Mensonges

 

Tout spécialement pour Joël, qui meurt d’envie de tout savoir, voilà une liste non exhaustive des mensonges que j’ai entendus dans mon humble vie.

 

Le premier, le plus tenace, le plus traumatisant, celui qui a duré 40 ans : “Les chauves souris s’accrochent dans les cheveux”.

Ha, il faut bien commencer hein !

Ensuite, on va parler de ceux qui n’ont pas duré, qui, bien sûr, ont été découverts et qui, Ô joie, ont donné des remords voire pire, aux menteurs. (rire sadique)

- Un “homme” à qui j’ai donné 5 ans de ma vie : le plus gros était bien sûr “Je t’aime”. Il fallait entendre : “J’aime ton argent et ton hospitalité”.

Il est arrivé dans ma vie, sans un sou, prétendant qu’il était la plus grande victime de l’histoire de France, à tous les niveaux : LE calimero ! Malheureux pendant son enfance (incompris, frappé) ; incompris par les autres femmes (j’étais bien sûr la seule à être aussi gentille, là encore, incompris) ; sans ami , et ça, faut pas le rater, ça détermine la base de l’énorme mensonge qu’il a mis en place pendant tout le temps qu’il est resté avec moi.

Donc, l’incompris, le mal aimé, n’a qu’un amour : moi !

Mais, il a aussi besoin d’avoir d’autres gens dans sa vie, vous comprenez bien qu’il est impossible de ne vivre que pour une personne…
Alors, il va chercher des amis sur internet, sans me le dire, bien sûr. Et puis, une nuit, sentant que le lit est vide, je me lève, m’approche doucement derrière lui et découvre le charmant face à un écran sur lequel s’affichent : des écrans de chats msn et une photo de jeunes femmes en tenue d’Eve, dans une position équivoque (quid ?).

Premier gros mensonge qu’il m’assène : “c’est juste pour le plaisir des yeux, je ne discute qu’avec des femmes qui sont gentilles et qui n’ont pas d’arrières pensées (doué qu’il est pour voir derrière des pensées alors qu’il n’est même pas foutu de voir ce qui se passe derrière lui).

Parce qu’il a fallu des heures de discussion pour comprendre (enfin, tenter), je gobe plus ou moins, mais j’avoue que le doute est installé et que ça, pour vivre, c’est pas gagné !

Je ne peux pas détailler ici les petits, nombreux, parce que j’ai aussi oublié (ouf) mais pour vous donner une vague idée, j’en avais au moins un par semaine.

Compte tenu que monsieur est arrivé sans un rond, je surveille de près le compte bancaire, comme on regarderait une graine qu’on a semé, s’épanouir. Seulement voilà, s’il n’est plus à découvert, le compte n’est jamais créditeur de plus de 100 euros maxi. Et beaucoup d’argent liquide est régulièrement retiré. Moi qui n’ai j’amais de liquide sur moi, je lui demande ce qu’il peut faire avec tout ça.
Réponse : “”je bois des cafés, je m’achète des cigarettes”  (sur le ton : “t’es con ou quoi ?”)

ça interpelle non ? donc, on commence à épier parce qu’on doute… et on découvre quoi ? des numéros de téléphone de nanas, à n’en plus finir, pire que l’annuaire, dans son portable. Question : c’est qui ?! Réponse : “des collègues, des relations de travail” , évidemment, quand on sait qu’il travaille dans le bâtiment, qu’on y travaille soi même, on sait pertinemment que des nanas qui négocient dans ce domaine, ça ne court pas les rues. Chez lui, oui !

Après, on découvre qu’il n’est pas au boulot, qu’il se fait même viré parce que pas de résultats (pour un commercial, c’est quand même important). Vu qu’il ment comme il bai respire : “pfff, le chef des ventes m’a dans le nez, tout le monde le disait”. Vas y coco, continue à me prendre pour une imbécile.

Et oui ! il ne se gêne pas puisque sur 5 ans, il arrive quand même à se faire virer de 3 boites différentes. Pas de bol pour lui, je découvre aussi que certaines après midi, il passe plus de temps pour ses fredaines que pour ses clients (l’un empêchant l’autre puisque ses clients sont des hommes).
Et puis je découvre aussi que lorsqu’il a un RV au nord de Parisle matin tôt, la veille au soir, il dort au sud de Paris. Logique non ?
Mensonge à sortir : “j’aime rouler un bon moment avant d’aller voir mon premier client”.

Seulement, telle le pittbull, une fois que j’ai un morceau, je ne le lâche plus, donc je fouille (suis passée archéologue en quelques mois).
Immense bonheur de découvrir des notes de restaurant du soir où il couche sur Paris sud à plus de 100 € …

On ment encore un petit coup ? “c’est une invitation client”. Pas de note de frais pour te faire rembourser ? “euh, ben, si, enfin, non, enfin quoi, ha qu’est ce que tu es vicieuse ! c’est une copine que j’ai invitée à dîner ! pfff tu vois vraiment le mal partout !”

