Alone or not alone

 

Je vous livre mes pensées du jour, elles sont variées, on ne devrait pas s’ennuyer !

Déjà, ce matin, je roulais seule et je souriais en me disant que je suis vraiment heureuse en ce moment et qu’il faudrait bien que ça continue ainsi !

J’ai lu et relu un commentaire de Joël laissé quelque part qui me conseillait de ne rien attendre et m’attendre à tout.
Joël, je ne m’attends à rien et je n’attends rien. Je t’assure que je plane comme jamais ! Je savoure tous les moments qui passent en tentant de les rendre les plus agréables possibles, voilà tout.

Et puis j’appréciais aussi le fait de ne plus dépendre d’attentes variées qu’on pourrait appeler : un homme.
Le hasard a fait que je suis allée faire un tour sur un blog que j\’ai découvert depuis peu .

Un échange amusant et instructif sur un billet. L’auteur me dit qu’on devrait remercier tous ceux qui nous ont pourri notre vie (allez lire, la formule est joliment trouvée).
Parce que, au final, ils nous ont rendu un grand service : être de plus en plus forts. Bon, ça marche seulement pour les bons tempéraments solides d’avance à mon avis.
Parce que j’en ai connus qui ne se relevaient jamais.

Je crois, moi, qu’il faut vider son sac, oui, que ce soit avec un destinataire ou pour nous seuls.

Je crois surtout qu’il faut apprendre à être heureux, seul, tous les jours (je sais qu’il y a des cas terribles où ça n’est pas possible oui), seul ou non. Moi qui vous parle, par exemple, je viens de battre le record du monde de “recul du moment pour aller faire des courses”, le point de non retour sera atteint demain matin, au réveil de tout le monde.
Et bien, ok, là, j’ai un peu de mal à me dire que je vais être heureuse de gérer les deux caddies qu’il me faudra remplir pour combler les énormes trous dans les placards. N’empêche, je savourerai alors les moments que j’ai évités et hop, le tour est joué.

Et puis, tout à l’heure, discussion intéressante, sur fond de tristesse, certes, avec un ami qui porte trés difficilement sa solitude.

Il me dit que fondamentalement, l’homme ne peut apprécier la solitude, qu’il ne supporte pas l’idée de prendre son café le matin, tout seul.

Evidemment, moi qui apprécie au plus haut niveau ce moment de solitude où j’émerge difficilement, ce n’est pas celui là que je citerais. Mais peu importe.
J’ai “vécu” la solitude de plusieurs hommes et il faut avouer qu’ils sont bien plus perdus seuls que nous, les femmes.
De là à en déduire que nous VOULONS rester seules, non. Seulement voilà, on s’en sort pas mal du tout, souvent, par la force des choses aussi.

Bon, j’ai aussi des contre exemples (qui vont me tomber dessus si tout va bien – ou mal) mais la majorité de la gente masculine a besoin de nous.

Alors, je n’ai qu’une question : pourquoi, lorsque moi, j’avais décidé de me lancer dans la recherche à coeur perdu de l’Homme, il n’est pas venu ?! (inutile de répondre, je m’en fiche ! ;-) )

~ par Pomme le 17/05/2008.

18 Réponses to “Alone or not alone”

  1. Que d’honneurs, c’est trop! me voilà recommandé, enfin plutôt mon blog, mais c’est un début, à une foule d’yeux avides de lecture…
    Sur la question de la solitude plus supportable pour les femmes, même si je le pourrais, je ne commencerai pas la pluie des contre-exemples, je laisse le soin de pareille lapidation à d’autres!
    Je me contenterai de te souhaiter bien du courage pour tes emplettes (comme c’est fascinant de rentrer dans l’intimité logistique d’un foyer!), mais aussi que j’ai trouvé le secret pour ne pas déprimer en buvant seul son café le matin : faîtes-comme moi, buvez du thé!

  2. L’occasion m’a été donnée, et je saisis TOUJOURS les occasions de parler de ce qui m’a intéressé ou plu. Avoue que les palmes comme à Cannes … enfin bref, je laisse les autres savourer.
    Donc, ne lapidons point, tu as raison, le but n’est pas là d’ailleurs.De plus, souvent, je coupe court à toutes polémiques qui s’installent, généralement, ça me fatigue vite.
    Je te ferai la liste des courses une autre fois puisque tu sembles y prendre plaisir !
    Moi, j’ai du renoncer aujourd’hui même à mes tartines, jamais à mon café, ni à mon bouquin du matin (même si parfois, je ne comprends pas un traitre mot de ce que je lis !).

