Manipulation et mauvaise foi

Le précédent billet méritait assurément une suite et surtout des détails supplémentaires quant au comportement du sinistre individu qui en est l’objet.
Ce complément n’est pas innocent, il fait suite aux commentaires que j’ai reçus, notamment le tien Joël, car il dit des choses qui me touchent en plein coeur (euh, il m’a un peu tiré les larmes…).
Il est nécessaire aussi car j’avais fait une promesse à un lecteur non commentateur : ne plus passer pour la reine des pommes, ne plus parler “pomme” cause grosse indigestion. Il va croire que je recommence et je veux lui préciser que ce n’est pas le cas. Il y a juste des opportunités qui nous sont offertes parfois pour vider son sac, pour expliquer (sans que je ne sois obligée), pour raconter un peu à ceux qui auraient du mal à comprendre pourquoi à l’origine, le blog porte ce nom.
Tu as mille fois raison Joël, j’ai sûrement été la Reine seulement voilà, il faut savoir que ce genre de personnages fait partie de la race supérieure des vrais manipulateurs.
Quand je dis “vrai”, je veux être claire : nous sommes tous plus ou moins manipulateurs, mais la majorité d’entre nous ne le fait pas de façon consciente et surtout jamais dans le but de détruire ou de profiter.
Je suis manipulatrice à mes heures, mais trés souvent, pour la bonne cause. Je vais parfois raconter une histoire à mes enfants pour les faire réagir dans un comportement de vie qui me dérange chez eux et surtout qui risque de déranger leur avenir. Ceci, bien souvent pour éviter de leur dire : “tu” … Je fais donc comme les métaphores utilisées par Patrick (voir “mon” site “ma ressource”).
Mais là, dans le cas de cet odieux personnage, nous sommes à un stade supérieur. Quelquefois, nous ne nous rendons pas compte que nous sommes manipulés parce que les sentiments sont impliqués. On refuse aussi de voir l’évidence parce que la voir nous ferait vraiment trop de mal. Tout ça, on le sait, mais après.
Comment il a si bien réussi son coup celui là ? Pas difficile. J’étais seule depuis 5 ans. Je venais de régler mon histoire avec mon ex mari (dans le sens “faire le deuil”) qui lui m’avait trompé mais à moindre échelle (on en arrive à excuser des faits inexcusables après avoir vécu le pire, terrible non ?). Il avait “simplement” craqué pour une jeune fille de 20 ans, fraiche et pimpante, allumeuse, tant qu’à faire, pour se prouver qu’il pouvait encore plaire. Une fois consommé l’acte, on a beau avoir des remords, quand la corde est cassée, on a beau tenter d’y faire un noeud, on sentira toujours le noeud.
Bon je m’égare.
Donc, l’odieux, lui, connaissait parfaitement ses travers et pour les assumer et les vivre, il devait obligatoirement mentir.
Il avait donc acquis l’art de la mauvaise foi.
Il était par exemple capable de me raconter qu’il était choqué et écoeuré de savoir que son propre oncle avait vécu une double vie (double femme, double descendance) pendant des années sans que personne ne le sache de part et d’autre. Ce n’est une histoire de gêne, c’est simplement la possibilité de se rendre compte que c’est possible et le mettre en application pour lui.
Donc, lorsque vous êtes face à un manipulateur de haut vol et que vous doutez de quelque chose, il utilise la mauvaise foi. Celle qui n’est pas forcément détectable. Il renverse chaque problème pour instaurer le doute.
Comme je l’ai légèrement dit dans le précédent billet : il vous dit des trucs du genre “mais c’est incroyable, tu vois le mal partout” ou encore “mais dis donc, tu arrêtes de me prêter des défauts pareils” ou “tu as trop d’imagination, elle finira par te détruire”. Evidemment, chaque fois, c’est ponctué d’un “tu sais bien que je n’aime que toi” ou “mais comment je pourrais te faire des trucs pareils ?”.
Donc, soit il joue l’offusqué, le vrai, soit il joue sur les sentiments. Au début, je vous jure que ça marche. Il a quand même réussi à avoir aussi des DRH qui, si je ne m’abuse, sont loin d’être des cons. Ce terme, je ne l’emploie pas au hasard : pensez que je suis pomme, mais surtout, évitez de penser que je suis conne !
Parce que, certains épisodes ne pouvant être racontés, je vous assure qu’à un moment, on se retrouve un peu coincée, toute paumée qu’on est de se retrouver face à l’incroyable.
Surtout, justement, lorsqu’un enfant est en jeu.
