Mode d’emploi

Comment traumatiser un enfant ?

… dans la mesure du possible, prenez-le très jeune, innocent, calme, sensible et ce serait mieux s’il vivait uniquement avec sa maman.

Si en plus, vous avez la chance que, le lundi matin, il soit obligé de se lever tôt (parce que la mère part tôt), vous aurez une proie fabuleuse.

Donc, tous les lundis, parce que cet enfant s’est levé tôt, vous lui hurlez dessus pour qu’il arrête de bailler.
Normalement, le dimanche soir, il devrait pleurer beaucoup à l’idée de devoir se lever tôt le lendemain et donc … des perspectives qu’il se fasse crier dessus.
Evidemment, vous prendrez soin de hurler après tous les enfants qui baillent pour une raison ou une autre régulièrement. Cela s’appelle le conditionnement.
Plus

Mais mais mais…

On nous aurait changé Tom & Jerry ?

Piou les aime sans doute autant que nous les aimions. Je me demande simplement si les histoires étaient du même acabit..

Jerry se lève, regarde par la fenêtre, tout est blanc. Il s’empresse de sortir pour aller jouer dans la neige.
Tom ne tarde pas à le rejoindre et la cohabitation se passe mal. Ca, c’est assez classique.
Arrive l’odieux chien (j’ai oublié son nom) qui joue les gros malins.

Il les empêche de jouer à leur tour et montre qu’il est le plus fort avec sa luge.

Je trouve ça déjà surprenant mais le pire arrive.
Le chien attrape le chat et la souris, leur sort leur langue, l’accroche à l’arrière de la luge et descend ainsi la montagne. On a mal pour eux.

La morale est pire. Ils se retrouvent tous avec les pattes recouvertes de pansement, dans la maison et le chien leur dit : “J’ai passé grâce à vous des magnifiques vacances de Noël.”

 Pas sûr que je laisse Piou continuer à regarder leurs histoires complètement immorales !

Sonnée

D’avoir ouvert autant les yeux, découvert autant de faux chemins pris, d’actes négatifs à mon encontre qui ont induit chez moi des comportements “défensifs”,
d’avoir découvert des modes de fonctionnement polluant au possible,
de découvrir aujourd’hui, pas à pas, qu’il existe bien d’autres chemins à prendre et des gens positifs et sains,

je suis, depuis 2 jours, complètement sonnée.
Comme si j’avais été rouée de coups !

J’ai dit à un ami : “Il me semble que c’est la bagarre que j’ai menée contre moi même depuis des mois qui me laisse un peu sur le carreau.”

Je sens qu’il va encore se passer quelque chose. Je n’en ai pas fini avec la découverte de la quiétude. Je n’ai pas encore tout évacué, tout réalisé, mais ça avance à pas de géants !

Du bon usage de la mauvaise foi

Les juges fixant les horaires de visite ne pensent pas forcément à tout …
[Tiens, je glisse au passage que cette formule "droit de visite" (pour les enfants) est absolument odieuse puisque les obligations, au final, reviennent toujours à celle / celui qui a la garde de l'enfant mais que l'autre n'a aucune obligation d'exercer son droit de visite... ]

Bref, lorsqu’il est noté sur le jugement que l’enfant peut rester jusque 19 h avec son père, là encore, il peut, mais n’est pas obligé.

Piou se levant tôt le lundi matin, je demande hier au père de bien vouloir me le ramener à 18 h.
Il s’étonne (il est très étonné de nature) malgré l’explication donnée.
Je tente de lui expliquer (il est très lourd de nature) que c’est pour le Piou et non pour moi.
Plus

Caricature et réalité

Mon cadet me raconte hier avec grand plaisir qu’il a participé au tournage d’un film.
Le thème portait sur le lycée, les élèves en classe, les relations avec le professeur.

Il m’explique donc que la scène où il figure se déroule dans une salle de classe et que la plupart des élèves doivent représenter à l’excès, le comportement de certains élèves pendant les heures de cours :

dormir, rigoler avec les autres, faire des textos, écouter de la musique, se remaquiller, …

A l’excès ? pas si sûr …
Plus

Opportunité

Par pudeur, par respect aussi, à cause des émotions qui ont jailli à ce moment là, je n’ai pas fait état ici du premier chagrin d’amour vécu par mon aîné.
Il remonte à un mois, le 1° jour des vacances où, au moment de se mettre à table, il m’a envoyé un texto de sa chambre : “Mangez sans moi, je n’ai pas faim.”
Quand votre fils vous dit ça, alors qu’habituellement, il vaut mieux se servir en premier pour être sûr d’avaler quelque chose, c’est clair, il y a problème.
Plus

Désorganisée

Tout est allé exactement à l’inverse de ce que j’avais prévu.

