A malin, malin et demi

Dans l’art de manipuler, il existe différents degrés.

Pour commencer tout en douceur, nous citerons la manipulation gentille, partant d’un bon sentiment, non empreinte d’un esprit tordu. Car oui, nous sommes tous plus ou moins manipulateurs.
Exemple : la maman qui dit à son petit que Spiderman ne se nourrit que de haricots verts. (déjà cité quelque part) Reconnaissons lui là une volonté réelle et sincère de vouloir donner à son petit, le meilleur, pour grandir (les non amateurs de haricots verts pourront remplacer ça par des épinards/de la salade/des choux de Bruxelles…).

Maintenant que vous êtes dans l’ambiance, montons crescendo. Plus

Parfois, c’est un cartable qui fait déborder le vase

Là où il y a de la vie, n’est ce pas, il y a de l’espoir…

Il doit y avoir vie quelque part, dans une tour,  à la Défense. Des bons vivants qui ne prennent pas toujours le temps d’assumer le boulot qui leur incombe : être au service du client.
La Direction générale de la répression des fraudes, elle, en revanche, est efficace. Elle répond aux plaintes et donne même des conseils.

La plainte au tribunal approche. Hummm

J’ai les nerfs à vifs avec ce fichu bazar et d’autres soucis venant s’y ajouter. Ce qui fait que ce soir, en suivant un père lymphatique au possible, qui revenait de l’école avec sa fille équipée d’un cartable à roulettes, je me suis dit qu’il était temps de faire une pause.
Rien de tel qu’on bon vieil article ici pour lâcher la pression.

Donc, avez vous déjà entendu le bruit provoqué par les roulettes d’un cartable ?
En tout cas, les 4 chiens qui habitent à 200 m de l’école, eux, le connaissent et l’adorent.
3 d’entre eux lâchent des aboiements agressifs, très sonores et très graves. Le 4° lancent des cris ressemblant à un mélange de cri de cochon et d’hystérique en pleine crise.
Bien sûr, ils font tout ça en même temps.
Et le pire, c’est que ce n’est pas la gamine qui fait rouler le cartable, c’est le père !

J’ai beau prendre mon temps pour lui laisser de la distance, les chiens, eux, l’entendent à 5 km à la ronde. Les gens entendent les chiens sur 5 km à la ronde également. Tout va bien.
La scéne dure depuis l’achat du cartable, soit 1 an et demi, tous les soirs d’école.

J’en déduis donc que

1/ le père est sourd (il n’entend ni le cartable, ni les chiens)

1 ‘/ comme il n’est pas aveugle, il ne peut pourtant rater les sauts des chiens contre le grillage, il est donc, en plus, abruti

2/ la gamine tient du père

3/ les propriétaires des chiens n’ont aucune autorité sur les terreurs et / ou ils sont sourds également et / ou tout aussi abrutis de supporter ça

4/ le père est un gros fainéant pour ne pas porter le cartable de sa fille (sans compter l’air ridicule que ça lui donne de trainer l’engin)

5/je dois absolument gagner au loto, m’acheter une île déserte et vivre loin de tout ce vacarme environnant sous peine de me venger prochainement soit sur le père, soit sur les chiens, soit sur tous réunis.

Parce que … en rentrant : message sur le répondeur : FT qui veut intervenir sur ma ligne (j’ai compris avec bien du mal vu la qualité de ma ligne) et qui demande donc que je rappelle … sans laisser de numéro :mrgreen:

La loi du plus fort

Il fait un froid sibérien et pourtant c’est un concert de chants d’oiseaux auquel on a eu droit dans le jardin cette après midi.
J’observais leur manège dans l’immense sapin du fond du jardin, guettant le moment opportun pour se jeter sur les miettes qui leur sont destinées.

Un plus gros que les autres les empêche d’aborder mais ils sont patients. Si l’un d’eux s’approche, le gros revient à la charge.
Il utilise sa force contre les plus faibles. Dure loi de la nature.
Pour pouvoir quand même se nourrir, ils vont faire preuve d’une belle patience et attendre que le gros soit gavé.

Les humains ne fonctionnent heureusement pas de la même façon pour se nourrir (quoi que … ) mais les plus forts sont toujours là pour écraser les plus faibles.