Il faut savoir aussi que dans cette histoire, il avait l’aval de deux complices plus forts que lui (grâce à leur plus grande expérience) : ses parents.
Eux, j’ai rapidement détecté le mal être qu’ils faisaient naître en moi. Ils étaient inquisiteurs, ingérents et cela, c’est insupportable. Ma nature indépendante m’a sauvée de la noyade complète dans cette famille de tordus.
Lorsqu’un jour, la petite nièce est arrivée en pleurant parce que “tonton” lui avait soulevé la jupe, que je me suis permise de lui faire remarquer qu’il avait plutôt intérêt à dégager de la pièce de jeux où se trouvaient les enfants, j’ai eu la famille au grand complet sur le dos. La petite a été obligée de s’excuser et de ravaler sa honte et sa colère. Quant à moi, j’étais la pire des perverses !
Quand j’ai osé faire remarquer qu’il devait impérativement faire attention à son argent, il m’a répondu que je pourrais commencer par faire des économies en n’achetant plus de gâteaux à mes enfants et en leur donnant de l’eau plutôt que du sirop pour goûter.
Bon allez, j’avoue, j’étais la Reine d’accepter tout ça aussi longtemps. J’espérais qu’il change, j’espérais qu’il prenne conscience, j’espérais que mon rêve devienne réalité. D’autant plus qu’il y avait un enfant en jeu…
Et cet enfant, je le sais, est déjà victime de ses mensonges. Lorsqu’il lui raconte par exemple que la dame qui est là, est là parce que l’ancienne n’a pas voulu venir. L’enfant va grandir, les mensonges avec …
Je ne saurais trop conseiller les livres de Marie France Hirigoyen. Elle dépeint parfaitement le manipulateur dans ses livres sur le harcélement moral.
Tu avais raison Miki, faut que ça sorte à un moment tout ça. J’ai même l’impression que je suis intarissable sur le sujet.
Mais je vais conclure et rebondir sur ce que me dit Joël : l’espoir. Ce n’est plus aujourd’hui une question d’espoir, c’est une question d’envie.
Pour éviter d’être malade, je vais vivre sainement ! Je préfère regarder une fleur qui va s’épanouir, qu’une fleur qui fane.

Pomme (je conserve évidemment l’anonymat mais cette fois-ci, j’aurais volontiers utilisé le prénom, les sous-entendus liés à ce pseudo ne convenant plus à ce type de dialogue…), ce billet, comme le précédent, montre qu’il “fallait que ça sorte” et c’est bien.
je vais reprendre quelques points si tu le permets.
L’émotion provoquée par mes commentaires n’était pas, tu t’en doutes, volontaire. Elle s’inscrit simplement dans le contexte. Tant il est vrai qu’on ne touche que là où ça fait mal…
Sur la manipulation, je pourrais en dire des tonnes moi aussi mais sur le plan professionnel : quand on ne peut pas passer par la porte, on passe par la fenêtre. En clair, dans certains cas, on est obligé de jouer la carte d’une certaine hypocrisie pour obtenir les résultats fixés. La fin justifie les moyens, hélas…
Ton billet ne s’inscrit pas du tout dans ce domaine.
Oui, les manipulateurs existent et semer le doute est l’objectif ultime. On se pose les mauvaises questions : pourquoi dis-je cela ? Est-ce que je n’en rajoute pas ? est-ce que je ne suis pas fautive quelque part ?
Heureusement que ton “instinct” de survie t’a permis de faire les bonnes réponses : “non, je ne suis pas coupable, sinon que d’avoir été une pomme trop longtemps”.
Dans le cas que tu décris, la manipulation s’accompagne de l’ignominie (cf. nièce). Je ne peux que faire part de mon profond dégout.
Ceux qui auraient traduit ton comportement en concluant rapidement que tu es une c… n’ont rien compris. Laissons les de côté, aucun intérêt. Ce qui me semble essentiel, c’est que tu aies réussi à te sortir de cette ambiance pour le moins malsaine, que tu aies enfin compris qu’il fallait t’extirper des griffes de ces manipulateurs.
Tu l’as fait mais il est encore très difficile d’en gérer les conséquences et ceux qui t’apprécient le comprennent. Ce type de billets confortent le nom de ton blog. Bien sur que je préfère plaisanter, tourner les choses en dérision, jouer au philosophe de comptoir mais là, certaines de tes tranches de vie laissent un goût amer à ceux qui ont eu la chance extraordinaire de n’avoir jamais connu ce que tu as vécu.