Je devais, à priori, avoir mon après midi de samedi pour moi toute seule. Oui, rien que pour moi…
Je ressentais déjà, hier en fin de journée, le plaisir que ça allait me procurer.

Bien décidée à me débarasser rapidement des tâches ménagères la matinée, l’après midi, dès que Piou serait parti, je me voyais déjà dans mon canapé, avec mes bouquins, mon bloc note, prête à butiner de ci de là des informations pour avancer.
Je m’étais préparé aussi à passer mon dimanche à tondre, repasser et fignoler le rangement maison pour attaquer sereinement la semaine.

Rien du tout oui !

Plus

Quand la vie se veut magique

Ceux qui ont suivi à peu près ma vie depuis quelques mois savent que j’ai avancé de “déclics” en ‘”déclics” pour en arriver à une vraie sérénité et enfin savourer normalement mon quotidien.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je voudrais expliquer une chose.
J’ai lu dans une autre de mes “bibles” : Savoir attendre – François Roustang, une chose qui peut paraitre évidente mais qui est loin de l’être.

Soit on a une vie un peu pénible à cause d’un passé douloureux et on souhaite s’en sortir.
Soit  on a le même type de passé mais on ne souhaite pas s’en sortir.
Evident non ?

Pas tant que ça.
Je connais des personnes qui souffrent visiblement, qui sont dans un marasme noir de répétitions de scénarios de vie et qui pourtant ne vont jamais entreprendre quoi que ce soit pour s’attaquer au bonheur auquel ils ont droit.

Quel est donc ce processus qui empêche cela ?

La peur.
La peur de ne pas savoir ce qui se passera après. Des repères qui risquent de sauter et faire perdre “l’équilibre”. Même si cet équilibre est dur à vivre, au moins, ils savent ce qu’ils vivent .

Et puis il y a ceux qui ne se rendent pas compte de leurs tourments. Ils ont pris pour “acquis” ce genre de vie et n’imaginent pas qu’ils puissent vivre autrement.

Et bien moi, j’ai compris une chose. Je tourne dans ma vie depuis bien longtemps autour d’un tas de questionnements. Je cherche à comprendre beaucoup de choses, surtout le fonctionnement des autres et évidemment le mien. Celui que j’avais mis en place.

Et puis un jour, pas très loin de celui où j’ai commencé ce blog, j’ai décidé de dire stop.
Stop à ce processus qui me faisait rater mes histoires de coeur.
Stop à cette quête éperdue de l’Amour.

Alors je me suis mise à vider ici pendant de longues heures mes tourments.
J’ai relu cette semaine quelques articles que j’ai écrits l’année dernière et j’étais effarée de voir à quel point je souffrais.
Des amis m’ont dit qu’ils ne me reconnaissaient pas.  Sur le coup, j’ai bien eu du mal à comprendre à quel point je pouvais avoir changé.
Cette re lecture m’a permis de mieux voir, avec du recul quelle Pomme j’étais.
Je ne la blâme pas cette Pomme, elle avait toutes ses incompréhensions en elle et surtout, elle était dans un processus de fuite en avant qui ne lui permettait pas de se poser et réfléchir.

C’est donc bien ici que j’ai réussi tout ça.

Grâce à mon envie de comprendre, grâce aussi à toutes ces personnes fantastiques que j’ai rencontrées ici dans ce monde de bloggeurs.

Cette “solidarité”, cette vraie gentillesse, gratuite, cette compréhension de l’autre, je les ai trouvées ici. Par le regard que vous avez posé sur mes écrits et par le fait que je n’ai pas été jugée mais comprise, en tout cas, lue.
Vous avez été , vous tous, mes psys !

Alors, si ce message peut apporter à ceux qui en doutent encore, l’espoir que les choses peuvent changer si on veut bien s’en donner la peine, je le crie le plus fort possible.

Je ne savais en effet aucunement ce qui se passerait “après”, ce qui m’attendait derrière tout ça.