On découvre que la copine en question, il mange avec elle régulièrement et qu’elle habite évidemment le sud de Paris.

Et puis un jour où il part vraiment trés loin, il m’appelle pour me dire qu’il va rentrer très tard car il en profitera pour passer voir maman papa.
Seulement voilà, le lendemain matin, lorsque je prends sa voiture pour sortir, je découvre un petit papier où figurent les coordonnées d’ une nana qui habite sur le chemin emprunté la veille.
A menteur, menteur et demi, je lui dis en rentrant que ses parents m’ont appelé la veille au soir … Qu’invente-t-on dans ces cas là ? “oui, je sais, c’est pour ça que je ne suis pas allé, ils ont du te le dire, d’ailleurs, j’étais nase, j’ai fait une pause sur l’autoroute pour dormir”.

Et puis, pauvre de lui, une fois quitté la maison, en jurant les grands dieux qu’il ne part pas pour une nana (seule fois où il n’a pas menti : il est parti pour DES nanas), celle qu’il présente à notre fils, donc, l’officielle, finit par venir me voir car elle s’interroge vraiment sur la véracité des propos qu’il tient à mon égard.

J’apprends donc que je le frappais de mes vilains petits poings, que je le traitais comme un pauvre bougre et que je lui en ai fait voir de toutes les couleurs (sur ce coup là, il n’a pas tort, faut pas me mentir, même une fois, j’aime pas).

J’apprends aussi qu’il lui a raconté (à sa régulière) comment il se vengeait de cette vie terrible qu’il menait avec moi : il allait voir les prostituées sur les autoroutes, avait quelques régulières qui ne se faisaient pas payer puisqu’elles se livraient volontiers sur les sites internet et enfin, que ce petit manège, il l’avait mis en place dès qu’il était arrivé ici, pour ne pas perdre la main puisqu’il procédait ainsi avant de me connaitre !

Bon, j’ai compris récemment pourquoi j’ai tant pleuré, l’amour propre (rien que le mot m’amuse si on pense au sien …) en avait pris un sacré coup déjà avant que j’apprenne tout ça mais encore plus quand j’ai entendu tout ça…

Parce qu’il me restait un dernier doute, je suis allée me ballader sur les sites où il se ballade encore régulièrement. Il est dévoué au possible pour toute dame qui souhaite faire un peu de gymnastique. Il livre même rapidement son numéro de téléphone !

Dur de faire confiance après un épisode pareil hein ?! voilà un démon de midi fort bien installé chez un quadra qui a un âge mental inférieur à celui de son propre fils …

 Bon, dans un autre genre (quoi que …) vous avez aussi : l\’autre fou qui fait mourir sa mère

Savez quoi ? j’ai bien ri en racontant tout ça !

~ par reinedespommes sur avril 29, 2008.

20 Réponses to “Mensonges”

  1. Eh bien çà, Pomme, çà avait besoin de sortir, çà se sent!
    Pour le moment je n’ai pas le temps, mais je reviens plus tard et je commente!
    Bisous!

  2. J’ai lu ce soir, de Victor Hugo :

    “On s’en va parce qu’on a besoin de distractions et on revient parce qu’on a besoin de bonheur”

    On peut toujours tenter de revenir, encore faut il que la porte soit ouverte !
    Bisous Miki, j’attends avec hâte tes réactions … et les autres aussi d’ailleurs … je crains le pire !

    J’ajoute à l’intention de ceux qui vont lever les yeux au ciel en ayant lu tout ça :
    Que celui ou celle qui ne s’est jamais fait avoir me jette la première pierre !

  3. Çà fait mal tout çà!!! je dirais même qu’ il n’existe aucun mot pour décrire ce que çà a du te faire. C’est une homme immonde… lui certainement est apte a donner des frissons, beaucoup plus que les créatures de mon tableau. A mon humble avis, un individu comme çà mérite le nom de criminel…
    Mais bon, ne généralise pas et ne te ferme pas trop, c’est vraiment un cas extrême, 90% des hommes ne le sont pas.
    Mais je peux bine m’imaginer comme cette histoire t’a marquée, et comme il sera difficile pour toi de reavoir confiance en un homme, un jour. Très dure a effacer a mon avis, cette expérience.

    Oh la la! Je n’avais pas vu la dernière ligne… c’est une blague tout çà? Mon Dieu, si c’en est une, que je suis ridicule: mais tu vois comme je suis généreuse, je vais quand meme le publier ce commentaire, pour que vous puissiez tous rire de moi a gorges déployées! Et moi avec vous!
    Alors; blague ou pas?