En tout cas, ils s’y emploient et créent ainsi chez les plus faibles une sorte de rage contenue qui, si elle n’exprime pas au premier abord finit bien par être lâchée d’une manière comme d’une autre.
Dès lors qu’il y a conflit d’intérêt, on pourrait à la limite, tolérer ces "disputes" et comprendre qu’il faut une personne (vraiment) partiale pour les départager. Plus

Ce qui est dit, n’est pas écrit

Je crains que ce blog que je devais pourtant abandonner, ne reprenne du service pour épancher sur votre épaule bienveillante mon coeur trop lourd.
Voyez vous, l’espoir était revenu dans la maisonnée récemment : le service consommateurs avait appelé vendredi.
La dame m’a promis qu’on allait s’occuper de mon cas.
J’aurais du me méfier. Je le sentais pourtant, mon 6° sens était à l’affût et me poussait du coude.

Remarquez, je ne suis pas fine fine sur ce coup là. Parce que justement, j’ai l’impression qu’on s’occupe de moi.
Au delà du fait que je ne puisse plus téléphoner sans être coupée très vite, la liaison Internet est incertaine pour ne pas dire catastrophique.
Pas plus tard qu’hier soir, ça coupait toutes les 4 minutes exactement.
C’est Noël sous peu, ça clignote ici.

J’ai arrêté de croire au Père Noël depuis peu (et je l’avoue, je me suis un peu énervé contre lui ce midi. Il bosse une nuit par an et on va encore le plaindre qu’il risque de prendre froid), c’est peut être pour ça.
N’empêche, vous imaginez un peu : nous sommes mardi et pas l’ombre d’un appel du soit disant technicien (hyper performant). En même temps, je râle, mais peut être qu’il se pose la même question que moi : comment appeler un abonné qui n’a pas de ligne ?

Comme, par un curieux hasard (?) un internaute est arrivé ici depuis le site de mon fournisseur d’accès (je suis très perplexe sur le pourquoi du comment), je m’adresse à vous lecteur silencieux de XXX : PASSEZ LA SECONDE !

… un titre ne suffirait pas …

Une petite suite aux événements qui contribuent largement à me rendre nerveuse ?

Suite à de nouvelles coupures aujourd’hui, je tente, cette après midi, à plusieurs reprises de joindre un technicien pour signaler mon problème (le mot est faible).
Alors que la ligne se rebelle au bout de 3 minutes (le temps qu’il faut pour écouter la musique + l’opératrice + faire les choix qui vont bien), je parviens enfin à dire "allo".
Joie !

De courte durée.
J’explique au monsieur. Je le supplie presque de me rappeler sur mon portable si nous sommes coupés.
Nous sommes effectivement coupés. Il rappelle effectivement. Me demande de le féliciter de m’avoir rappelée. Tente de me prouver qu’en me rappelant ça prouve bien que LUI va m’aider (ils sont programmés pour dire ça). Commence à se fâcher un peu à renfort de "madame, madame" quand je lui dis que ça fait des mois que j’entends ça. Me demande de vérifier que j’ai la tonalité. Me demande de demander à Pierre, Paul ou Jacques de me téléphoner pour qu’on vérifie que ça sonne.
Et conclue, parce que toutes ces opérations sont ok : "Je ne peux rien pour vous, voyez, ça marche".

Grandiose non ?

Tss tss, c’est sans compter sur la suite.

Je tente de trouver les mots.

Je lui prends l’exemple d’un malade. S’il consulte alors que les symptômes ne sont pas présents, le docteur va quand même chercher à le soigner.
Il bafouille trois mots et répète sa phrase qui me tue : "Oui, mais là, ça marche".
J’insiste et lui demande si donc, je dois l’appeler quand le problème survient. Eurêka ! c’est ça qu’il voulait entendre. Oui, mais comment je fais pour appeler si je n’ai pas de ligne etc.

Et, parce que je le vaux bien, la chute est à la hauteur des emmerdements : "Vous voulez payer pour qu’un technicien vienne chez vous ?"

Non, je ne pleure pas.
Oui, je suis calme.
J’écris…

j’écris à beaucoup de monde maintenant. Ca me soulage.
J’inonde même.
Parce que parler à ces gens là, je vous l’assure, je ne peux plus !

Je suis très calme, pourvu que ça dure !

