Patience et longueur de temps

 Quand ça veut pas, ça veut pas hein !

Allez, on continue les grosses bagarres avec diverses administrations. A moi toute seule aujourd’hui : 3.
Et pas des moindres…

Pour commencer, toujours ma vieille affaire “ASSEDIC”, parce que, quand on aime, on ne compte pas…

Donc, mon dossier est attente de révision depuis 2006. Diverses relances ont amené une personne de la ville dont je dépends (oui oui, ça arrive qu’ils gérent leurs propres dossiers) à me conseiller de me déplacer et insister pour rencontrer Madame X.
Cette personne m’avait annoncé au téléphone que mon dossier avait été lu de travers au service contentieux, revenu au service de ma ville mais en petits morceaux et qu’il fallait donc que je produise à nouveau les pièces…
Oui, ça énerve. Ca énerve même tellement qu’on se demande si le but final n’est pas de nous faire renoncer.

Je profite donc d’une journée “relâche” pour me déplacer en fin de matinée.
J’explique à la gentille jeune fille et elle fonce dans les bureaux chercher Madame X.
Retour au bout de 2 minutes : Madame X est absente mais de toute façon, ça ne change rien, ce n’est pas elle qui s’est occupée de mon dossier et Madame Y, présente, dit que mon dossier, on va bien finir par s’en occuper.
Là, non.
Ma patience a des limites.
Donc, j’insiste auprès de la toujours aussi gentille et patiente jeune fille. Demi tour. Retour dans les bureaux.
5 minutes s’écoulent et elle sort accompagnée donc de Madame Y. Celle ci m’annonce que mon dossier est là, en attente et que oui, on s’en occupe mais que c’est long ….
Ah ça, pour être long, c’est long.
Pour tenter d’apaiser mon impatience Madame Y me promet (quasiment sur l’honneur) que … j’aurais des nouvelles … la semaine prochaine.
Attention : on a dit “nouvelles”, on n’a pas dit que quelqu’un allait ENFIN me régler ce problème de M…. qui est pourtant si simple à régler : soustraction, multiplication, virement.

Croyez vous qu’on sort indemne d’une matinée comme ça ? Kilomètres inutilement faits, pas de gain de cause …
Non, suffit d’ouvrir sa boîte aux lettres.

Le Trésor Public m’écrit… je découvre que mon cher propriétaire, en plus d’être malhonnête vis à vis de moi depuis moult années, l’est aussi vis à vis de notre chère  administration … Qu’il lui doit donc de l’argent et qu’afin d’être sûrs de récupérer le dit argent, le Trésor récupérera le loyer dorénavant directement chez moi.

Ah ben oui, mais là, pas de bol, y’a comme un hic.

Je me bats avec lui depuis des années aussi pour obtenir, notamment, des quittances de loyer.

Attention, ça se complique un peu.

Donc, sans quittance, pas d’APL, la CAF s’obstinant à me réclamer ce que je ne peux lui fournir… et me demandant (ô ironie) pourquoi le propriétaire ne veut pas s’acquitter de cette tâche qui n’est pourtant pas plus difficile que d’endosser un chèque.

J’ai donc écrit à ce cher propriétaire que grâce à lui, je me voyais privée depuis bien longtemps d’une aide et qu’il faudrait bien trouver un moyen pour s’entendre, faute de quoi, le loyer lui passerait sous le nez à hauteur du montant non perçu.
Vous suivez toujours ?

Je m’en vais donc voir la CAF. Alors là, attention, faut faire dans la demande simple, sinon, on est refoulé direct. Genre : “je te répondrai pas, d’abord, j’ai jamais eu ce cas là…”
Parce que, oui, on revient 10 secondes en arrière.
On pourrait penser que le Trésor va me donner une quittance. Or, il n’en est rien. Ce n’est pas leur rôle, circulez Madame.
Donc, pas de quittance, pas d’APL. Simple, non ?
Tant qu’on en tient un, on fait en sorte de ne pas le lâcher. J’en profite pour glisser : ” la CAF intervient pour visiter les logements et faire un point sur les problèmes qu’on rencontre, j’ai vu …” Aiiiiiiiie, là, faut pas abuser de la patience de la dite préposée.
Donc, oui, mais non. “En fait, dit -elle presque à mi voix, vous devriez vous tourner vers un médiateur.” Comprenez Madame Pomme : “Votre problème commence à devenir trop compliqué, on peut, mais on ne veut pas.”

Ainsi donc, je finis par craquer devant la charmante préposée de la CAF car, à part me dire de me tourner vers un avocat-médiateur-conciliateur…
Je lui demande donc simplement de me faire un courrier confirmant qu’une somme d’argent me passe sous le nez, faute de quittance. On en restera là pour la journée, moi, je n’en peux plus.
L’huissier pour les pensions non versées depuis 2003 … un autre jour.

Saint Aspégic, priez pour nous.

~ par reinedespommes sur juin 20, 2008.

4 Réponses to “Patience et longueur de temps”

  1. Saint-Emilion est bien plus mignon !
    Bon courage.

  2. Oui, finalement, c’est plutôt vers lui que je devrais me tourner …

  3. Je vois. Que de combats à mener ! cela est épuisant. J en ai fait les frais moi aussi : 3 mois pour les assedic et 5 dossiers déposés, lourd !

  4. Il suffit d’une bonne dose de patience. J’en ai. Plein !

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