Nul n’est sensé ignorer la loi

… et je peux vous dire qu’il y en a qui ne s’en privent pas !

 

 

Tous les 15 jours, le vendredi soir, j’ai droit à la même question de mon Piou : “je peux aller voir papa demain ?”
Entre décembre 2006 et l’été 2007, il est incapable de surmonter le problème qu’il avait vécu avec son père et n’y allait donc plus.
On a réussi à reprendre un rythme de visites progressives, avec l’appui de la justice.

 
Au début il pouvait passer 3h le samedi après midi et puis progressivement, nous avons allongé la plage horaire.
Le père aurait du être heureux.
Il aurait du.

Ensuite, nous sommes passés à une visite le samedi, une le dimanche, quand monsieur était disponible.
Il l’a été trés peu, faut bien l’avouer.
Depuis au moins 1 mois, célibat. Il a du écluser toutes les potentielles du coin. Ou alors, il a ENFIN compris que ça peut être perturbant pour un petit de voir un défilé de donzelles au bras de son père.

J’opte pour la seconde hypothèse car jamais ô grand jamais, il ne répond au téléphone la veille du week end qui n’est pas le sien. Ni d’ailleurs le samedi, ni le dimanche. On oublie donc qu’on a un fils… comme c’est facile tout ça finalement !

Facile pour lui en tout cas, parce qu’ici, ça l’est nettement moins.

Il faut expliquer au petit - et MOI, je ne fonctionne pas au mensonge - que le père est sans doute occupé ailleurs.
Il faut lui détourner l’attention, lui expliquer que nous allons faire des choses et puis on tente tout ce qu’on peut n’est ce pas.

Evidemment, dans quelques jours, il va hurler à la réception de la décision du juge des affaires familiales qui ne lui accordera sans doute pas de vacances parce qu’il n’a même pas été fichu de se présenter le jour de la convocation !

Il m’est impossible d’imaginer que l’on puisse ainsi rayer de sa vie ses enfants. Impossible !

Bon, dans la famille, il y a pire : mon ex beau frère a oublié de venir chercher sa fille (13 ans) depuis un an et demi …
Je ne voudrais bien sûr pas généraliser cela à tous les hommes, j’en connais qui assument leur descendance et qui assument surtout les conséquences de leurs actes mais je serais curieuse de connaître les chiffres tiens !

~ par reinedespommes sur juin 27, 2008.

23 Réponses to “Nul n’est sensé ignorer la loi”

  1. Quelques données de l’INSEE de juin 2008 sont disponibles sur ce site :

    http://www.lplm.info/spip/IMG/pdf/ip1195.pdf

  2. Bonjour Pomme, je suis désolée pour ton “petit” en effet, cela met moins de temps de faire un enfant que de l’élever ….
    tu sais je pense que l’homme “aime” d’une façon différente que nous.
    C’est vrai, aussi, qu’étant (en principe) plus egoïstes que nous, ils privilégient la facilité.
    Il est impossible de comparer un homme et une femme devant ce genre de responsabilité, chez nous c’est viscéral, je me dermande même si on a du mérite ….. puisque c’est “en nous”.
    dans ce genre de situation, le plus “embêtant”, voire dramatique c’est que l’enfant en souffre.
    Une autre solution existe …… trouve lui un autre papa lol
    je t’embrasse bien fort avant de me faire assassinée !
    gros bisous

  3. @ Joël : on va étudier ça de près tiens ! merci.

    @ Fanfan : je sais bien que l’homme est différent de la femme mais on ne se argue pas d’avoir un enfant et de l’aimer quand on est incapable de s’en occuper plus de 4 jours par mois !
    Bon, le problème du papa est réglé depuis un moment, un homme prend vite peur devant une horde de petits mecs comme la mienne.

    Quant au mérite, question amour, en effet, c’est viscéral, mais question éducation … Toute la différence réside là Fanfan. On se charge de ses enfants ou non.

  4. Et non tous les hommes ne sont pas ainsi. Les hommes ont changés… La nouvelle génération assume sa paternité.
    par contre mouche, ma phrase va faire clicher mais : on a un seul papa… On ne peut pas remplacer le papa, juste ajouter une présence masculine au gosse

  5. Taratata Alphonse. Le père, c’est celui qui donne la vie. Le papa c’est celui qui s’occupe de l’enfant.
    Juste pour information, il suffit d’aller faire un tour dans les salles d’attente des juges d’affaires familiales… on y voit plus d’hommes “libres” d’enfants que de femmes … et trés jeunes, de plus en plus d’ailleurs.
    Je ne dis pas que tous les hommes sont comme ça non plus. Mais regardons bien ce qui se passe autour de nous quand même. Juste une question d’objectivité.
    D’ailleurs, c’est à vous, Messieurs, qu’il revient d’inverser la tendance.
    Bonne chance ! ;-)

  6. Alors je dois être vieux jeu… mais je trouverais ça “malsain” qu’un homme qui n’est pas le père biologique d’un enfant se fasse appeler papa….