S’il n’y avait pas eu de suite à l’article (épisode) précédent, ça n’aurait pas été digne d’un grand intérêt finalement.
En ces périodes de fêtes qui approchent, moi, j’ai une série de cadeaux bien à l’avance. Pas juste me direz vous. Et vous aurez raison. Ce sont des cadeaux empoisonnés.
Du genre : je te donne, je reprends.

Donc, les coupures furent multiples jusqu’au passage d’un "spécialiste" qui a bidouillé mille et une choses et a décrété que ma ligne était coupée par FT. Ca, je tentais de le dire depuis pas mal de temps déjà.
Bien, tout le monde y met finalement du sien et un miracle se produit : ça maaaaaarche !

Oui, mais non. Ca marche sauf si je me sers du téléphone.
Si je téléphone, tout coupe.
En plus, ma souris ne répond plus.

Je garde donc en otage la clef 3G pour me servir du net et inonder à nouveau mon cher fournisseur de mes larmes les plus amères (et du fiel qui va avec, faut pas m’énerver).
Un premier texto m’informe que la prise d’otage dure un peu et qu’il faudrait que je pense à me bouger les fesses.

C’est là où immédiatement on peut se dire que l’efficacité de leurs services est fabuleuse selon les enjeux.

Je laisse passer 5 jours et comme tout fonctionne (presque) à merveille et que le deuxième texto évoque de façon vicieuse mon chèque de caution abandonné à la boutique, je file ramener la clef à 14h pétante aujourd’hui.

Croyez moi si vous voulez, à 15h pile (moment où la petite dame a du entrer l’info dans l’ordinateur que j’avais rendu l’otage), paf ! coupure.

Juste pour m’énerver, une autre une heure plus tard puis toutes les 10 minutes pendant 1 ou 2 minutes.

Qu’est ce qu’ils sont drôles !
Regarder le modem est devenu une obsession ici et vous savez quoi ? on finit par en rire (sinon, on tue).

Moderne disions nous …

Vous connaissez (ou avez remarqué) sans doute le principe de l’instit / prof qui veut des élèves qui comprennent tout, tout de suite, voire qui savent avant d’entrer dans la classe ?
Non !?
Brièvement : l’élève qui ne comprend pas est relégué au rang des ignares et le temps passé à lui expliquer réduit à peau de chagrin.

Bref, je reviens plus vite que prévu : je suis furieuse ! mais alors, furieuse !

Et quand je suis furieuse, je rue dans les brancards, je sors mes mots les plus aiguisés, je monte au plus haut niveau (je tente en tout cas) et je dénonce.
J’en profite au passage pour glisser une annonce : si un avocat, bien de sa personne, célibataire comme pas permis, souhaite refaire sa vie, il y a moyen de négocier.
Parce qu’un avocat, c’est quasiment toutes les semaines que j’en aurais besoin. Autant l’avoir sous la main et joindre l’utile à l’agréable.**

Alors, si certains profs voudraient que tout fonctionne pour ne pas se casser la tête, il y a des techniciens qui font la même chose. J’ai nommé : les techniciens de la hotline que j’ai régulièrement en ligne (haha, vous allez voir à quel point c’est une prouesse d’ailleurs).
En fait, j’en ai un différent toutes les semaines (parce que je ne peux pas faire mieux que l’appel hebdomadaire).

Et pourquoi donc ? parce que ça fait des MOIS que je suis somptueusement emmerdée par ma connexion Internet / Téléphone dite illimitée.
Cela fait donc des mois que mon fournisseur s’engraisse largement sans me rendre le service normalement à fournir.

J’ai donc affaire à des personnes (mais j’ai un doute sur le côté humain) qui me disent chaque fois : on va régler votre problème.
Chaque fois, c’est, suivez bien : une fois par semaine.
Le modem se remet au vert 2 jours et ça plante de nouveau.
Pire : je passe un appel (quand j’ai l’immense joie de découvrir que j’ai ma ligne) mais je n’ai droit qu’à une trentaine de minutes de communication.
Illimité vous disiez Monsieur XXX ? haha ! mais non ! 30 minutes maxi. Et ne comptez pas rappeler : la ligne reviendra selon le bon vouloir de Monsieur modem.

