Ce qu’il reste de nous

   Ce billet, je le dédicace à Lise et à Sonia et à toutes les femmes qui ont été victimes de pervers.

Comme je l’ai dit dans le billet qu’a trouvé Lise : manipulation et mauvaise foi , quand on sort des griffes de ces personnages qui nous ont manipulées, on se sent légère.
Combien de temps faut-il ? ça, franchement, je l’ignore. Cela dépend du tempérament que l’on a, de son entourage aussi, des capacités à accepter sans doute aussi, mais surtout, c’est certain, de la force de l’autre, le pervers manipulateur.

Pourquoi est on victime de ces gens là ? sans doute par faiblesse, parce qu’on est fragile et qu’ils le sentent, parce que, à un moment donné de notre vie, on les a écoutés et crus.

En lisant les quelques lignes de Lise, en sentant la douleur toujours présente, la fragilité immense, je me suis revue quelques mois en arrière.
Quand le pervers a bien fini son travail, il vous laisse sur le carreau, épuisée, vidée, écrasée par le chagrin et l’incompréhension.
Il jubile, en plus, de vous voir ainsi. Ne vous avisez pas d’aller soudain bien et de le croiser, vous risqueriez fort, en plus, de recevoir un coup de poing au visage, prouvant la haine qu’il vous porte et surtout prouvant qu’il pense que vous lui appartenez.

On peut parfois les éviter, parfois non.

Ces gens là se croient au dessus de toute loi et décrète tout ce qui les arrange.

La meilleure solution ?

La justice, l’ordre. Une petite plainte, une autre … ça commence à calmer le violent. Une petite enquête sociale, il devient de plus en plus méfiant, voire mielleux. Là, vous avez gagné ! il a peur.

Il ne le montrera pas bien sûr, mais je vous garantis que le moindre pas qu’il fait est étudié avec soin pour éviter que ça se retourne contre lui.

J’ai croisé aujourd’hui une amie qui elle aussi est victime d’un pervers. Elle est encore avec lui, a du mal à se décider à le quitter … parce qu’elle a peur !

Je lui ai à nouveau raconté mon histoire, elle semblait reprendre confiance, mais je sais, parce que ça fait des mois que ça dure, que son histoire n’est pas terminée encore.

Il faut une dose de courage impressionnante pour lancer les actions contre eux. Mais une fois que c’est lancé, on se rend compte que finalement, notre histoire est (malheureusement) banale, qu’on nous écoute et surtout, qu’on nous soutient.

Il ne faut jamais perdre courage, jamais désespérer, aller là où le droit est le plus efficace, en parler avec des gens de confiance (avocats, médecins, gendarmes, psy, …) qui sont là pour nous dire ce qu’on voulait tant entendre : c’est l’autre le fou !

 Quel courage il faut, n’est ce pas, pour garder la tête haute et apprécier les petits bonheurs de la vie, alors que des grands malheurs ont cogné si fort à notre porte…

Courage Lise, au milieu de la nuit, il y a forcément une étoile qui brille quelque part pour toi.

 Messieurs qui passez par ici, ne vous étonnez pas des réactions parfois épidermiques de ces femmes qui sortent des griffes de pervers et surtout, si l’envie vous prend de leur faire croire que vous avez un penchant pour elle, assurez vous d’en être sûr avant de les aborder. Vous leur éviterez bien des souffrances.

 D’ailleurs, je vous conseille de lire : ça !

Sur le même sujet : 

- Gardez vous d\’aimer un pervers 

- Mensonges

- Menteurs

- Les blessures d\’une pomme

- Un enfant blessé

- Soupir et grosse fatigue 

-   Lumière lointaine

~ par Pomme le 04/06/2008.

7 Réponses to “Ce qu’il reste de nous”

  1. j’aurais presque honte d’être un homme ! mais je crois que je ne suis pas un pervers… ouf ! y’en a tant que ça ??
    je connais pas ton histoire, mais elle ne semble pas marrante !
    (excuse moi si là tout de suite, je n’ai pas le temps de lire tous tes billets dans lesquels, je suppose, j’apprendrais plein de choses)

  2. Thomas, je ne sais pas s’il y en a beaucoup, moi, j’en ai rencontrés oui, d’autres aussi, celles qui parlent ici, celles qui parlent ailleurs…
    Non, l’histoire n’est pas marrante, le tout est de relever la tête et de continuer à avancer ;-)

  3. Une citation du YWCA Canada Home : “Les femmes sont trois fois plus à risque de faire l’objet de harcèlement criminel que les hommes et, dans 90 % des cas, c’est un homme qui en est l’auteur. Cinquante-cinq pour cent des victimes de harcèlement criminel ont été harcelées par un conjoint ou ex-conjoint.” – 2006

    Cela peut éventuellement se passer de commentaire.

  4. Daud, il s’agit ici d’un autre genre, mais celui qui en est à l’origine a bien sûr un profil identique. Triste constat. De quoi s’enfermer et ne plus laisser entrer qui que ce soit dans sa vie …

  5. bonsoir reinedespommes,
    Quel cadeau et quel bonheur d avoir mis mes poèmes sur votre blog un sentiment de douceur honnêteté de tout quoi
    Mais je ne mérites pas tant d honneur
    mais de savoir que mes poèmes sont sur votre blog je suis heureuse car de les savoir sur le site de poésie qui m a tant fait souffrir cela j en ai les larmes aux yeux mais je ne pouvais rien faire que de subir l assaut de ces êtres sans coeur ni âme lise

  6. je n ai pas reçu votre mail sur ce qui reste de nous

  7. Bonsoir Lise,
    Vos poèmes sont superbes, ils méritaient bien d’être mis en valeur.
    Je ne vous ai pas envoyé de mail, je parlais de ce billet ci.
    Lise, apprenez doucemet à ne plus penser à eux et à ne penser qu’à des gens qui en valent la peine, vraiment, sinon, on finit par se noyer dans ce cercle infernal.
    J’ai lu dans vos poèmes le départ de votre papa qui vous pose encore question.
    Posez les questions qui ne sont pas résolues, sur un papier, un blog, où vous vous voulez. Les écrire est déjà trés important. Ensuite, le chemin se fait tout seul vers les solutions. Restez à votre écoute, toujours.

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