  4. Non !!!!!!! ce n’est pas une blague ! c’est 5 ans de ma vie ! mais aujourd’hui j’en ris !

  5. Bon Miki, maintenant que je t’ai rassuré sur la véracité de mes propos, je reviens un peu sur le début de ton commentaire : évidemment que j’ai souffert ! j’ai cru que j’allais en mourir tellement j’ai eu de chagrin. Des blessures pareilles, ça vous fout par terre. Je me suis relevée, comme toujours ! Suis un roc ! Mais ça a laissé des traces quelque part, tout au fond du coeur de mes enfants qui m’ont vue dans un état pitoyable, avec mon petit qui est resté assis dans le lit duquel je ne bougeais pas pendant 15 jours !
    Non, non tout cela est bien sérieux. J’ai grandi, j’ai séché mes larmes et quelques uns en ont un peu profité pour se foutre de ma pomme les mois qui ont suivi. Voilà la petite histoire d’une petite pomme de rien du tout qui n’avait jamais rien demandé à personne et qui surtout n’a jamais fait de mal à quiconque (si, si Greg, je t’assure).

  6. Euh, Miki, j’ajoute encore : je hais le mensonge, je ne l’utilise donc pas, surtout un pareil truc ! je suis peut être un peu déjantée à mes heures mais détraquée non ! ;-)
    Je viens le lire une autre citation qui pourrait bien s’appliquer au frappé dont je parle dans ce billet : “toute faute qu’on fait est un cachot qu’on s’ouvre”, voilà pourquoi j’ai réussi à passer à autre chose, il creuse sa propre tombe et ne sait même pas ce qu’est le bonheur !
    Je te fais une tite bise pour me faire pardonner de t’avoir fait peur ! (ta générosité est immense toi dis donc !)

  7. Mon Dieu, Pomme, j’ai vraiment cru que c’était une blague… quelle horreur!
    Et bien sur que personne n’est a l’abri de “se faire avoir” comme çà…
    Heureuse de lire que tu évites le mensonge, mais je m’en doutais déjà.. alors, comme çà, tu as un petit?
    J’ai on Kevin qui m’attend pour regarder un film, alors je te laisse pour le moment…
    PS: j’adore nos conversations!
    Grosses bises

  8. File rejoindre ton Kevin ! moi je file rejoindre mon Morphée (Avantage n°1 : il ne ronfle pas, je m’en charge. Avantage n°2 : il ne laisse pas ses chaussettes retournées au pied du lit, je m’en charge aussi. Avantage n°3 : il ne râle pas, ah ben ça aussi je m’en charge ! pfff finalement je me demande s’il vaut le coup celui là, c’est moi qui fait tout dans cette maison !)

    Ben voui, j’ai un petit loupiot de 6 ans mais deux grands loulous de 16 et 14 aussi ! que des ptits mecs ! et c’est encore moi qui ai la loi (euh, je crois).
    Bises !

  9. Beaucoup d’hésitation avant de poster un commentaire à un tel billet ! Nommément désigné, je ne peux rester dans le silence mais que dire devant le mensonge instauré en règle de vie ?

    Je ne peux même pas afficher du mépris envers cet individu, cela voudrait dire pour moi que j’y porte intérêt et ce n’est pas le cas. Je n’espère qu’une chose, c’est que la roue tourne et qu’un jour, peut être encore lointain, la vie se charge de le punir.

    Non pas tant pour ce qu’il est comme triste sire mais pour le mal qu’il a fait.
    Le mal qu’il t’a fait en détruisant le sentiment que je mets souvent en avant : la confiance.
    Le mal qu’il a fait à l’innocence : ta naïveté est touchante de sincèrité et on ne “joue” pas avec ces sentiments-là.
    Le mal qu’il a fait à ton loupiot mais ce n’est que la conséquence des 2 points précédents : un petit bout de chou innocent (un peu au sens de Rousseau, pas encore perverti) accorde sa confiance à ses références, père-mère, et je ne peux admettre qu’on fasse du mal à celui qui ne peut comprendre.

    Oui, je partage l’avis de Miki : 90% des hommes ne sont pas comme celui-là. Avec lui, tu avais touché le gros lot ! Un concentré du côté obscur. Une caricature.

    Dieu merci (simple formule, il y aurait beaucoup à dire), il semble que tu te sois sortie de ces souvenirs, tu écris même que tu en ris maintenant, mais tu n’es pas pour autant sortie de toutes les conséquences, résumées en une totale inversion des sentiments : ta confiance s’est transformée en méfiance. Quel gâchis !

