Ca va ?

Certaines personnes ont une faculté incroyable pour, en quelques minutes, passer de la sympathie à l’antipathie absolue.

La question banale : “Ca va ?” n’a plus aucun sens chez ces gens là.

Exemple :

Vous croisez une connaissance qui vous demande si ça va. Vous répondez poliment oui mais votre mine dit le contraire.

1° phase : “Oh ! c’est un petit oui ça …” qui laisse donc penser que l’autre s’intéresse à vous et que vous allez pouvoir vous épancher sur sa maigre épaule.

C’est sans compter sur la 2° phase où vous répondez vaguement : “Je suis fatigué”. (Notons que vous avez repéré la maigre épaule et que c’est bien pour cela que vous n’en direz pas plus !)

La sentence tombe. C’est septembre, la rentrée dit-on. Donc il est INTERDIT d’être fatigué. On vous lâche un : “Déjà ?!”. Le ton du reproche est lourd…
Vous relevez la tête et vous faites mine d’aller mieux qu’il y a 2 minutes.
Finalement, je reviens sur ma première impression : ces gens là sont formidables !

En des temps éloignés, j’aurais sans doute, dans ce genre de situations, expliqué, justifié … aujourd’hui, je ne relève ni la phrase, ni la tête. J’ai le droit d’être fatiguée et j’em**** ceux que ça dérange. Parce que sans doute, c’est d’avoir leurs fesses posées sur un fauteuil, chez elles, qui les fatiguent plus que nous mais qu’elles sont rongées par les scrupules d’être plus fatiguées que nous !

Prenez garde avant de poser la question banale de vous assurer que finalement … la réponse vous intéresse !

~ par Pomme le 17/09/2009.

12 réponses to “Ca va ?”

  1. le “ça va” du quotidien comme ça, j’y réponds de la même manière : sans y penser et attendre de réponse sincère… ceux qui se soucient, tu les connais à la longue, et ils ne te demandent pas si “ça va” mais “qu’est ce qu’il y a” et c’est carrément pas pareil ;-)

  2. Salut M’dame Pomme,

    Comment ça va ? :lol:

    Moi je ne réponds même plus, je prends un raccourci du simple “Et toi ?”

    En ce moment je lis “L’open-space m’a tuer” pour comprendre ce qui m’arrive depuis quelques mois

    Ils ont fait de bonnes études, occupent des postes à responsabilités dans des entreprises prestigieuses, auront demain les clés de l’économie française… et pourtant, les jeunes cadres sont au bord de l’explosion. Dans les années 1980, ils étaient prêts à tout pour réussir. Aujourd’hui, ils prennent leurs RTT, refusent des promotions et pensent que la vraie vie est ailleurs. Fin des hiérarchies, tutoiement, flexibilité, mobilité, nouvelles technologies : sur le papier, les nouvelles méthodes de management font rêver. Mais passé l’enthousiasme des premières semaines, elles carbonisent vite les jeunes recrues. Tendinite du BlackBerry, malaises vagaux dus au stress, manque de reconnaissance d’une jeunesse en “mode projet”, départs pour des ONG de surdiplômés : dans des saynètes truculentes, on découvre les souffrances et les désillusions de la génération open space. Jusqu’à présent, elle continuait à faire bonne figure. Avec ce livre, elle décide d’ôter le masque

    et ensuite j’attaquerai “Travailler avec des cons” pour essayer de comprendre comment égayer mes journées sans tomber dans le Lexomil ou le Prozac.

    Les cons au bureau existent : vous les avez rencontrés ! Pour autant, ne croyez pas être l’heureux détenteur d’un quelconque privilège : ce malheur est très largement partagé. Cette existence admise, les cons au bureau, purs produits de la discrimination négative, perturbent chaque jour votre vie et bousillent celle de millions de salarié (e) s. Partant de ce constat, il était temps de vous donner les méthodes, outils et trucs incroyables pour faire face à ces fléaux. Comment identifier les cons au bureau ? Comment les comprendre ? Comment percer l’origine et le mystère de leur abyssale connerie ? Comment gérer efficacement votre con de bureau ” préféré ” et transformer l’enfer d’hier en de réjouissants et multiples pièges à cons ? En vous montrant comment travailler avec intelligence avec des cons, cet ouvrage, qui est aussi une formidable dénonciation de toutes les formes de harcèlement moral, fera de vous un très redoutable et très redouté bourreau des cons au travail.