Ai-je finalement perdu beaucoup ?

Non, vraiment. Et, pour être honnête, ce que j’ai perdu, je ne le regrette pas.

Parce que ce que j’ai gagné vaut largement plus.

J’ai gagné notamment le plaisir de connaître des gens “vrais”, des gens comme je n’en avais jamais rencontrés en fait, ou si peu …
Et je n’imaginais pas qu’il pouvait y avoir autant de sincérité et de gratuité dans les autres. J’avais beau le supposer, la vie ne m’en avait jamais donné la preuve.

Une des preuves que j’ai reçue aujourd’hui encore c’est la rencontre que j’ai faite d’un autre bloggeur et de son épouse.
Parce que j’ignore s’il souhaite que je le nomme ici, je resterai discrète sur son identité. Mais je peux vous dire que le couple que j’ai rencontré, c’est comme un coup de baguette magique dans ma vie, encore une fois.

Alors, à ceux qui souffrent, qui n’osent pas, n’attendez pas que quelqu’un vienne vous prendre la main, prenez la vous même, la récompense est à la hauteur même du bonheur.

Enlèvement d’enfant

Je quitte Lille tout à l’heure et je vois, sur un panneau lumineux (qui indique habituellement les bouchons) : ALERTE ENLEVEMENT ECOUTEZ LA RADIO.

Bon, je voyage moins maintenant alors évidemment, j’ai été surprise.
J’ai allumé la radio.
Une petite fille âgée de 3 ans 1/2 qui se promenait avec son père à Arles a été enlevée ce midi. Le père a été battu et les deux hommes et la femme se sont sauvés avec la petite.

Voilà enfin quelque chose que je trouve utile. Il parait même que cette action a déjà été mise en place et que les enfants ont été retrouvés.

Au delà de ça, je pensais à ces gens qui enlèvent les enfants, qui leur font du mal et qui finissent en prison. Ces gens là, dit-on, se font largement malmener par les autres prisonniers.
Je ne les plains pas. La peine d’emprisonnement pour ceux là est légère à côté du mal qu’ils ont fait.

Et je pense à ces prisonniers qui ont encore en eux ce sentiment de protection vis à vis de l’enfant pour venger l’acte commis.
Souhaitons que cette petite soit retrouvée au plus vite et qu’elle ne garde pas trop de séquelles psychologiques de ce qu’elle aura vécu.

Oui, bon, ça va hein !

Je vous racontais la semaine dernière l\’appel plus qu\’inattendu que j\’ai eu..
Je vous avais dit qu’il y aurait une suite.
Suite il y a eu.

C’est plaisant de retrouver d’anciennes relations, je suis à 100% pour. Si évidemment, il s’agissait de relations positives.
Mais je fais confiance à ma mémoire, les négatives remonteraient facilement en surface.

Que dire des “positives” ?

Me voilà bien embêtée …
Plus

Aller retour

J’ignore si c’est l’effet du printemps qui pointe le bout de son nez, mais je trouve l’univers bloggesque d’un calme …
Même si je n’ai guère le temps de publier tous les jours, j’y viens faire mon petit tour et je sème de ci de là des commentaires selon mes inspirations. Sinon, je lis.
Inspirée, je ne le suis pas toujours en ce moment. J’ai plongé complètement dans mes cours. Surtout depuis 10 jours que l’école a repris.
Je vous ai dit en plus que j’avais reçu des commentaires très enrichissants de mon prof, mais là, on est passé au stade supérieur : je l’ai eu au téléphone.
J’avais listé un tas de questions et nous avons pu échanger dessus.
Enfin, échanger, reste modeste miss Pomme, c’était plutôt beaucoup d’écoute de ma part.

Il est passionnant ! une heure trente à l’écouter, des trésors d’informations ! Dire que je suis plus enthousiaste encore serait un faible mot, alors je ne dis rien et je continue.

Seulement voilà, je m’assigne un rythme un peu élevé, (sans le vivre pour autant comme une contrainte) et ça fuse dans tous les sens pour optimiser le temps que je n’ai pas de libre au profit du temps que j’ai de libre.

Les 10 derniers jours, je ne les ai pas vus passer. Entre le boulot les 3 premiers jours de la semaine, le ménage le mercredi après midi, mes cours les jeudi et vendredi et les enfants le week end avec les diverses occupations ET le linge à préparer … je n’arrive pas à souffler un instant.

