YSL
J’ai appris, comme vous tous, le décès de Yves St Laurent hier et j’avoue que, même si je ne le connais pas personnellement, ça m’a fait tout bizarre. Il est des hommes comme ça, dont l’existence semble coulait de source et dont la mort nous fait un peu froid dans le dos.
Fée Clopinette lui rend un bel hommage. C’est en lui écrivant que je me suis dit qu’il méritait bien, en effet, qu’on lui dédicace un billet.
Et je vous avouerais que faire ça, ce n’est plutôt pas mon genre. Je suis toujours fort agacée des hommages qui n’en finissent pas pour des gens qui faisaient partie soit du show business, soit de la politique.
Certains de nos grands acteurs n’ont parfois pas eu autant de gloire à leur départ que de leur vivant, tout simplement parce qu’ils n’entraient pas dans le jeu des médias.
Je pense notamment et surtout au grand, trés grand Michel Roux. J’ai retenu une phrase qu’avait prononcé son épouse à son décès : ” C’est la première fois qu’il me fait pleurer”.
Avons nous eu droit à des pièces de théâtre et de grands hommages ? Que nenni ! et pourtant …
Enfin, donc, quand on parle sur toutes les radios, à la télévision, dans les journaux d’un décès, je me dis que moi, quand ça sera mon tour, tout le monde s’en fichera alors hein bon ! bé quoi, je peux être un égoïste parfois non ?
Et puis, surtout, ces hommages, ils m’énervent car soudain, celui ou celle qui vient de partir se retrouve sur un piédestal qu’il ou elle n’avait pas forcément de son vivant. On lui trouve un tas de qualités savamment cachées avant !

Et bien, pour Yves St Laurent, je dirais que tous les hommages qui lui seront rendus auront une toute autre valeur.
Voilà un homme qui a su, avec son talent, jouer avec la féminité, sans jamais y glisser de la vulgarité, sans jamais recouvrir aucune femme de haillons, en créant des vêtements qui n’étaient pas utilisables qu’une seule fois (pour faire de la pub).
Je crois que c’est un des hommes qui a rendu le plus d’hommages à la femme de son vivant.
Comme j’ai noté chez Clopinette, j’ai eu la chance de visiter ses ateliers à Paris.
Tout respirait la perfection, comme le personnage qui se cachait derrière.
Vous me direz qu’il n’aimait pas les femmes ? Vous vous trompez ! Pour avoir su si bien s’en occuper, c’est qu’ il les aimait toutes !

Très bel hommage ! Rien à ajouter !
Merci, mais tu l’avais fait avant moi miss
et en plus, tu nous l’as mis tout nu ! grandiose