La volonté

  Il paraît que l’aigle est l’être vivant le plus fidèle. Quand il choisit une compagne, il la garde pour la vie.

Lorsqu’il a repéré celle qu’il souhaite, il fonce droit sur elle, comme s’il allait l’attaquer. Celle ci se retourne alors et ils agrippent leurs serres dans un jeu nuptial en plein vol.

Ils pourront ensuite aller préparer leur nid, hors de portée.

J’ai lu récemment une histoire sur l’aigle que je vous fais partager.
Je trouve magnifique la volonté qu’il va déployer.


L’aigle a la plus longue vie de tous les spécimens de son espèce : Il peut vivre jusqu’à 70 ans.

Mais pour atteindre cet âge, l’aigle doit prendre une difficile décision en atteignant 40 ans :

1 – Ses longues serres devenues trop flexibles ne peuvent plus se saisir de la proie qui lui sert de nourriture.
2 – Son long et pointu bec devient trop coudé.
3 – Ses ailes sont devenues trop lourdes en raison de leurs nombreuses anciennes plumes épaissies,
elles rendent son vol difficile.

Alors, l’aigle fait face à un choix difficile :
mourir ou passer par un processus douloureux de changement qui durera 150 jours… soit 5 longs mois.

Ce processus exige que l’aigle vole jusqu’en haut d’une montagne sur son nid. Là, l’aigle va frotter et frapper son bec
contre une roche jusqu’à ce qu’elle l’érode. Après cela, il attendra la repousse d’une corne neuve et rigide
qui formera un nouveau bec.

Ensuite, il tentera d’arracher et d’user ses serres. Après cela de nouvelles serres se développeront selon
un processus de repousse permanente.

Puis encore, l’aigle commencera à plumer ses plumes âgées. Après cela, des plumes neuves plus légères et
plus souples repousseront.

Et enfin, après ces cinq mois de douloureuse patience, l’aigle prendra son vol célèbre de renaissance et
pourra vivre ses 30 années supplémentaires.

Pourquoi le changement est-il parfois nécessaire pour nous aussi ? Souvent, pour survivre, nous devons, nous aussi,
commencer un processus de changement. Nous devons alors parfois douloureusement nous débarrasser de
veilles habitudes, souvenirs, coutumes.
C’est seulement libéré du fardeau du passé que nous pouvons alors profiter du présent et de l’avenir.

C’est “la leçon de l’aigle”.

~ par Pomme le 14/07/2008.

8 Réponses to “La volonté”

  1. Bonjour Pomme,

    Sans doute une invitation à se réconcilier avec soi-même ?

    Très intéressante leçon.

  2. Comme quoi on a toujours bcp à apprendre des animaux !!
    (j’adore la zoologie mais je ne connaissais pas ces détails sur l’aigle)

  3. Invitation à réfléchir qu’il faut de la volonté quand tout peut sembler perdu pour entamer une nouvelle vie. Non ?
    Oui Daud, la leçon est magnifique.

    Bien d’accord avec toi Thomas ;-)

  4. Quel magnifique billet, Pomme, et quelle leçon, vraiment! J’en suis toute retournée… surtout que pendant notre voyage, dont nous sommes revenus maintenant, nous en avons vu des aigles, et autres rapaces, et les avons admiré voler… sais-tu si ce comportement est particulier aux aigles, ou a d’autres rapaces aussi?

  5. Merci Miki ! Ce comportement est vraiment propre aux aigles oui. Majestueux rapace, j’en ai vu voler juste au dessus de ma tête, je n’étais pas très rassurée, je l’avoue !

    Quel plaisir de te lire !!!!!! :-D

  6. Je vais traduire ton billet a Kevin, car c’est vraiment trop beau. Je ne sais pas pourquoi cela me touche si profondement, peut-etre parce que plus que tout au monde j’admire chaque combat pour sauvegarder ou ameliorer sa propre vie…

  7. Je viens de traduire a Kevin. Bien sur il a trouve très intéressant et commenté:
    “In fact it is a kind of midlife crisis!”

  8. Kevin : c’est exactement ça ! (sauf que l’aigle ne connait pas le fameux démon de midi ;-) )

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