  3. Ah ben tiens, je viens de trouver “Mon chef est un con !” qui m’a l’air encore plus approprié

    votre chef est un ” malade “… et vous faites tout pour l’éviter. Normal, mais inefficace. Ce type d’individu aime, en effet, affirmer son pouvoir en permanence. Il faut donc privilégier un autre type de stratégie, et c’est ce que ce livre vous propose. II montre comment utiliser les faiblesses de son chef pour développer des relations d’interdépendance avec lui et dédramatiser ainsi les rapports conflictuels. Afin d’y parvenir, l’ouvrage vous fournit les outils nécessaires pour mieux appréhender la personnalité de votre chef et vous donne les moyens pour faire évoluer la situation. Bien sûr, vous n’allez pas transformer votre boss ! Par contre, grâce à la méthode de ce livre, vous allez mieux le gérer et pouvoir ainsi travailler de façon moins stressée.

  4. J’avais cru trouver la solution en répondant “Non” au “Ça va ?”, histoire qu’on s’intéresse à moi.
    C’est encore pire…

  5. Moi je veux pas qu’on s’intéresse à moi, sauf que je m’appelle lise et que pendant des années on m’a sorti la même blague (ça valise quels cons la valise elle déborde j’arrive même pas à fermer couvercle alors je réponds gentillement pas mâle la valise est trop petite je veux pas passer pour une sauvage mais n’empêche!!!!!!!!!!!!!

  6. Bien d’accord avec toi Plume ! J’ai aussi repéré ceux qui répondent du tac au tac : “Et toi ?” humm ça cache un truc !

    Gag, je ne cesserai de le répéter, tu es une véritable mine de renseignements à toi tout seul !
    Tu sais, le problème, c’est que les cons au boulot pensent que c’est toi le con, du coup, ils achètent aussi le bouquin.
    Et pire : ils ne s’y reconnaissent même pas :( . Désespérant !
    Quant à l’open space, il nous vient, si je me souviens bien des Etats Unis. Le but était de mieux communiquer. Le résultat est pathétique…
    Je me souviens, j’ai testé aussi !

    Christophe, j’ai tenté à une époque aussi, de temps en temps. Et je te rejoins : y’a pas pire ! Moralité : autant aller bien.

    Lise, à ta place, je répondrais d’un rire narquois ! L’humour ras des pâquerettes est rarement associé à l’empathie.

  7. “Ah ! ça ira , ça ira , ça ira !” reprit en chœur le peuple interrogé. Une idée à creuser…

  8. Ah oui c’est vrai que moi aussi je réponds “ça va” à la plupart des gens sauf à ceux qui comptent….tout ça pour avoir la paix parce qu’en plus de ceux qui s’en tapent, il y a ceux qui sont des commères et qui vont répéter pourquoi tu ne vas pas bien etc etc à toute âme qui se trouve autour…

  9. Daud, sinon, il nous reste la méthode Coué (très utilisée ici ces temps ci).

    Logo, tu as raison, j’avais zappé les commères qui se délectent ! mais c’est sans doute parce que je les évite comme la peste, sauf si je veux m’amuser ;-)

  10. Travailler avec des cons, de Tonvoisin Debureau est un chef d’oeuvre, attention ceux qui ne comprennent pas le troisième degra souffret et les cons en prennet pour leur grade !!! TD c’est mon chouchou du moment !
    je te conseille aussi “vivre avec des cons” de “Tonvoisin Depalier” c’est le même auteur, et là maintenant je suis en train de lire de cet ecrivain “travailler moins gagner plus” la suite de “travailler avec des cons” bon courage avec tes cons de bureaux, pour te détendre, un tuyeau : je le suis sur facebook, il est zarb son pseudo change tout le temps, il se fait appeler Tonvoisin, amis decline son nom, je le cehrchais sur FB, alors pour infos, là c’est Tonvoisin de La Garlée, il y a un gros buzz sur ses citations quotidiennes eassye de le retrouver là !!

    la bise

  11. Merci pour l’info Carine, je crois que je vais commencer par “vivre avec des cons”. Je le dis souvent : on est cernés :(

  12. cela fait longtemps que je ne suis pas venue sur ton blog …. tout plein de gros problèmes (comme tt le monde hélas) j’espère que tu vas bien . Ta vie a-t’elle changée (en mieux bien sûr).Je t’embrasse bien fort ainsi que tes “petiots”. J’(ai eu beaucoup de problèmes, mais je ne t’oublie pas.

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