  3. Oui quelquefois on lit avec les yeux, mais l’esprit est ailleurs… ou sinon veilles à ne pas lire un livre en polonais ou en alsacien, l’explication est peut-être là! bon allez j’arrête d’être sarcastique… Pour la liste des courses déjà j’ai réussi à découvrir que la café y figurait à coup sûr, je suis fier de mes capacités d’investigation! Il faudra penser à s’approvisionner en tartines, pain ou biscottes, je te laisse sur ce profond dilemme! voilà une nouvelle polémique en perspective!..

  4. Ah, c’est malin tiens ! je m’apprêtais à partir, liste en main, du coup, j’hésite !
    (pour les bouquins, je fais pire, c’est parfois de la psycho qui me prend la tête si c’est trop tôt ;-) )

  5. J’ai finalement opté pour les biscottes. Si demain, j’ai encore des nausées, c’est que finalement, je suis enceinte ! :-P
    http://reinedespommes.wordpress.com/2008/05/17/cest-pas-juste/

  6. Désolé, je suis certainement rétro ou “has been” !, mais pour moi, donner du sens à sa vie, c’est aimer quelqu’un (une en l’occurence) et être aimé, c’est le vivre, le partager, etc…. J’ai bcp de difficulté à concevoir le pour soi, le “je m’en sors toute seule” ! etc…

  7. Eric, je n’ai jamais demandé à être seule, j’ai subi. Après, l’histoire veut que j’ai tenté de reconstruire et que je suis quand même tombée sur une fâcheuse série de mecs sans … enfin, sans projets allez, soyons sympas.
    Bref, si je m’en sors toute seule, heureusement dis donc, bonjour la catastrophe ici sinon !
    Cela ne veut pas dire que je ne suis pas faite pour aimer ni pour être aimée, c’est différent, c’est un plus, un merveilleux plus. Mais tu vois, je m’en passe. Et comme j’ai déjà dit au moins deux fois sur mon blog : si je dois laisser tout l’amour que j’ai en moi en héritage, seront gâtés les enfants !

  8. PS : si je devais ne vivre que dans l’attente du prince charmant Eric, il y a bien longtemps que je serais devenue folle et désséchée à force de pleurer !

  9. Bonsoir Pomme

    Belle entrée Shakespearienne.

    Vous seriez-vous découvert une âme nietzschéenne (quelque chose du genre “Ce qui ne me détruit pas, me rend plus fort.”) ? Ou bien s’agit-il de “l’art de naviguer dans les torrents” proposé par Cyrulnik ?

    Je serais plus enclin à opter pour la navigation en ce qui vous concerne.

    La première des libertés est sans doute d’aimer, alors si vous êtes seule pour le moment, je crois aussi que vous êtes libre. Et c’est cette liberté qu’il faut conserver.

    J’ai la profonde conviction que l’alliance de l’amour et de la liberté sont les éléments essentiels d’une alchimie réussie.

    Sur ce, je vous laisse à vos rêves et vous souhaite donc une bonne nuit.

  10. Bonsoir Daud
    Bien vu pour la navigation ! trés bien vu même !
    Encore mieux vu pour le côté liberté !
    bonne nuit à vous !, perso, pas trop le temps de rêver en ce moment, je m’écroule, je dors vite pour récupérer tout le sommeil que j’ai en retard.

  11. “N’attendre rien et s’attendre à tout” est le corollaire de “prendre soin du temps qui passe” ou “vivre intensément le moment présent”. Ce n’est pas une vision négative, au contraire. C’est refuser l’espérance, sentiment stérile et source de trop de déceptions potentielles ; c’est profiter des joies et du bonheur lorsqu’ils sont là et accepter les moins bonnes choses comme étant hélas inéluctables si on ne peut les changer.
    La solitude est un état de fait, rarement quelque chose de choisi même si je crois deviner la grande solitude de l’ami que Pomme a cité.
    Mais il me semble qu’on parle surtout ici de solitude opposée à la notion de couple. Si, en outre, des expériences malheureuses ont altéré le sentiment de confiance, la solitude devient une protection.
    Ne peut-on pas néanmoins trouver satisfaction autrement ? Aimer et partager peuvent, me semble-t-il, se trouver ailleurs que dans la notion de couple “classique”. Des amis que l’on aime rencontrer, les enfants que l’on aide à grandir, des inconnus aussi qu’on peut aider quand ils sont malheureux ou dans la mouise. Balavoine chantait qu’aimer est plus important qu’être aimé. Donner est plus important que recevoir. Ces attitudes et sentiments procurent aussi beaucoup de bonheur, que l’on vivra très égoïstement pour se dire “c’est une belle journée !”
    “La sagesse est de voir le nouveau dans l’ordinaire, en s’accommodant du monde tel qu’il est. Il y a des trésors cachés dans l’instant présent.” J’aime cette phrase, je la prends comme conclusion à ce commentaire.

