsions de quadras”.
    Ai-je été plus clair ? Si ce n’est pas le cas, je n’ai décidemment pas ma place dans ce type de dial ! :)
    J’exprime (très mal, OK !) aussi dans mes commentaires une petite partie de ma vie : père comblé, mari heureux, oserais-je écrire que je n’ai pas connu la tentation ? Certes non. Mais l’amour porté à ce j’ai réussi à créer [je n'étais pas seul, ça se fait à 2] me permet de ne pas me retrouver dans les portraits que tu fais de (certains) quadras.

  5. Tu expliques si bien que je n’ai rien à ajouter … pour une fois !
    Tiens ta place ! j’adore te lire.

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