Ainsi, j’ai donc au téléphone des techniciens qui, pour se décharger du problème (apparemment insoluble) que je rencontre, m’annonce qu’ils vont (eux) bien s’occuper de moi.
Nous comprendrons donc dès le départ qu’ils pensent que leurs collègues sont des manches et qu’ils sont payés à ne rien faire. Ou à répondre gentiment au téléphone.
Parce que, gentils, ils le sont à peu près tous.

Sauf celui qui m’a promis hier, à 18h qu’il me rappellerait dans un quart d’heure.
Et vous savez pourquoi il ne m’a rappelé ?

Parce que j’ai osé demander qu’ils me débloquent à la vitesse grand V la possibilité d’avoir une clef 3G. C’est à dire le soir même en gros.
Pas fou le monsieur. Il est facile de dire qu’il va me rappeler… sans le faire. Il est loin, je ne peux donc l’étrangler.

Seulement voilà :
1/ pour s’occuper de mon cas, il va leur falloir 5 jours (ce que j’entends régulièrement). A l’issue des 5 jours, si toutes leurs manipulations savantes n’ont pas fonctionné, ils enverront (au bout d’un an, bravo !) un technicien chez moi. Lui, on ne sait pas le temps qu’il met pour venir…
2/ en attendant que fais je ? rien ! j’attends.
3/ mais sous 48 h , vous pourrez bénéficier de la fameuse clef 3 G. Pourquoi sous 48 h alors que nous sommes en 2009 ? A cause de l’administratif bien sûr ! J’ai pourtant donné la solution au monsieur d’hier : "Vous qui avez la chance d’avoir le téléphone, appelez donc la boutique la plus proche de chez moi et faites le nécessaire. Ou faites ça par Internet. Vous êtes mieux équipés que moi j’espère.’"
Non, vraiment, plus manches, je n’ai pas encore trouvé. Mais je ne cherche pas.

J’ai demandé à parler à un responsable. Chez XXX il n’y a pas de responsable. Nulle part ! Jamais ! D’ailleurs, quand on leur écrit par le biais de leurs formulaires "contact", on n’a jamais de réponse. CQFD.

Vous me direz sans doute que je peux bien me passer du téléphone et du net pendant quelques jours (soit plus de 70 % du temps).
Et bien non, justement, maintenant, je ne peux plus. Mon boulot dépend de ces merveilleux modes de communication.

J’ajoute autre chose qui dépasse l’entendement aussi : la semaine dernière, je me présente à l’une des boutiques. Je vois une offre pour une clef 3G à 1 € auquel s’ajoutent 5 € par mois d’abonnement (pour 3 petites heures, mais quand même).
Devant la somme de coupures, je me dis que c’est peut être la solution.
Même en tant que cliente, il faut montrer patte blanche. Pas de chance, je n’ai pas de facture EDF sur moi !

Comme la ligne revient entre deux, je mets de côté l’idée.
Ce matin, je reprends l’idée et je fonce dans l’hypermarché ouvert.
La dame me dit qu’il faut aussi être abonné au téléphone portable pour bénéficier du prix.
Demi retour. Je paie déjà assez cher un service qui ne fonctionne pas !

Et comme je retrouve comme par miracle ma ligne en milieu de matinée, je fouille sur le portail de mon CHER (très cher) fournisseur. Et je vois que finalement, il n’y a pas besoin d’être abonné à un portable.

Voyez ! impossible qu’ils soient tous d’accord. Comment voulez vous que je sois dépannée ?!

Alors je me demande si, parce que j’ai perdu un temps fou, je ne vais pas m’amuser à demander des dommages et intérêts pour manque à gagner.
Et puis demander le remboursement du fric qu’ils savent (là ils sont champions) débiter sur mon compte…

Parce que, ce qui est illimité, c’est surtout le nombre d’emmerdements rencontrés quand on est client chez eux !

 

** c’est un blague hein ! pas de blagues de votre côté surtout ….

Quand les lectures rejoignent la réalité

Suivant les bons conseils de Gag, j’ai investi dans les deux nouveautés littéraires que sont : "Travailler avec des cons" et "Vivre avec des cons".
Pour tout vous dire, c’est excellent.

Ma tendance à conjurer le sort a voulu que je lise "Travailler .." en premier, c’est à dire pendant les vacances. Pas de risques.

Mais j’aurais du, je le savais bien, lire les deux loin de tout.

