Prenons un cas tristement classique où Toxique  vient de se comporter de façon plus qu’odieuse avec vous.

(Note : pour éviter d’employer à tort peut être, le terme de « pervers narcissique », nous utiliserons le prénom Toxique, qui convient fort bien aux tordus du cœur et de la tête, qui prennent un malin plaisir à détruire les petites Pommes innocentes qui se promènent dans la nature humaine.)

Dans un premier temps, vous faites connaissance avec la sidération : « Comment peut-il vous traiter ainsi ?! Qu’est ce qui lui prend de vous malmener ainsi ?! ».

Forcément, vous avez du mal à réagir puisque vous n’êtes pas préparée à ça.

(Note : on n’est jamais préparé à des comportements versatiles aussi soudains que violents d’ailleurs)

Comme vous êtes d’un naturel gentil, vous acceptez d’en reparler avec Toxique calmement, quand la tempête est passée.  Il est évident qu’il faut attendre la fin de la tempête car avec les personnes toxiques, discuter et demander le calme alors qu’elles sont en pleine crise revient à recharger le barillet du pistolet avec lequel elles vous tirent dessus.

Donc.

Vous avez retrouvé vos esprits. Toxique aussi.
Enfin, façon de parler, disons que Toxique est en mode rassasié – donc, ne vous aboie plus dessus. Enfin, plutôt, toxique est passé en mode Caliméro de haut niveau. Il vient de vous rappeler ses longues années d’agonie dans l’enfance et vous venez de vous dire qu’il a suffisamment souffert pour ne pas en rajouter.

(Note : ce n’est pas de votre faute s’il a souffert mais la peur de la sentence parentale aidant, il vaut mieux que ce soit vous qui payiez.  Il n’aura jamais le courage d’aller leur présenter l’addition. Et puis il s’en fout complet : il lui faut une cible. Un peu fragilisée. Vous êtes idéalement magnifiquement parfaite.)

Bravo Toxique ! Il vient pile de changer de costume : vous étiez la victime, il était le bourreau, vous avez souhaité a minima qu’il convienne qu’il était allé beaucoup trop loin ; perdu ! C’est presque vous qui allez vous excuser parce qu’il a inversé les rôles : vous êtes devenue la vilaine qui se plaint et lui, la victime qui subit votre manque d’indulgence.

Car oui ! Il faut absolument, avec Toxique, passer rapidement en mode indulgence « je comprends », « pardon pardon » pour ne pas risquer de réveiller l’ogre qui sommeille.

Mais quand vous acceptez, bien innocemment et surtout complètement inconsciemment de le laisser passer en mode victime, vous n’imaginez pas le mal que vous vous faites. Vous vous condamnez à ce qu’il ne s’excuse jamais ! Vous vous condamnez à prendre soin de lui dès qu’il vous a maltraitée ! Fort non ?

(Note : il ne s’excusera jamais mais au moins, vous, vous auriez pu vous accorder cette souffrance … qu’il vous a interdit de ressentir et qu’il a évidemment nié puisque sur l’échelle de souffrance, il est bien plus mal loti que vous. Ben voyons ! Punaise, il a un don incroyable pour m’énerver !)

En fait, dès que la conversation va revenir sur la scène de violence (verbale ou physique), il va renverser la situation, voire se convaincre que vous avez forcément fait quelque chose de mal pour qu’il en arrive là.

Ce jeu malsain s’appelle le triangle infernal ou triangle de Karpman. Il est impossible d’en sortir tant que vous acceptez de minimiser ce qu’il a fait. Tant que vous tentez de sauver ce paumé, vous êtes coincée dans ce foutu triangle et vous vous y noyez.

(Note : il s’en fout royal aussi puisque dès que vous serez noyée, il ira pêcher une autre proie.)

Voilà pourquoi, quand un toxique vous quitte, vous enragez malgré le soulagement que vous ressentez qu’il se barre (enfin) de chez vous (la plupart du temps). Ce que vous ressentez est difficile à décrire, c’est une mélange de rage et de haine et un sentiment de trahison et d’impuissance, c’est une colère qui ne ressemble pas vraiment à un chagrin d’amour, c’est « juste » la rage d’avoir été bafouée dans votre statut de vraie victime d’un vrai toxique ! Et comme il n’a pas réparé (en confirmant le mal qu’il vous a fait), il vous laisse dans votre état.

Dans un second temps et tous les temps qui suivront, vous n’aurez même plus l’idée (saugrenue) de vous plaindre, vous aurez compris (conditionnée et contaminée par la violence de Toxique) que c’est in-ter-dit !

Votre colère va monter et grossir en vous, sans jamais pouvoir sortir. Vous ne pourrez pas y mettre de mots, ce sera un malaise permanent mais innommable et inconscient, bien enfoui sous la coquille de Caliméro alias Toxique.

Gaffe à l’implosion (traduire : maladies en tout genre) !

Le mieux est de verser votre colère en comprenant dans quel foutu piège il vous a prise encore une ultime fois.

Faites lui un courrier bien saignant (que vous n’enverrez pas, Toxique n’a aucun sens de l’humour, aucun remord, aucun scrupule. Toxique est pourri du cerveau et du cœur), lâchez les pires gros mots qui vous viennent, lâchez votre colère autant que vous pouvez, c’est la seule façon de se soulager. Et apprenez à ne plus jamais vous laisser malmener, surtout sous couvert de mots d’amour en « échange ». Quand on aime, on ne fait pas du mal. Quand on aime, on aime. Point.

Et si vous ne voulez plus tomber sur un Toxique de ce genre, lisez Pomme😉 . Au moins, ça vous fera sourire et ça changera !

je-suis-la-reine-des-pommes-memoires-d-outre-vie-pommehttp://www.leseditionsdunet.com/autobiographie/4318-je-suis-la-reine-des-pommes-memoires-d-outre-vie-pomme-9782312045221.html

 

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