Une bonne paire de claques

Avis : Certains mots pouvant choquer, je mets en garde les âmes sensibles, inutile de lire. Quant aux âmes insensibles, qu’elles retournent chez elles.

Un débat avait eu lieu il y a quelques temps sur le fait que nous devions nous responsabiliser et cesser de prendre les autres pour nos bourreaux, mettant en avant que nous sommes assez grands (et parfois même petits) pour nous défendre.
Difficile de comprendre chacune des parties qui s’étaient lancées dans ce débat, pour plusieurs raisons : les origines de vie étaient sans aucun doute différentes ; les vécus bien opposés.

Si certains arguments avancés tenaient la route, d’autres étaient d’un niveau épouvantable.

Il est donc facile, lorsqu’on a été élevé dans du coton, de pouvoir dire aux autres qu’ils cessent de se plaindre et se relèvent, vite vite, hop hop hop. Qu’il suffit de se prendre en charge. Que ce n’est pas en disant les choses ni en se plaignant que ça va changer etc …

Je ne cherche pas ici à relancer une polémique. Je connais trop bien les arguments des uns et des autres. Suffirait de se réduire à l’état de robot pour vivre sereinement.
Supprimons le coeur, les émotions, les conditionnements et en un claquement de doigts, tout devrait rouler.
Ok, les casseroles, c’est bien à ceux qui les portent de tâcher de s’en défaire. OK.

Et puis, ce matin, en fouillant le net pour trouver un document sur la justice, je suis tombée sur un article fort intéressant par le point de vue qu’il porte sur une affaire qui a fait grand bruit.

Je me demandais tout à l’heure ce que tous ces “donneurs de bons conseils” pourraient dire à Lydia Gouardo - que tout le monde connait maintenant – et dont j’ai lu plus de détails sur sa vie dans cet article ; ou à Patrick Dills tiens aussi, ou encore à tous ces gens qui ont vécu l’enfer, subit des atrocités…

L’injustice qui est gravée en eux sera bien difficile à s’effacer.
Ces gens là, donc, devraient être satisfaits de leur sort et prendre quelques claques, toujours selon certains donneurs de bons conseils. Qui doit prendre des claques ? pardon … j’avais mal compris …
Oui, parce que ceux qui ont souffert n’en ont pas assez pris ! suis-je bête parfois !

Espérons que ces penseurs hautement qualifiés n’auront jamais de gamins. Et, si c’est le cas, pourvu qu’il ne leur arrive jamais rien ! je doute que ce soit auprès de leurs parents qu’ils trouvent du réconfort ! une bonne paire de baffes, pour qu’ils cessent de geindre …

~ par Pomme le 11/06/2008.

14 réponses to “Une bonne paire de claques”

  1. J’ai vu le reportage dans complément d’enquète :

    L’Ogre de Meaux
    Un reportage de Yvan Martinet.
    Qui était Raymond Guardo ? Pendant trente ans, cet homme énorme et violent a torturé et violé ses enfants, notamment sa fille Lydia qui témoigne aujourd’hui. Dans son village de Seine-et-Marne, tout le monde savait mais personne n’a jamais osé le dénoncer. Comment le mal a-t-il pu œuvrer si longtemps ?

    Ce qui m’a terrifié, ce sont les arguments de certains habitants : une femme (mère peut-être ?) , excédée de répondre aux journalistes, a dit que de toutes façons, cette gamine n’avait jamais rien dit…

    L’horreur sans nom…

  2. les paires de gant les paires de claques pourquoi faut il que ce soit toujours les plus faibles qui se prennent des claques

  3. Je ne comprends pas le propos de cette note…

    Vous avez été victime d’un père incestueux, victime d’une erreur judiciaire, victime d’atrocités qu’on véhicule par la presse?

    Où bien n’êtes-vous tout simplement qu’une victime de plus dans une société individualiste?

    Que nous ayons été élevé dans du coton ou dans des ronces, n’empêche nullement la lucidité. Et je dirais même qu’avoir été éduqué dans du coton, n’empêche nullement de vivre des choses difficiles.

    Vous pouvez être fils ou fille de bourgeois et vos parents des alcooliques notoires. Vous pensez que le coton facilite la vie des enfants qui vivent dans ces conditions? Cela fait d’eux forcement des martyrs?

    C’est déraisonnable de comparer sa vie, ses blessures, ses cicatrices, son vécu, à des faits qui sont véhiculés par la presse et qui n’ont rien en commun avec la vie des autres; ni la votre, ni la mienne.