J’ai testé pour vous le bouquin ET la réalité des choses.

Il n’est pas prévu que je me lève tôt un jour férié ou le week end mais parfois, ma douce progéniture a des idées fumantes du genre : prendre le train de très bonne heure le jour dit pour aller voir les copains qui habitent à l’autre bout du département.
N’écoutant que mon bon coeur de mère, j’émerge à 6h du matin. Déjà, il faut savoir que ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour me planter un sourire épanoui sur le visage.
Mais je suis une bonne nature quand même et j’arrive à prononcer le "bonjour" et le "dépêche toi" d’usage avant de me jeter sur mon thé.

Nous partons donc alors que la France entière dort encore (rage).
Enfin, non, pas entière. Certains se sont levés exprès pour me pourrir la journée.

On croit qu’on peut ne pas avoir un train pour cause de grève. Il y a pire : le "ben ça marche pô" du guichetier ahuri qui vous dit ça au bout de 10 bonnes minutes d’acharnement informatique.
Quand les minutes, justement, s’égrainent et qu’on sent bien que le train, lui, ne va pas attendre, la fumée n’est pas loin de sortir des narines, tel le taureau près à foncer.
Mais le guichet est à l’ancienne, on parle dans l’hygiaphone, je me demande même si la vitre n’est pas blindée (sont méfiants , normal, ils nous cherchent). On ne peut pas foncer.
On questionne donc : "Bien, comment fait-on".
"Zont qu’à payer au contrôleur direct".
Ah oui, mais non, parce que ma carte bleue, ils ne l’utilisent pas. Donnez moi le prix, je vais leur donner du liquide.
"J’veux bien réessayer encore mais d’manière, ça me donne même pas le prix" (notez la syntaxe, et encore, vous n’avez pas l’accent, bande de veinards !).

Je m’énerve, je lâche qu’avec la SNCF tout est possible et à n’importe quelle heure et je conclue en disant qu’il n’y a même pas un distributeur (pour lâcher le pognon aux gamins qui, bien sûr, trépignent).

C’est là où ça devient magnifique … le guichetier (guicheton, guicheteur, au choix) me dit : "ben si, sur le quai quoi".

C’était tellement plus simple à dire non ?

Bé non, justement, parce que je crois avoir compris : il répond aux remarques et aux questions. Il n’est pas formé pour donner une solution intelligente de lui même.
En même temps, il faut bien que je vous l’avoue : sur la porte de la gare, il y avait une affiche : "Fermée, passez par le portillon directement."
j’ai osé pousser la porte, j’ai osé …

Et vous savez le plus terrible ? mes fils sont partis sans me dire "au revoir".

Je ne dormais plus depuis un moment déjà, pourtant, j’ai rêvé, en remontant en voiture, de reculer très vite et très fort pour l’ouvrir toute grande sa porte de gare, jusqu’au guichet tiens.

Moralité : tant que je n’ai pas terminé ce bouquin, je ne sors plus !

Nos ados ne sont plus des enfants et pas encore des grandes personnes (soupir)

Afin d’assurer à tous les parents qui ont une progéniture encore à l’état d’enfants et donc, un lot de phrases adaptées à l’âge, comme l’amie Plume, par exemple, qu’ils verront leur vocabulaire évoluer au fil du temps,
que le ton employé sera bien évidemment très différent,
que les nerfs en prendront un coup au quotidien sauf si on sait : souffler, oublier, zapper, frapper ou bêtement fermer une porte de chambre parfois.

Donc, que dit-on 20 fois par jour (inutilement) à un ado ?

- tu penses à faire tes devoirs (version largement renouvelée en période de vacances)

- tu as du linge sale (il faut savoir que l’ado n’a QUE du linge sale et une armoire vide) ?

- tu manges encore ?! (l’ado a faim une heure après avoir quitté la table et vidé intégralement ses deux assiettes)

- pourrais tu rincer le lavabo/accrocher ta serviette/ramasser tes chaussettes sales/refermer le tube de dentifrice de temps en temps ? (il faut savoir qu’on n’impose rien à l’ado, on lui demande gentiment)

- tu te fous du monde ? tu me prends pour une gourdasse ? (au choix, selon le niveau de mauvaise foi utilisé et là, les nerfs sont un peu à vif, vous oubliez les civilités d’usage)

- où sont passés les ciseaux à ongles ?