  7. Alphonse, je vous propose d’imaginer le cas de l’adoption.

  8. C’est le meilleur exemple, en effet.
    Et puis, franchement, Alphonse, le terme de “papa” ne sera jamais repris par qui que ce soit, je vous le garantis !

  9. Bonjour Alphonse. Je me permets d’intervenir car je trouve que vous opposez un simple acte physique et biologique qui ne dure que quelques spasmes réflexes à une vie entière d’amour donné à un enfant.
    Chez certains peuples, le mot “papa” est donné à tous les hommes qui s’occupent collectivement d’un enfant : jusqu’à environ 7 ans, un petit wolof est élevé par les oncles qu’il appelle “papa”…

    L’important n’est pas le terme utilisé mais ce que recouvre l’amour, les jeux partagés, l’éducation, les nuits passées au chevet d’un enfant malade ; les exemples ne manqueront pas pour la démonstration. Là, je trouve qu’on est dans le domaine de l’humain ; à l’opposé, la procréation n’est q’un acte d’origine bestiale qui sert uniquement à assurer la ssuite de l’espèce. On parle de “géniteur”, le mot utilisé pour le taureau qu’on mène à la vache…
    Daud, vous utilisez l’argument ultime : l’enfant adopté appelle papa celui qui veille sur lui, celui qui lui prodigue des marques d’amour au quotidien.
    Pomme, j’aime bien la différence que tu fais entre père et papa… Mais ne limitons pas cette grave question à de simples mots. Pommme a illustré son billet d’un enfant en larmes, on parle donc de sentiments, pas de sémantique.

  10. Je ne veux pas être désagréable, mais il y a une différence entre l’adoption et la séparation.
    Un enfant qu’on adopte n’a, par définition, plus de parents, puisqu’il a été mis à la DDASS… (parents morts, parents qui “refusent” l’enfant… )

    J’ai “vécu” pendant 2 ans et demi avec une personne qui avait 2 enfants, qui était “séparée” du père des enfants. On ne peut pas dire que c’était un père exemplaire. Toutefois je n’aurais pas accepté que les enfants m’appellent papa… je ne suis pas leur père.

    Qu’il soit “bon” ou “mauvais”, un père reste un père… Sinon c’est donner à l’enfant une opinion sur son père qui n’est pas objective, c’est dénigrer la place du père…
    Une mère ça ne se remplace pas, car elle a porté l’enfant,…
    Et pourquoi on pourrait remplacer un père ? Il a sa part du travail… C’est dénigrer le rôle d’un père, considérer que n’importe qui peut être le père de son enfant…
    Je suis désolé, mais non…

  11. Alphonse, d’une part, vous n’êtes pas désagréable, vous voyez les choses autrement.
    Un enfant adopté a quand même un père. Rares sont ces enfants qui ne recherchent pas tôt ou tard à le connaitre d’ailleurs.

    Qu’un enfant n’appelle pas “papa” une autre personne que son père, je le conçois aussi.
    Vous parlez de dénigrer la place du père ? certains s’en chargent eux mêmes de par leur comportement. Il n’est pas question de dire du mal à l’enfant qui lui, n’y est pour rien.
    Il faut juste comprendre, quand on vit cela, que l’enfant a besoin d’un père PRESENT non d’un géniteur qui s’est contenté de poser la graine pour ensuite semer à tout vent ailleurs.

    La nuance est énorme entre un père qui s’occupe de son enfant et un père qui l’abandonne ! Je ne peux absolument pas dire qu’il s’agisse de deux personnes ayant la même valeur. Loin s’en faut !

    De plus Alphonse, voyons ça côté enfant aussi : le petit qui pleure de voir son père partir de la maison et qui ne comprend pas. Le petit qui réclame son père quand enfin il a accepté “l’autre maison” et dont le père joue au mort pendant 15 jours… désolée, je n’appelle pas ça un vrai père.

    Mais il existe aussi des mères qui abandonnent leurs enfants ou qui les maltraitent. Elles ne valent guère mieux.

    Vous comprenez bien qu’il ne s’agit pas de généraliser.

  12. Je sais bien qu’il y a des mauvais pères ( et des mauvaises mères, même si fanfan dit qu’une mère ne peut pas être ainsi… ). Malgré tout le père, reste le père… Qu’il n’accepte pas son rôle c’est une chose, mais il reste, aux yeux de la loi et aux yeux de l’enfant, le père.
    Si il n’était pas LE père, le gosse s’en foutrait de ne pas voir son papa… et il ne s’en fout pas, car cet homme est son père…