Et si tous les rouages sont normalement toujours bien graissés, il faut LE petit grain de sable pour venir tout fiche en l’air.
Des grains de sable, j’en ai de temps en temps.
Ca m’oblige à être réactive et trouver très vite une solution de rechange et/ou une nouvelle organisation. C’est exactement ce qui vient d’arriver pour le week end.
J’avais tout d’abord une “réunion” toute la matinée du samedi. Donc, les grands, pour une fois, pouvaient bien se faire accueillir par leur père à leur retour d’internat et le petit pour une fois aussi, pouvait bien partir plus tôt chez son père.
Tout est presque OK lorsqu’on me dit que finalement, la réunion obligatoire n’est pas tout à fait obligatoire.
Compte tenu de la course que ça devait engager, je suis plutôt satisfaite et je vois poindre à l’horizon un samedi sans enfants.

Ca, je vous prie de croire que ça n’arrive plus depuis des lustres !
Et que ce n’est pas près d’arriver puisque le père du petit a un empêchement, évidemment ! Et que le père des grands, quand il aura passé son samedi à laver, faire sécher (repasser, ne rêvons pas), il ne sera pas près de recommencer l’opération …

J’avoue tout, je suis sur les rotules. Quand ça va trop vite et que tout est chamboulé et qu’il faut revoir ou repenser son organisation, moi, arrive un moment où je dis stop !

Tout ça pour vous dire que ce soir, je m’étais offert une soirée détente à surfer et que finalement, tout le monde est parti faire un tour je ne sais où et qu’il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent. Du coup, je m’en retourne à mes bouquins tiens !

Les mâles et la technique… pardon !

Comme j’ai décidé que je ne pouvais pas douée dans tous les domaines, j’ai choisi de ne pas trop l’être en informatique.
Ca ne m’arrange pas des masses, autant vous le dire. Mais c’est comme ça…

Autant je maitrise les logiciels parce que je sais fouiller, faire des essais et surtout … lire un guide, autant le système et ses mystères me terrorisent.

Je viens de changer le modem qui était quelque peu … défaillant question Wifi. Nous étions sensés pouvoir nous passer de fils parcourant la maison et à même pas 3 mètres, nous n’avions pas de signaux.
J’ai donc reçu le modem tant espéré la semaine dernière et remis en place sur mon ordinateur la liaison.

Bonheur, ça m’a pris une petite demi heure et tout était remis en ordre.

Bon, ça s’est compliqué quand il a fallu que j’attaque l’autre ordinateur. Portable lui aussi, pour éviter de perdre du temps, je l’ai installé à côté de celui ci et lancé le CD.

Plus

Comment une paire de chaussons peut changer votre vie

Vous avez remarqué que bien souvent, vous annoncez une “découverte” et on vous dit : ben oui c’est évident !

Parfois, quand on ne s’est pas arrêté sur un fait, quand on n’a pas pris la peine d’y réfléchir, faire un constat y afférant nous semble, à posteriori évident.
Et si un autre nous en parle, on a l’impression qu’on le savait.

Démonstration.
Plus

Un trésor de trouvailles !

Je fais quelque rangement dans mes piles de bouquins et je retrouve un petit carnet de notes.

Piou, à peine 2 ans.

Je lui fais un bisou sur l’oeil. Il me dit :

“Oh tu m’as fait un bisou à l’oreille !”
Je lui réponds que c’est l’oeil.
Le soir, pour vérifier qu’il se souvient, je lui dis : “Elle est où ton oreille ?”
Il me regarde, lève les yeux en coin pour réfléchir, part en courant et me crie : “Vais la chercher !”

**********************

En montrant son cou :
“Moi j’ai malade au coeur, veux manger des frites.”

**********************

Il dormait alors dans la chambre de son frère à l’époque.
Au milieu de la nuit :
Piou : “C’est toi ?” (tout bas)
Son frère : “Oui, c’est moi”
Piou : “Tu fais gros dodo ?”
Son frère : “Oui, je fais gros dodo.”
Piou :”Bon, dors alors”

Remarquez, ça me change des mots de son benjamin de frère qui, dimanche dernier, en pliant ses chaussettes, en trouve une un peu raide et me lance : “Regarde moi ça, on dirait une anoxérique, elle est toute sèche.”

Previous Older Entries

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.