- qui a vidé tout le shampooing/gel douche sans prévenir (l’ado est très propre)

- viens chercher ton linge propre (il faut savoir que l’ado quitte rarement sa chambre et ne fait pas le rapprochement entre le fer à repasser et son armoire vide) / phrase répétée à loisir tout le week end et si vous avez un ado sourd, ça peut déborder sur le lundi. Le mardi, vous devez normalement avoir renoncé et balancé l’intégralité du tas sur son lit (que vous retrouverez à terre le mercredi matin)

- tu appelles ça une chambre ?

- tu fais collection de poussières ?

- tu as déjà tout dépensé (l’ado dépense son argent de poche plus vite que vous ne le gagnez) ?!

- viens ranger ce que tu as utilisé (il s’agit souvent de la table du petit déjeuner ou du goûter)

- baisse le son (l’ado vit dans sa chambre mais n’est pas égoïste question décibels)

- c’est normal les paquets de gâteaux vides dans ta chambre ?(la même version existe aussi pour :  petites cuillères, verres, miettes, tout est possible, l’ado déborde d’imagination)

- non je n’ai pas fait les courses (suivi de : oui il n’y a que ça comme desserts)

- bouge tes fesses (l’ado ne quittant pas sa chambre hurle pour vous parler et pense bien sûr que vous êtes à sa disposition)

- viens mettre la table (pensez au préalable à avoir vidé le lave vaisselle, sinon, vous serez accusée d’avoir prémédité le coup, il s’en suivra une discussion sans fin et sans fond mais avec beaucoup de formes qui vous gâchera le repas)

et la phrase fétiche : "débrouille toi" , utilisée dans maintes situations du genre :

- il a un peu séché un cours
- il a un peu oublié de faire un devoir
- il a peu oublié ses affaires de sport (et vous appelle un quart d’heure avant l’heure de cours)
- il a carrément oublié de se lever le matin
- il a retrouvé son tas de linge du mercredi matin, pensé négligemment que ce linge était sale, l’a mis dans sa corbeille et hurle que son armoire est vide …
- il a perdu la clef de la maison (SA clef qui l’empêche de rentrer plus tôt que vous)

au delà des phrases, les mots :

- encore ?! (le o est appuyé fortement)
parce que l’ado abuse de beaucoup de choses ou renouvelle ses expériences pour tester vos nerfs.

- parce que (pas de suivi. Vous aviez appris à expliquer à la version enfant, sachez qu’on n’explique plus à l’ado qui a une foule d’arguments qui ira à l’encontre des votres et fatalement, vous contrarieront, voire vous useront)

Mais surtout, il existe un nombre régulier de phrases pensées mais non dites (pour la paix de la famille) :

- c’est mon fils / ma fille ?
- il le fait exprés ou il est bête ?
- il me cherche …
- mais il va se taire oui !
- rien à leur dire à cet âge là !
- quand je pense qu’il était si mignon tout petit
suivi logiquement du
- ça ne devrait pas grandir

J’ai quand même une bonne nouvelle : ils savent encore dire "Maman" /"Papa" et quelque part ça fait fondre (sachez néanmoins que l’effet est rapide car c’est souvent suivi d’une demande qui ne vous arrange pas du tout !).

Allez, une deuxième bonne nouvelle : nous étions tout pareils à une époque non ? ;-)

On ne devrait pas…

Des journées comme ça … pas tous les jours surtout !!

Je pars, pour un rendez-vous, de bon matin pour Lille. Je pars suffisamment à l’avance car je dois faire un détour sur la Belgique.
Ca commence fort, il pleut des cordes et la vitesse doit être réduite histoire de voir devant.
A quelques kilomètres de l’arrivée, énorme bouchon.  1 h ! coincée une heure ! Ah ! le terril d’Henin Beaumont, je le connais sous toutes ses facettes quasiment.
Je renonce à passer par la Belgique, j’irai après. En attendant, il s’agit de se garer, je suis déjà un peu en retard.