  13. Je confirme : l’enfant ne s’en fiche pas …. LUI !

  14. oops … viens mettre mon grain de sel ! nous avons adopté notre julien (Ménandro - nahum) dans son pays natal le Salvador. Il a été abandonné à la naissance, nous lui avons toujurs dit qu’il avait la chance d’avoir 2 mamans et 2 papas dont une qui l’a mis au monde et une autre (moi) qui l’a élevé. Il ne faut jamais dire du mal des parents biologiques et, au contraire, leur trouver des excuses, ce qui n’est pas tout à fait faux car il y avait la guerre civile au Salvador et la maman biologique ne pouvant l’élever seule, lui a donné une énorme chance, c’est d’avoir une deuxième maman. D’ailleurs mon julien on lui a expliqué dès qu’il a été en âge de comprendre ; sur son passeport il y a le nom de sa mère biologique c’est tout pas d’autre coordonnées, mais, en faisant des recheerches (peut être quand il sera papa à son tour … ) s’il en exprime le désir nous l’aiderons. Je crois que c’est plutôt nous qui nous créons plein de problèmes, si tout est clair dès le départ, nous en avons souvent parlé ensemble et lui avons dit que s’il voulait on l’aiderait pour aller là bas et pour ses recherches.
    Il faut surtout rester dans le côté “sain” de son histoire et ne jamais lui mentir. Pour le moment il n’en éprouve pas le désir,
    mais il connait bien notre position, il sait qu’on l’aidera.

  15. Tu vois Fanfan, en te lisant, je me dis que ton fils a du trouver un bien bel équilibre auprès de vous deux.

  16. je vais essayer d’aller un peu plus poussé … je reprends le cas de mon fiston, un homme rencontre une femme lui fait un enfant sans le vouloir et sans le désirer, et se sauve dès qu’il apprend la nouvelle …. est-ce un père ? c tout simplement un géniteur qui a profité d’une pauvre nana, pendant quelques instants, restant seule, elle se retrouve “obligée” d’abandonner son bébé ne pouvant l’élever seule, d’ailleurs, sur les papiers officiels ne figure QUE le nom de la mère, le père ayant disparu …. la laissant seule et dans une telle détresse qu’elle se trouve dans l’obligation de l’abandonner. En agissant ainsi elle lui donne une chance d’avoir une famille sur qui il peut ENFIN compter.

  17. je crois je me répète deux fois dans mon texte, scuse me !!!

  18. L’exemple est en effet le meilleur qu’on puisse donner… c’est bien pour cela que Joël faisait d’ailleurs la différence entre la sémantique et les émotions ;-)

  19. Fanfan sait vraiment de quoi nous parlons et son vécu donne du relief à mon comm et à mon refus d’accepter certains mots.

    Dans le cas d’une séparation, il existe aussi des mères qui ne chercheront plus jamais à voir leur enfant. Pomme a raison de dire qu’elles ne valent pas mieux. Une étude de 2005 les estime à 6%… Les “pères” sont estimés à 18%… A méditer.

  20. pour moi, je n’ai pas besoin de méditer Joël…le pourcentage (6%des mères (je ne dis pas maman exprès …) qui refuse de voir leur enfant, dépasse l’entendement …. je préfère le cas d’une personne qui abandonne son enfant pour lui donner une autre chance dans la vie, qu’une soi-disant “maman” qui ne veut pas voir son enfant …. perso, j’ai fait une fausse-couche, cela a
    été très dur psychologiquement de tirer un trait …. et il m’a fallu bcp de temps pour “penser” à l’adoption. c’est tout un cheminement qui ne se fait pas en un jour ….. Joël parle de
    6% des femmes …. c’est énorme ; bisous à vous tous

  21. Nous ne sommes pas toutes équipées de la fibre maternelle !

  22. Alphonse, si je prends mon fiston, on lui a toujours expliqué qu’il avait eu la chance d’avoir deux mamans, une qui l’a mis au monde et une qui l’a élevé 23 ans, quant au papa …. il a disparu dès qu’il a su que cette “maman” était enceinte … drôle de fibre paternelle quand même. sa mère biologique l’a porté neuf mois et ne pouvant l’élever seule, le père ayant disparu de la nature, elle l’a confié pour qu’il soit adopté, lequel des deux (géniteur ou mère) avait qq chose dans le coeur ? sachant que cet homme a définitivement disparu de la nature ….. d’ailleurs il était prévu qu’on l’emmène dans son pays mais … la vie a fait tout raté … puisque, en emmenant mon fiston à la piscine en 1996, un môme a jeté une pierre d’un kilo du dehors par dessus le toit ouvert (il faisait chaud), et il est maintenant hémyplégique … après des mois et des mois d’hôpital (il a failli mourir) et de rééducation. A présent, il passe ses journées dans un fauteuil roulant, mais il manque à mon fiston car il vient de nous téléphoner pour dire qu’il venait nous voir, et qu’il s’ennuyait. Si je le peux, je l’emmenerai au Salvador
    et s’il veut faire des reherches pour retrouver sa mère biologique
    je l’aiderai comme je peux, il le sait.

  23. je dois dire aussi (ou me répéter” !!!! que mon fiston n’avait pas de papa car “né de père inconnu” c marqué sur ses papiers.
    même sa mère biologique ne connaissait pas son nom mais ….. heureusement tous les messieurs ne sont pas des lâches!
    gros bisous à tous !

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