Entreprenez qu’ils disaient !
Alors que j’ai bien avancé dans ma formation, alors que les dés sont jetés (enfin, les chèques envoyés surtout) pour ma formation pratique qui va commencer le mois prochain, je tente de faire un pas en avant.
Déjà que j’y laisse une partie de mes faibles économies puisque je n’ai droit à aucune aide, là, ça sent vraiment le grillé…
Vous allez pouvoir constater qu’entre ce qui est dit (très fort d’ailleurs) et la réalité, nous avons un océan.
De quoi énerver la plus calme des Pommes !
1° démarche : appel de la Chambre de Commerce.
Ah mais non ! ni commerce, ni industrie : voyez donc l’URSSAF.
2° démarche : l’URSSAF. Là, la gentille dame me dit de me présenter au guichet pour avoir mon numéro d’immatriculation.
Hooooo ! mais je n’en suis pas encore là moi ! je voudrais réponses à mes questions.
Bon, je passe à un autre service.
J’ai des infos mais qui n’ont rien à voir avec ma demande (mais néanmoins utiles). Ce n’est pas de leur ressort.
Creusons nous un peu…
Bon sang ! l’auto entrepreneur ! mais oui … tout le monde en parle depuis sa mise en place en début d’année.
3° démarche : le Pôle Emploi.
Attention ! ça se gâte.
Déjà que je n’ai pas le statut de fonctionnaire mais que je suis quand même demandeur d’emploi puisque je n’ai pas un temps complet, je devrais entrer dans les critères.
Ben non ! Je suis demandeur d’emploi particulier : non indemnisée par eux, je compte pour du beurre (je suis TRES polie).
En clair, je n’existe pour personne (surtout quand il s’agit de lâcher du pognon hein !).
Parce que pour les aides à la formation : nenni, alors pour la création d’entreprise … fallait pas rêver. La dame me dit clairement que je ne peux avoir le statut d’auto entrepreneur, vu ma situation. Elle ajoute que LA REGLEMENTATION, C’EST LA REGLEMENTATION !
IL FAUT ENTRER DANS DES CRITERES ! (oui, je m’énerve !)
Il existe donc en France des VRAIS demandeurs d’emploi et les autres. Tant qu’à faire, autant que j’en sois.
Nous continuons : la Direction départementale du Travail et de l’Emploi.
Ca sonne dans un premier temps dans le vide.
Je rappelle.
La dame qui pourrait me renseigner n’est pas à son poste.
Je rappelle.
Ca sonne encore dans le vide.
(je ne vous parle pas de l’état de nerf dans lequel je suis, je préfère ne pas rappeler de suite)
Entre deux, je lâche un mail à un ami qui suit mes histoires de près et il se renseigne de son côté auprès d’une personne au faît du sujet.
Il m’informe que j’ai une information fausse de la part du Pôle Emploi. Il me glisse au passage le nom d’un organisme qui n’est pas sur ma région. Je tente donc de trouver l’équivalence.
Je continue mes fouilles et j’atterris à la Maison de l’Emploi.
Le monsieur qui s’occupe de ça ne reçoit que le Jeudi. Pas de chances, il ne peut pas avant la fin du mois.
Pas de possibilités non plus de mon côté.
Pas grave, on me passe une autre personne qui lâche des “euh” à n’en plus finir et me renvoie chez les collègues de la CEPAC.
Quid de la CEPAC ? il ignore, il sait juste que là bas, ils sauront sûrement !
Je me lance.
Question simple, réponse …….. qui se fait attendre. Petite musique de Mozart (je hais Mozart dorénavant) pendant … 18 minutes et hop ! coupé !
Pas grave. Je rappelle. Ah oui ! problème de téléphone … comme il n’y a que 2 personnes, je dois normalement avoir la bonne.
En effet.
Donc, là, j’ai des informations un peu plus complètes et on me dit de faire une demande d’inscription.
Je reste sur ma faim. Je ne sais toujours pas ce que je vais devenir si, comment faire ça, si j’ai droit à …
Je finis par trouver le site “officiel”. J’appelle donc.
La dame que j’ai au téléphone débite les informations à une vitesse hallucinante et finalement me renvoie vers un autre organisme.
