On m’avait pourtant prévenue…

Quand les enfants sont petits, ils jouent dans le jardin.
On ouvre la porte, on leur dit : “à table” et hop, dans les minutes qui suivent, tout le monde est réuni.

Un peu plus grands, ils vont jouer chez les copains.
On fait 500 m, on les récupère et hop, idem, tout le monde à table.

Après, évidemment, ça se gâte un peu.
Ils vont en ville. Bon, pas grave, on prend la voiture, on en profite pour faire une petite course, etc..

Seulement voilà, quand le fiston est parti faire ses études dans un lycée loin de la maison parce qu’il n’existe pas de section européenne dans le coin, ça se gâte un peu plus.
Il fait des connaissances… qui habitent loin.

Et puis, vu qu’il est grand, il fait aussi la fête. Donc, on allie les deux et ça donne des kilomètres à faire le week end.
Ah ça, on m’avait prévenu hein, plus ils sont grands, plus loin ils vont.

Donc, ce matin, à peine émergée, j’ai pris la voiture pour récupérer ce qui restait de mon fils – pas mieux, pas pire que les autres - les nuits blanches n’ont jamais donné de brillants résultats.
Bon, OK, ils ont fêté la fin d’année.
Deux mois et demi sans se voir, fallait bien marquer le coup.

Je râlais en partant à l’idée d’avoir une matinée à rouler et puis, grand soleil. Et puis, surtout, traverser les forêts qu’on a dans le coin, un dimanche matin, avec les rayons qui tentent de traverser ces arbres majestueux, ça valait le déplacement.

J’ai traversé aussi des petits villages, tout petits-petits, dont un où il y avait une brocante. Plus attendrissant, y’a pas : 7 exposants sur 2 kms.

Si je n’avais pas eu un crumbble aux fraises à préparer, je me serais volontiers arrêté pour aller tailler la bavette à ces braves gens qui tentent encore de faire vivre leur village.

~ par Pomme le 15/06/2008.

2 Réponses to “On m’avait pourtant prévenue…”

  1. Vous êtes poétique.

  2. :-)

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