  12. Quel beau billet, emotionnellement et intellectuellement si vrai et si honnête!
    Je pense que Pomme c´est une âme (et même plusieurs!) a part entière et n´a besoin de personne d´autre pour mordre dans la vie a pleines dents comme elle le fait. C´est une sacree philosophe, une vraie de vrai, en pratique et pas seulement en théorie comme beaucoup d´autres, et elle passe son temps a rire sur ce qu´elle a au lieu de pleurer sur ce qu´elle n´a pas… on devrait tous suivre son exemple…
    Et question aimer: je n´ai jamais rencontre personne avec un tel potentiel d´amour que Pomme, alors il ne faut pas s´inquiéter pour son cœur, il travaille beaucoup déjà et sera en pleine forme quand le prince charmant se présentera dans sa vie.. et il se présentera, je le sais!

    Joël, je ne suis pas tout a fait d´accord de qualifier l´espérance de sentiment stérile… oui, il est source de beaucoup de déceptions, mais cela ne signifie pas qu´il faut y renoncer. sa mon avis, il faut seulement apprendre a gérer les déceptions. Ceci dit, je ne suis pas trop partisane des espérances passives. Quand moi j´espère vraiment, je m´arrange pour faire tout mon possible pour que l´espérance se réalise. Mais peut-être faut il donner un autre nom a ce genre d´espérance active?

    Bon dimanche a tout le monde!

  13. Miki, Joël,
    Je crois que chacun gère en fonction de ce qu’il est, il n’y a pas de recette miracle.
    L’ami dont je parle, la solitude, il n’arrive plus à la gérer tant elle l’a envahi. Il ne sait pas apprécier ces moments là car il ne voit plus que ça, je le comprends fort bien. Il faut réussir – et ce n’est pas donné à tout le monde – à relativiser. Ce n’est pas parce que j’y arrive que tous vont y parvenir.
    Je n’espère que continuer à être aussi bien qu’en ce moment. Pas évident, tout peut basculer car tout est fragile, surtout moi, ne vous y trompez pas. Seulement voilà, je me refuse à passer ma vie à pleurer, alors je comprends tout à fait ce que tu veux dire Miki avec l’espérance active : se donner les moyens de …
    Et comme tu dis si bien Joël : apprécier chaque instant et l’alléger du mieux possible s’il semble lourd.

  14. PS : je n’ai pas une nature à subir les événements, voilà pourquoi tu penses que je suis une philosophe Miki, mais je n’ai rien d’exceptionnel, je suis juste active dans ma vie ;-)
    Mais il m’est arrivé de subir parce que les sentiments étaient en jeu et que l’autre était à l’opposé de ma sincérité. Normalement, on ne devrait plus m’y prendre !

  15. Je comprends très bien ton ami et sa solitude… je me suis sentie seule a peu près 80% de ma vie, même quand j´avais des gens autour, même si c´était des gens que j´aimais, genre famille et amis… la solitude, a mon avis, la vraie, c´est un sentiment impossible a gérer, çà envahit absolument tout l´ être et ne reste plus qu´un grand trou noir…
    je ne connais aucun remède miracle… de nos jours, au moins, l´internet nous permet de “rencontrer” des gens (virtuels) et de se sentir un peu moins seul, et je trouve que cela aide beaucoup déjà… mais cela aide seulement si on est prêt a s´ouvrir, a communiquer, a avouer humblement.. sur internet trop de gens, et ce sont surtout les solitaires et les sensibles, ont tendance a se cacher, a se soi-disant protéger, mais finalaemnt ils ne protègent que leur solitude, c´est a dire un grand trou noir …

  16. Et je maintiens que Pomme est une Pomme EXCEPTIONNELLE! Bisous, ma belle Pomme si philosophique! :-)

  17. C’est exactement ce qu’il veut fuir : la virtualité. Pour ma part, de la façon dont je la gère aujourd’hui, cela me convient fort bien. Lui non, car il a comme moi, testé le passage du virtuel au réel, avec trop de déceptions et pas assez de vérité.
    Ah l’usage d’internet …

  18. Tu es un AAAAAAAmour Miki ! Bisous à toi :-)

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