Alors, je persiste et signe : par rapport à tout ça, tu as le droit -et l’obligation- de ne te préoccuper que des moments de joie que t’offre le quotidien. Carpe diem… Formule simple (simpliste ?) mais qui résume tant ce à quoi je crois.
J’ai connu aussi la manipulation dans le milieu professionnel, j’épargne mes lecteurs d’un épisode aussi terrible. Heureusement, la justice m’a donné raison (pas à 100% mais au moins, la reconnaissance a été faite et elle m’a guéri).
Mon instinct n’y est pas pour grand chose parce qu’il y a une chose bien pire qui me ronge : c’est la gentillesse. Elle ne paie pas, jamais. Et elle me revient toujours en plein face par de la méchanceté gratuite.
On ne tire que sur les faibles vois tu.
Peu importe qu’on me prenne pour une c…. , qu’on me juge sur un fait ou plusieurs, qu’on se fasse une idée de ce que je suis …, qu’on juge gratuitement surtout, les conséquences sont claires : je me contente de ma vie actuelle. Je signe et persiste, moi, sur ce point : qu’on ne touche plus à mon coeur !
Tiens, je vais rajouter une conséquence de tout ça : si j’ai un doute aujourd’hui, je préfère ne pas aller plus loin dans la relation qui me fait douter.
Si on me blesse, je préfère arrêter la discussion pour éviter d’entrer dans des explications sans fin, pour éviter d’avoir une fois encore à me justifier.
On me dira : “ha mais ne mets pas tout le monde dans le même sac”. Ce à quoi je répondrai : “donc tout le monde a le droit de me blesser, ce n’est la faute de personne si j’ai été blessée avant ?!”
Si on ne me comprend pas, tant pis, je suis fatiguée d’avoir à expliquer le pourquoi du comment de ce que j’ai dit …
Je suis fatiguée d’avoir affaire à des gens qui se permettent alors que moi, je tente toujours de marcher sur des oeufs pour ne blesser personne.
Sur ton premier commentaire, je mets seulement un bémol sur la gentillesse : elle paye aussi. Malheureusement moins qu’on le voudrait ! Et c’est tout le drame des gentils… Sur ce point, nous sommes bien d’accord. Je crois que nous avons en commun le fait que notre vie professionnelle n’a pas toujours été un long fleuve tranquille ! Mais je crains que ce soit plus répandu qu’on ne le pense, il n’y aurait pas besoin de prud’hommes, de lois sur le harcèlement au travail, d’antidépresseurs…etc…
Pour le second commentaire, comment ne pas être d’accord ? Pas sur le fait de mettre tout le monde dans le même sac (je hais les amalgammes) mais sur le principe de ne pas avoir à se justifier sans cesse. On est en phase, p’tiote biloute ! Marre de se justifier, marre de passer toujours pour l’idiot du village ou le c… de service, marre de devoir en assumer les conséquences…
Oups… je suis bien sérieux d’un coup ! Il faut que je me surveille…
11h50… Je me mets en “OFF” jusque vendredi, je pars assister à l’élection de la Reine d’Arles. De bien agréables moments par les temps qui courent… A bientôt
http://www.reinedarles.com/
Profite bien, il est des moments qu’il faut savoir savourer…
Pomme, attends, avant de partir, passe au club et va chercher tes billets pour mener la grande vie a Arles!!!
Bisous!
Oh, je me susi trompee, ce n’ etait pas toi, pomme, qui partais a l’election de la Reine d’ Arles!
Tant mieux, comme ca tu seras ici avec nosu!
La gentillesse paie ou ne paie pas? Une très grande question, et si difficile a répondre.
J’ai un caractère très gentil, et surtout très généreux, et je crois qu’ en tout, je peux dire que çà paie. Mais rarement de la même monnaie. Et ceux qui paient sont rarement ceux envers qui je suis généreuse.
J’ai toujours eu l’impression que LA VIE me payait… ou plutôt le HASARD, qui a toujours été merveilleux avec moi. Les détours antre action et réaction sont tres très longs des fois…
De toute mmaniere, Pomme, si tu es gentille, et j’ai l’impression que tu l’es extrêmement, tu n’as pas le choix: tu n’arriveras jamais a devenir vraiment méchante. Envers certains peut être un peu, mais pas en général. La gentillesse, c’est a vie, je pense. Heureusement!
Ah Miki, trop tard, l’argent, je l’ai quand même encaissé … pour un autre jour …! Je reste ici oui, le nez dans mes 700 et quelques pages (non mais c’est fou ça, je n’y arriverai jamais !)