    Ceci étant, même si je vais choquer, j’ai rarement rencontré quelqu’un porter aussi bien son pseudo ! “Il” avait trouvé un terrain bien fertile et en a profité à fond. Ce qui m’a interpelé dans ton billet, c’est l’aspect matériel et financier. Non seulement cet individu jouait avec les sentiments mais le côté “chien écrasé” qui à l’évidence se doublait d’un escroc pique-assiette est insupportable. Seule excuse à ton aveuglement, l’amour que lui portais mais nom d’une pipe en bois ! Quelle pomme tu étais !

    Je ne peux souhaiter qu’une chose, c’est que tes prochains billets nous montrent qu’il existe aussi chez toi, malgré la défiance qui semble hélas ancrée au fond de ton coeur, un sentiment énorme : l’espoir.

    Je termine par une boutade… en référence à un commentaire récent : tu as 20 ans pour le montrer ! :)

  10. C’est très beau et très VRAI ce que tu écris, Joël. J’en ai même eu les larmes aux yeux, vraiment!
    A mon avis, il ne faut pas s’en faire pour l’espoir de Pomme. Quoi qu’elle en dit, son espoir et son besoin d’aimer et d’être aimée transpire a travers chaque mot! Il me semble qu’elle fait partie de ce merveilleux petit groupe de gens qui ne vivent pas suivant la stratégie (négative) d’éviter d’être malheureux, mais (positive) d’essayer d’être heureux. Bien sur la confiance en a pris un grand coup, mais je crois, chez elle, l’amour vaincra toujours…
    Ceci dit, c’est bien facile de juger de l’extérieur. Il existe des gens experts en manipulation de tous genres, des artistes dans leur genre presque, et quand tu n’as pas la distance de point de vue, et en plus quand tu en aimes un, cela peut devenir très difficile de cerner la vérité. Car ils ont le don de mentir d’une manière que la vérité n’est jamais trop loin, ou du moins en a l’air. Et dans le doute, quand on aime, on a tendance a innocenter l’accusé…
    Et Pomme, plus elle crie fort que l’Amour c’est fini, moins j’y crois!!! Et j’espère que j’ai raison!

  11. Je ris en lisant les commentaires et mon petit me demande pourquoi je ris : “parce qu’on vient de m’écrire quelque chose de gentil”
    et … peut être de pas faux… sais plus. Je fais une pause d’espoir svp !
    Miki, tu appuies joliment tout ce que je raconte.

  12. Pour Miki, un p’tit avant de prendre la route : Pomme sait que je ne juge pas…
    :)

  13. J’avais compris que tu ne juges pas, Joël… tu as l’air bien trop réfléchi et sensible pour le faire!
    Je ne m’adressais pas a toi en parlant de juger… c’était général.
    Bonne route!!

  14. Joël, c’est comme Miki, ça arrive, comme ça, dans notre vie, par un heureux hasard …

  15. Je ne juge pas.. Je sais seulement que je ne pourrai pas vivre avec le quart de la moitié des mensonges évoqués..
    Enfin de toute façon, c’est de ma faute, je ne sais pas mentir… ;)

  16. Ah ! heureusement que tu n’es pas un menteur ! sinon, je ne voudrais plus te fréquenter tiens !
    Mais je t’assure, je n’ai pas pu vivre avec tout ça sans pour autant avoir menti moi même ! en tout cas, je l’ai mal vécu.

  17. Je veux bien te croire.. Mais comment peut-on en arriver à de telles choses? Je me demande ce que ça rapporte.. Faut-il être quand même pervers(e) pour agir de la sorte… Mentir alors que ça ne rime plus à rien..
    Enfin, je dis cela, je ne dis rien.. J’ai beau retourner le problème dans ma tête, je n’arrive pas à trouver une bribe d’explication… Pourquoi en arriver à s’enfermer dans le mensonge? Bonne question….

  18. Alors là Cerbounet, qu’on ne me parle plus de perversité ce soir ! (je ris bien sûr !)
    Ca ne rapporte rien, c’est un cerveau qui fonctionne bizarrement dirons nous …
    C’est aussi ce que je rencontre trés souvent : on met la vérité devant les yeux et … mauvaise foi oblige, ce n’est pas encore assez criant de vérité. IL y a des gens qui veulent TOUJOURS avoir raison…
    S’enfermer dans le mensonge lui permet de se nier lui même. C’est un fonctionnement assez complexe mais qui malheureusement existe ! Le tout étant de ne pas en être victime … pas de bol… :-(

  19. Ah l’amour !!!!
    (C’était ma synthèse)

  20. Euh, s’agit-il d’amour - amour ou bien d’amour - amour ? telle est la question. Synthèse trop synthétisée je pense, en parlerai prochainement à l’inspecteur Monsieur !

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