Chacune de ses phrases est ponctuées par un : ” Si vous avez encore des questions, vous nous rappelez.”
Euh, oui, j’ai des questions mais je peux peut être les poser maintenant ?
Vu la rapidité des réponses, on comprend que c’est NON !
En fait, je n’ai pas du appeler à la bonne heure.
Donc, j’ai maintenant une info supplémentaire : je dois uniquement m’adresser au CFE de mon département.
OK mais pendant qu’elle m’a débité tout ça, j’ai en même temps cherché sur les pages jaunes et CFE, on ne connait pas.
Pas grave me dit-elle, vous trouverez dans l’annuaire papier. [l'art de se débarrasser d'un appel à la mauvaise heure ?]
Je finis par trouver le CFE en creusant le net et vous savez quoi ?
Ca me ramène à mes deux premiers appels de la journée : la CCI et l’URSSAF. La boucle est bouclée. Je fais mes valises et je déménage !
Avant de renoncer définitivement, j’appelle quand même l’organisme qui n’est pas dans ma région. Un charmant monsieur me renseigne (alors que je ne dépends pas de sa région et qu’il le sait !). Il me dit que normalement, le Pôle emploi devrait disposer d’un interlocuteur qui devrait … et m’explique un tas de choses très intéressantes (enfin !) MAIS qui me ramènent au Pôle emploi !
Il est 16h30, ils sont probablement tous en train de partir. J’en ai marre. Je renonce.
Amis de galère, vous qui voulez créer une micro entreprise. Faites simple : renoncez !
Je n’ose pas vous raconter les infos contradictoires que j’ai eues tout au long de cette journée, vous ne me croyiez pas !
Dites messieurs les ministres de l’économie, du travail, des fonctionnaires et cie : ils ont fait comment pour avoir ce poste tous ces gens là ? Parce que, ce qu’ils font assis, moi, je le fais facile debout.

Ah ! la machine bureaucratique… et les ministres (serviteurs au sens premier ?) ils ont fait comment pour mettre en place et alourdir la dite machine ? Pendant ce temps là le rouleau compresseur déshumanisant de l’État écrase de tous côtés. C’est énervant ce manque de cohérence. Je te comprends, que trop !
Bah quoi, t’avais pas lu Astérix chez les bureaucrates quand t’étais petite ? ^^
Un dossier déposé il y a un mois, avec X photocopies, pour vous ficher, vous classer… et surtout vous oublier !!
Téléphone encore ce matin ; dossier pas encore enregistré et l’excuse:
Ben oui !!…le mois de Mai a beaucoup de ponts !!… mais ça devrait se décoincer d’ici une semaine !!…sinon rappelez !!…
Daud, crois moi, je ne me laisserai pas broyer par la machine infernale !
Léo, il y a longtemps que j’étais petite !
Eric, je vois très bien de quoi tu parles … j’ai entendu ça aussi. Rayons Mai de la carte ! et hop !
En fait, il faut se déplacer. Et pour se déplacer, il faut du temps et beaucoup de patience.
Pomme, j’ai pensé à toi ce matin en allant au boulot quand j’ai entendu sur France Info ou France Inter lorsqu’il a été dit que le pôle emploi était débordé par tous les chômeurs.
En voilà une bonne nouvelle !!! ils vont sûrement embaucher alors !
Mais non Reine des Pommes! Ne renonce pas! C’est vrai qu’apparemment derrière ces faux-semblants de facilités administratives, c’est plutôt dur de se lancer mais je suis sûr qu’il y a toujours une possibilité, une faille qui ne demande qu’à être exploitée.
Poursuis cette formation, et peu à peu, renseignements par renseignements, vers tirés du nez de ces gens qui ne savent pas assumer leur travail, tu auras une information concrète.
Sinon, “détourne” la voie normale administrative. Trouve quelqu’un qui propose la même approche que celle que tu désires construire et demande lui comment elle en est arrivée là, quelles sont les démarches qu’elle a effectuées,…
Bon courage!!! A bientôt!
Ceci dit, il est très difficile de trouver des auto entrepreneurs car la loi est appliquée depuis seulement le mois de janvier.