Je suis rarement méchante, mais je peux être cinglante quand on s’est fichu de moi gravement et surtout, quand on touche à mes enfants. Certains en ont fait l’expérience. De tigres, ils sont passés chats pour éviter mes foudres. Pas tous, mais pas mal.
Encore pire si au départ, j’étais gentille et qu’on en a abusé.
Tu imagines bien que les comiques qui m’ont prise pour une c…. , je les méprise et je n’ai aucune gentillesse à avoir à leur égard. Ca s’appelle l’effet boomerang.
Bonjour Pomme!
je suis exactement comme toi, rarement méchante, mais quand on depasse une certaine limite, je peux être cinglante! Je n’ai pas d’enfants, mais je comprends qu’ils sont sacres pour une maman et qu’il ne faut pas y toucher. J’ai toujours protégé ceux que j’aime comme une tigresse, alors je m’imagine très bien ce que cela peut être avec ses propres enfants! Heureusement peut être que je n’en ai pas, la planète serait pleine d’individus méconnaissables, couverts de griffes!
Mais tout ça, tous mes méchants et mes menteurs, ils ne changeront jamais mon caractère naturel, et je ne crois pas non plus que les tiens changeront le tien…
Je te souhaite une belle journée!
Bonjour Pomme,
Arrivée par hasard sur ton blog, cocernée par les quadras, le titre de ton article a attiré mon attention .
Je suis loin d’être une “pomme”, pourtant dans une période délicate de ma vie, j’ai été complètement destabilisée par un manipulateur du net en qui j’ai mis toute ma confiance, parce que je pensais avoir trouvé un ami, un confident.
J’étais loin de me douter que c’était un pro, toutes les caractéristiques y étaient : allusions, ambiguités, mensonges, doute, humour, cynisme, emprise, qui m’ont conduite à une véritable dépression, je n’étais plus du tout dans la réalité.
Ce genre de personnage se nourrit de sa proie la jette exsangue quand il n’a plus rien à en tirer … et se met en quête de la suivante.
J’ai trouvé un livre de Christel Petitcollin décrivant bien le processus utilisé par ces prédateurs, et comment en réchapper.
Merci pour ton témoignage, je me sens moins isolée.
Une autre pomme.
Bonjour Sonia,
Je te rassure, moi aussi je suis loin d’être une pomme, c’est juste pour imager le départ de mon blog et le but précisemment que je m’étais fixé : raconter pour prévenir.
Tu listes tout à fait tout ce que j’ai vu et vécu.
Le seul soucis, c’est comment les détecter. Je connais l’auteur dont tu parles, moi, j’ai acheté un bouquin que je vais m’empresser de lire : “Gardez vous d’aimer un pervers” de Véronique Moraldi. J’ignore si je serai prémunie mais je crains de reconnaitre beaucoup de choses …
Je pense que personne n’est isolée de ce genre de manipulateurs, hélas ! (sauf si on n’a aucune sensibilité, ce qui n’est visiblement ni ton cas, ni le mien)
Merci à toi pour ton témoignage, c’est pour moi extrêmement important de voir que, à nous deux, nous pouvons presque faire un pommier ! :-), blague à part, ça me rassure aussi de ne pas être un cas isolé !
bonjour Sonia
il va falloir prévoir un immense pommier car moi aussi j ai subit les assauts de plusieurs pervers le site de poésie qui n a pas su tenir sa langue ensuite la radio la télé et certains hommes politiques j ai longtemps regretté d avoir déposé mes poèmes qui m ont conduit droit à l’hospital très grosse dépression alors poème pour poème JE HAIS CERTAINS HOMMES ET FEMMES QUI ONT FAIT NAITRE EN MOI LA COLERE ET LA HAINE J AI TOUJOURS DES ENVIES DE SUCIDE DEPUIS CAR LA VIE NE M A PAS FAIT DE CADEAUX J ESSAIE D OUBLIER CE QUE J AI VECU POUR POUVOIR RETROUVER TOUTE MA SERENITE LISE
Lise,
Que de colère en effet, comme on comprend tout ça (surtout quand on connait bien).
Lise, j’ai appris à réfléchir sur le pourquoi des “assauts”, j’ai aussi appris à me protéger (un peu) pour éviter de faire de nouveau ce genre de rencontres.
J’ignore votre histoie et votre âge mais je peux vous dire qu’on arrive à se sortir de ça, la tête haute. La colère et la haine sont deux sentiments qui persistent mais s’atténuent au fil du temps. Fort heureusement.