  4. quand je parle de gant c est un gant de velours pas de la richesse n y de la pauvreté tout simplement de tendresse lise

  5. ceux qui méritent les claques ce sont ces manipulateurs tous ces pervers tous ces hommes qui ont une pierre à la place du coeur

  6. Bonsoir Monsieur G.
    Alors, reprenons calmement.
    Vous ne comprenez pas le propos … et pourtant, vous commentez. Soit.
    Ce que j’ai du mal à comprendre moi, c’est votre réaction qui me semble épidermique. Vous m’aviez habituée à autre chose ..
    Bref, alors, selon vous, pour pouvoir faire un billet sur ce sujet, il faut avoir été victime de quelque chose ?
    Parce qu’à vous lire, victime revient souvent. Seules donc, les victimes ont voix au chapitre ? Surtout d’ailleurs, celles dont on parle dans la presse ? Ne peut-on avoir un avis sur un sujet qui ne concerne pas directement notre vie ?
    Croyez vous que ce soit un « comparatif » que je fais là ?! De VOTRE vie – que je ne connais pas – ou de la MIENNE – dont vous ne savez quasi rien … ?
    Avez vous trouvé quelques mots qui vous inspirent cela dans mes propos ?
    Je conclue juste en vous informant que : « Etre élevé dans du coton » peut tout simplement signifier « loin de toute atrocité ou toute injustice ». Je ne parlais donc pas forcément de gens issus de milieux aisés ou défavorisés. Vous ignorez d’où je viens, j’ignore d’où vous venez. Je ne vois donc pas pourquoi vous précisez : « qui n’ont rien en commun avec la vie des autres; ni la votre, ni la mienne. ».
    Si, donc, vous vous êtes senti visé d’une quelconque manière, vous vous êtes trompé. J’en suis désolée.

  7. Bonsoir Joël,
    En effet, j’avais suivi cette histoire. En revanche, je n’avais pas eu d’échos concernant les réactions des gens du village.
    Ah, l’égoïsme reste omniprésent dans cette société où il vaut mieux avoir les yeux bandés !
    Bonsoir Lise,
    Je ne pense pas qu’au départ, cette fillette était faible, elle a été affaiblie, malheureusement. On peut si bien casser un enfant !

  8. reinedespommes : en effet. Victime revient souvent. Mais vous savez que je lis régulièrement vos billets, sans pour autant intervenir.

    Pourquoi selon vous “victime” revient dans mon commentaire? Faites vous votre propre idée…

  9. On se demande pourquoi vous venez perdre votre temps ici. Feriez vous partie des gens qui s’occupent de la vie des autres pour avoir quelque chose à raconter à table ?
    G, votre agressivité m’agace. Le thème du billet me semble bien trop grave pour avoir à supporter vos sarcasmes qui n’ont aucune explication tangible. A moins que vous n’ayez un problème que vous ne puissiez “sortir”. Je pencherais d’ailleurs pour cette solution puisque vous êtes incapable de répondre aux questions posées.
    Je vous donne un conseil : évitez de me lire trop ! ça ne vous convient pas. D’ailleurs, le billet avait en préambule que les âmes trop sensibles ou insensibles passent leur chemin. Choisissez votre camp, mais évitez les insultes, cela ne vous grandit pas.

  10. PS : Monsieur G. Pour ma part, j’ai cessé de fréquenter votre blog lorsque j’ai lu le langage châtié qui y régnait. Faites en autant chez moi… Vos “lectures” ne me manqueront pas.

  11. La violence arbitraire et la brutalité ‘raisonnée’ ne sont en rien des réponses recevables, de même qu’une guerre n’a jamais été bonne. Pour ma part je commence de plus en plus à croire aux vertus de la compassion ; cela dit ce n’est pas un chemin facile.

  12. Daud, je hais les guerres et la méchanceté gratuite moi aussi ! Quant aux polémiques, je préfère les mettre de côté. Non que je refuse de discuter, mais quand la base est vide, ça n’en vaut pas la peine, vraiment. D’autant que ce billet a un caractère trop grave, selon moi, pour déclencher des coups bas.

  13. Bonjour, pour ma part j’aimerai laissé un message pour la personne étant passé dans complément d’enquête, cette femme a dit que si elle avait dit à la police en 1983 que ce monstre violé sa fille elle aurait été en prison. Je veux qu’elle sache que si elle l’avait dit les choses auraient pus bouger, et 4 meutres de fillettes n’auraient pas eu lieu et des familles ne seraient pas détruite. Et moi j’aurai certainement quelqu’un auprés de moi, a l’heure qu’il est. Alors a tout ce village qui savait, a la belle mére de Lidia, a cette dame du reportage n’oubliez jamais que si Raymond Guardo est l’assasin de ces 4 fillettes, vous êtes coupable autant les uns que les autres, est ce que une seconde vous vous etes demandé si un de mes enfants avait été victime de cela n’aurai je pas voulu savoir la vérité.
    En tout cas j’aimerai remercier toute les personnes qui prennent part à cette affaire, il faut faire bouger les choses, il reste encore pleins de meutres d’enfant qui ne sont pas résolu.
    S

  14. Je doute qu’elle vous lise ici S, mais j’imagine et j’espère que d’autres que vous ont pu lui faire passer ce message.
    Peut être qu’aujourd’hui, elle a du mal à se regarder dans un miroir … peut être.

    Dans ce genre d’affaires, hélas, les personnalités se révèlent. J’ai connu ça aussi quand il a fallu que j’aide une gamine en grande difficulté et que personne, absolument personne, ne m’a suivie !

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