Quand ça merdouille comme ça, on devrait avoir l’instinct de ne pas en rajouter. Mais on en rajoute…
Je tente de me garer le plus près possible du lieu de rendez vous.
Je trouve une place. Satisfaite, je file. Je suis finalement garée un peu plus loin que prévu. GPS à la main, je déambule dans les rues et plaf ! il tombe en rade.
Le rendez vous est un peu en retard.
J’en profite pour retourner à la voiture pour me rapprocher, ayant répéré des places.
On ne devrait pas en rajouter. Mais on en rajoute.
Aucune place pour moi.

Tant pis, je mets les warning, je tente le coup. Jour de chance (ah ah) je ressors, le pare brise est nickel. Plus

Conduire ou s’énerver, j’ai choisi

Pour des raisons un peu compliquées à exposer ici, je me suis trouvé "loin" de mon cher blog qui tend à mourir à petit feu …

Mais tout a une fin n’est ce pas ?

En même temps, je me sens un peu loin de mes lecteurs alors je reviens faire un tour ce soir ! parce que j’ai la petite anecdote toute fraiche qui va bien pour cette fois de mois.

Je suis allée à Roissy chercher une partie de ma progéniture hier soir (je récupère, je redépose, je récupère à nouveau …. ce ne sont pas des fils que j’ai mais des oiseaux !).
Au retour, parce que le coeur était gros d’avoir abandonné amis et amiEs, je lui raconte les dernières nouvelles du front et voilà qu’il me pose LA question qu’il ne faut pas (joker, je ne dirai pas ).

Je lui réponds, je donne des détails et comme le sujet n’est pas bénin, je sens l’émotion qui énerve monter doucement…

Arrivée au péage, tant qu’à faire, voilà l’équipe de la SANEF qui nettoie au karcher la zone "télépéage". Pas de chance, la ligne juste à côté ne veut pas m’ouvrir la barrière malgrè les nombreux mouvements dans l’air que je fais avec l’engin.
Je recule, prends le ticket, rageuse, et je redémarre…

Et au lieu de passer la seconde, je tire le frein à main !
ça surprend !!!!

Alors, je pensais, qu’en plus des messages indiquant les travaux, accidents, incitation à ralentir pour cause de pollution, ils devraient aussi indiquer quand JE suis sur l’autoroute…

Oui, j’ai honte ! :mrgreen: mais si mes fils étaient vraiment des oiseaux, je n’aurais pas besoin de m’énerver sur les routes !
Et finalement, ça a eu pour effet de me calmer net …

NB : j’interdis quiconque de faire la moindre allusion aux femmes au volant : je n’ai eu qu’un accident dans ma vie, c’était en 1986, il y a prescription.

Du bon usage du marketing

Je suis sûre que pas un seul d’entre vous n’a raté les épisodes de la crise (qui, disons le, tend à se calmer pendant les congés)… et qui dit "crise" , dit restriction.

Les restaurateurs le disent : "c’est calme."
Non que ce soit calme parce que les gens n’ont effectivement plus d’argent mais parce qu’on leur a fichu une belle frousse.
Soit, il y a certainement des riches qui le sont moins et des pauvres qui le sont plus.
Mais globalement ?

Globalement, j’ai un doute !
Il parait même que bison futé (que ça m’énerve !) n’a pas chômé lui …

Donc comme toute société qui se respecte, chacun y va de sa pub pour pousser au vice extrême de la consommation inutile.

Et on y va pour les campagnes d’affichage (qui coûte une fortune , consommateurs, pensez y avant d’acheter )…
Je me retrouve à un feu rouge et j’ai le temps d’apprécier l’intelligence qui consiste à vouloir vendre en utilisant n’importe quoi.

Et n’importe quoi c’est : une bouée, symbôle de l’enfance, du petit trésor qu’on emmène à la plage, innocent s’il en est.
Que fait-on avec une bouée maintenant ? on y plante un couteau (dans la tête du "canard") et on y met le sang nécessaire pour que le spectateur savoure.
Parce que, spectateur il y aura : c’est une publicité pour une chaine de TV qui nous annonce que les "méchants ne sont pas en vacances".

Point de vue d’un adulte standard : waouh ! ça va saigner, je ne vais pas m’ennuyer.
Point de vue d’un adulte évolué : bande d’abrutis ! vous voulez traumatiser nos chérubins ?
Point de vue d’un enfant : se baigner est dangereux.

Réaction d’un adulte standard : je m’abonne.
Réaction d’un adulte évolué : je boycotte.
Réaction d’un enfant : je ne veux plus aller à la plage.