Tenez bon, et ne donnez pas le loisir aux pervers de jubiler en vous voyant à terre.
Bonjour Lise,
Il y a deux sortes de gens sur terre tout sexes confondus : ceux qui ne peuvent pas vivre sans attaches affectives fortes, en conséquence dépendants du bon vouloir des autres et ceux qui n’ont besoin de personne parce qu’ils basent leur existence sur eux ou sur l’action qu’ils mènent, sans accorder d’importance aux sentiments des autres qui pour eux sont accessoires.
Je crois qu’on ne peut rien y changer, c’est dans la nature humaine.
Le résultat c’est que les premiers sont des victimes faciles et réconfortantes pour l’ego des manipulateurs.
(On retrouve le processus dans les couples )
Après avoir pris conscience de ta souffrance, la colère et le rejet sont nécessaires dans un premier temps pour te détacher de ceux ou celles qui te font souffrir.
On ne peut pas être serein tant que l’on a pas évacué sa révolte.
Ensuite, on peut examiner la situation avec un autre regard, peu à peu essayer de s’investir ailleurs et avec d’autres et c’est pas facile quand l’affect est touché !…et tout doucement aller mieux.
Courage, Lise…on te soutient !
Sonia,
Je pense qu’il y a une autre sorte de gens : ceux qui peuvent avoir besoin de quelqu’un sans en être dépendants. Les couples sains sont d’ailleurs basés là dessus.
Je te rejoins sur la prise de conscience et le besoin d’évacuer.
Je suis “ravie” que le débat se soit enfin ouvert car le but de mon blog était justement de pouvoir faire savoir.
Je n’allais bien évidemment pas passer tous les billets là dessus mais je voulais qu’au moins, les femmes victimes de ces fous, soient conscientes qu’elles ne sont pas seules et que surtout, on peut s’en sortir.
Au début, trés mal, ensuite, doucement, de mieux en mieux. L’idéal étant de savoir comment ne pas retomber dans le piège.
Mon billet du 22 mai (Gardez vous d’aimer un pervers) pourra peut être aider Lise.
Merci encore pour ton intervention sage et éclairée.
MERCI DE BEAUCOUP SONIA ET REINEDESPOMMES
SACHEZ QU ILS ONT PRIS SOIN D ENFONCER LE COUTEAU EN PLEIN COEUR SIMPLEMENT POUR AVOIR ECRIT LA FONTAINE EN 2004. ILS EN ONT RI SE SONT AMUSE. TOUT DEMARRE DE LA. DUR POUR MOI D EN PARLER CAR SI LE COUTEAU BOUGE JE MEURS LISE
SACHEZ AUSSI QU EN 2004 SUITE A UN DEUIL J AI ECRIT TOUS CES POEMES. J AVAIS DEJA UN LOURD PASSE MAIS ENSUITE HISTOIRE LONGUE COMPLIQUEE EST TRES DOULOUREUSE. IL SUFFIT DE LIRE MES POEMES ET L ON COMPREND CE QUE J AI VECU AVANT 2004 MAIS DEPUIS JE NE PENSAIS PAS QUE LES GENS POUVAIENT ETRE AUSSI CRUELS. LISE
Lise, l’idéal serait de te faire aider … et crois moi, il faut réussir à en parler, pour se sentir mieux. Commencer par en parler ici est déjà trés bien. Courage, tôt ou tard, ils paient.
MERCI
CAR DE SENTIR QUE L ON VOUS CROIT QUE CE N ETAIENT QUE DES PERVERS C EST POUR MOI UN SENTIMENT DE CALME
Ha Lise, c’est exactement le problème, être reconnue ! je sais ça tellement aussi !
D’autant que les pervers sont trés forts pour faire douter de tout et tout le monde. Seulement voilà, ils laissent des traces qui les trahissent. Quand on a retrouvé le calme, on peut alors les coincer. Lise, écrit encore et encore jusqu’à ce que tu sentes que ça va mieux, mais fais le de façon anonyme, pour que personne ne puisse te toucher encore.
Après des épisodes comme ceux là, on apprend petit à petit à être plus fort.
Si tu peux, procure toi des livres sur les pervers mais tu peux aussi trouver de bons sites là dessus ( http://electre.sur-le-web.fr/?2007/05/29/76-le-pervers-narcissique ) et http://www.psyvig.com/default_page.php?menu=20&page=7 ..