Comme l’enfant ne veut plus aller à la plage, les parents vont mourir d’ennui et … s’abonner !

Sauf si ils ont affaire à un adulte évolué qui va leur expliquer que c’est n’importe quoi puisque si on plante un couteau dans une bouée, elle crève. Et qui va surtout vite lui apprendre à nager … sans bouée !
Je fabriquerais des bouées, je serais verte !

Appelez le Maître !

Un rapide bilan sur ces dernières semaines parisiennes …

J’ai tout d’abord eu le plaisir de rencontrer plusieurs personnes avec qui j’ai passé un joli moment. Qu’elles soient ici remerciées (pour celles qui se reconnaissent) !
J’ai eu l’impression à chaque fois d’être reliée à un monde réel et je vous assure que j’en avais besoin !

Si je me suis ensuite coupé de toute relation, c’est simplement (… ) qu’il me fallait quand même être au point pour ma certification !

Me voilà donc de retour dans mon doux foyer, la pelouse tondue, les affaires remises en ordre, il m’a aussi fallu m’occuper de mon chauffe eau.

Et c’est là où commence la succulente histoire du Maître du monde (ou tout au moins, Maître des artisans ou Maître chez lui, chez moi … ).

Qu’on n’imagine surtout pas que je suis entourée d’êtres mauvais , poursuivis par le dessein de me pourrir la vie, je suis sûre que vous en avez rencontrés vous aussi, des gens de ce genre.
Donc, le chauffe eau ne chauffe plus. Embêtant puisque c’est sa fonction première n’est ce pas ?
Encore plus embêtant car lorsque je me lave les cheveux à l’eau froide, j’ai la sensation de faire mourir quelques neurones.

Je m’empresse donc lundi d’appeler celui que je considère comme un magicien : le plombier.
J’ai failli écrire "mon" plombier mais ce serait prétentieux. N’empêche que cet homme là, en plus d’être efficace et rapide, est fort sympathique.

Seulement voilà, suite à sa dernière intervention ici, compte tenu d’une réparation "déductible" du loyer, mon cher propriétaire a cru bon de l’appeler , de l’injurier et … de lui interdir l’accès chez moi. Chez moi, ou chez lui, du coup, j’ai un doute !

Il existe donc en ce bas monde des êtres qui se croient autorisés à faire ce genre de choses…
Je me suis dit qu’il avait du décrocher son téléphone à chaque fois qu’un artisan était intervenu et j’imagine bien la tête de ces braves hommes, n’ayant rien demandé !

A part ça ? tout va bien !

Injustice

J’ai parlé plusieurs fois ici de la perversion narcissique et de l’expérience que j’en ai.
J’ai aussi raconté de ci de là d’autres histoires.
Il existe un tas de sites aujourd’hui où on en fait état et, je l’espère, c’est le début pour qu’enfin, la justice bouge.

Nadia me confie son histoire. J’en fais ici état parce qu’il y a urgence.
Il y a un jeune garçon à sauver. Un gamin qui n’a rien demandé, surtout pas à souffrir d’un père PN (pervers narcissique). Un jeune garçon qui parle de suicide, qui vit une angoisse quotidien, qui, ne pouvant retourner sa violence contre quiconque, la retourne contre lui.

La maman qui en a eu la garde pendant un moment, s’est vu retirer son enfant, grâce aux multiples interventions de la grand mère qui est encore plus monstrueuse que le père.
La maman a apporté des preuves de souffrances psychologiques terribles chez son enfant, sans succès.
Elle a été victime de coups entrainant des conséquences graves sur sa santé, sans qu’il ne se produise absolument rien côté justice.
Elle s’est entendu dire des choses hallucinantes, que ce soit du côté de la justice ou du côté de la police.
Elle vit dans la peur quotidienne, pour elle, pour lui.

J’ai cette maman au téléphone, qui me semble, pour la première fois, entendre quelqu’un qui la comprend.

Nous sommes en 2009, en France et il existe encore des enfants mal traités, des violences physiques et morales non reconnues ou bafouées !
Si vous connaissez une bonne adresse d’un avocat, sur Paris, écrivez moi.

Tous ceux qui veulent relayer l’information sur leur blog sont les bienvenus.

Merci pour lui.

 

 

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