J’ai trouvé un tas d’articles qui en parle, il suffit de taper “pervers” dans google. Comme quoi, on ne tombe pas que sur des sites tordus !
En lisant tout ça, on reconnait nos bourreaux, on se reconnait, on se sent mieux parce que plus seul au monde.
plus : le meilleur selon moi : http://www.michel-bellin.fr/bellin/blog-officiel-michel-bellin/index.php/2008/03/08/335-petite-lecon-de-psychologie-le-pervers-narcissique
bonsoir,
J ai demandé de l aide à mon psy, il ne m a pas cru.
Grosse frustration. Le premier pervers était sur le site de poésie “le gardien des poèmes”, il m appelait sa reine oui c est mon nom et lise mon prénom il m a dit je t aime et oh toi mais ensuite il écrivait n importe quoi
moi aussi je lui ai dit je t aime mais un je t aime sans sexe et ensuite tout s est enchainé il en a parlé à trop de monde a mon goût et cela à fait boule de neige
je ne peux tout expliquer j ai écrit au canard enchainé
je leur ai écrit ma vie mais j avais oublié que je m en prenais à la télé hommes politique un entre autre dans mon entourage le beau père de mon fils vu que mon fils est séparé je suis soulagée de ne plus voir ce Connard de leonard
enfin je vous remercie cela m a fait beaucoup de bien de vous écrire je ne peux pas tout écrire cela serait trop long je comprend mieux ce qu est un pervers et je n ai plus de doute à ce sujet ils m ont fait beaucoup trop de mal car moi seule connaissait mon histoire et ils se sont senti très forts alors ils ont joué en m envoyant des indices sur ce que j écrivais
je suis dégouté sur le comportement de tous ces hommes qui ont joué avec mon innocence et surtout ma faiblesse celle d être trop gentille.
j ai perdu mon mari en mai dernier
depuis la solitude plus toutes ces blessures m ont rendu fragile mais je vais vous écouter je ne mettrais pas à genoux…c est comme ça que je signais je leur ai dit l histoire de la coccinelle
coccinelle bête à bon dieu coccinelle vole jusqu au cieux petit point blanc elle attend petit point rouge elle bouge petit point noir coccinelle au revoir c était même trop beau pour ces salauds
j espère que votre blog sera lu par des millions de personnes qui tombent dans le piege d internet et des pervers lise
Lise, il en faut du courage pour arriver à prévenir la presse ! bravo ! moi, j’avais affaire à un anonyme, je doute qu’il y aurait eu des répercutions.
Vous le dites si bien : c’est parce que nous sommes trop gentilles… alors, apprenons à l’être moins, à mettre notre tête en alerte au moindre battement de coeur et normalement, on devrait s’en sortir.
Je suis contente de lire que vous ne baisserez pas les bras. Plus vous les léverez, plus les autres baisseront la tête.
J’espère de tout coeur que vous tiendrez bon.
Si besoin, revenez me voir.
Oui, ils ne méritaient pas une jolie coccinelle…
bonjour reinedespommes,
Comment vous remercier pour votre gentillesse grace a vous j ai le coeur plus léger de m avoir cru sans trop d expliquation pour moi cela est très important je sais aussi ce que vous ressentez au fond de vous même par les blessures de cet anonyme comme vous dites c est un coup portait en plein coeur et je sais ce qu est la douleur bonne journée votre blog est très enrichissant lise
il faut que vous sachiez que je suis à la recherche de deux vérités la première concerne la mort de mon papa je crois que j arriverai un jour à vous en parler et la deuxième vérité c est ce que j ai vécu depuis 2004 4 ans c est long ça laisse des traces et ensuite être reconnue comme victime et que tous ces salauds paient pour ce qu ils m ont fait mais cela c est une autre histoire lise
Bonjour Lise,
Je suis ravie de lire vos premiers mots, j’ai voulu écrire pour “témoigner”, parfois de façon légère, parfois de façon plus grave.
La seule chose qu’on peut retenir de tout ça, c’est qu’on n’est pas si seules qu’on peut le croire.
Si d’autres ne vous ont pas crue, c’est qu’il valait mieux pour eux ne pas y croire et fuir … la lâcheté parfois rend aveugle et sourd.
Tant mieux si ceux qui vous ont fait du mal paient, ils ne paieront jamais assez cher, j’en suis certaine, mais en tout cas, la reconnaissance fait partie intégrante de votre “guérison”.
Revenez quand vous voulez (je vous ai écrit un billet hier –> “ce qu’il reste de nous” ; je suis sûre que ça vous parlera …
A bientôt