Je lis.

Je lis beaucoup.

Je lis surtout, en ce moment, tout ce qui se dit sur les pervers narcissiques et autres races toxiques qui polluent la société.

Si je lis tout ça, ce n’est pas par masochisme, c’est pour tenter de comprendre. Car, ne l’oublions pas, j’ai élevé 3 garçons et, dans ce qui se dit sur les maris toxiques, j’ose espérer ne pas avoir mis au monde de futurs destructeurs d’âmes et de cœurs. Bien sûr que je suis convaincue ne pas l’avoir fait, mais d’autres l’ont fait, forcément.

J’élude de suite la remarque sur les femmes toxiques ; je les ai croisées aussi et je puis vous dire que c’est du haut vol ! … mais plus tard.

Donc, vaste sujet, d’actualité (à moins que je n’y sois plus sensible pour avoir testé quelques expériences épineuses avec certains d’entre eux ? …) qui fait couler de l’encre ou fait tapoter les petits doigts frêles des ex victimes et les doigts agiles des journalistes et écrivains.

Au détour d’une réflexion, repensant à ces toxiques/tordus/dégénérés que j’ai donc croisés, je fais le lien avec leur enfance et leur mère. Ah ah ! voyez finalement, qu’on y arrive à la femme toxique. En l’espèce, c’est la mère, appelée par mes soins « reine mère », menaçante, régnant sur son monde à la baguette (et ce n’est pas celle d’une fée, croyez-moi), se faisant obéir à la force de ses sourcils froncés (ironie : ils blanchissent et disparaissent lentement…. jubilation personnelle !!) (jubilation éteinte rapidement en me souvenant de ses regards tueurs)(dommage).

Donc, ces messieurs ont souffert d’une mère toxique, ne les aimant pas (voir Tome 2 des mémoires de Pomme) (Tome 1 aussi remarquez).

Ils ne sont pas conscients de cette faille. Ou le sont. Peu importe. Il leur est, quoi qu’il en soit IM-POS-SI-BLE d’en vouloir à leur mère.

Impossible car la société a dit : « tu aimeras ton père et ta mère » etc.

Et puis aussi, important, l’enfant n’avait personne d’autre à qui s’accrocher pour survivre.

Et puis, sans autre modèle, il ne savait pas qu’il était possible d’être aimé.

Et puis, il n’a pas appris qu’il était aimable.

Ça fait beaucoup de problèmes emmagasinés.

Ça donne beaucoup de failles énormes, infinitésimales même.

Certains se réveillent de leur aveuglement au bout parfois de quelques années, par le hasard d’une rencontre, d’une lecture, d’un film … d’autres ne se réveilleront jamais.

C’est de ceux là dont il s’agit pour le présent billet.

Ils sont menés par la haine qu’ils ne peuvent destiner à leur mère et qu’ils vont faire grandir à mesure des mois et des années à destination de leur femme. Puis des enfants.

Le message est « simple » : « je n’ai pas eu de mère, je t’interdis d’en être une pour les enfants, je les détruirai s’il le faut, je te détruirai, … il le faut ».

Leur présenter une image de mère aimante leur est insupportable ; l’idée même qu’une femme puisse aimer son enfant leur renvoie une si profonde blessure qu’ils ne peuvent même pas s’en relever, alors … ils détruisent.

Ce soir, Pomme n’a pas le cœur à rire.

Aujourd’hui, on a appris que Jacqueline Sauvage ne serait pas libérée. Tous ces juges ignorent que la prison dans laquelle elle a vécu toutes ces années était sans doute bien pire que celle dans laquelle elle se trouve aujourd’hui.

Tous ces juges ignorent qu’une mère peut se sacrifier, qu’une femme peut être mise à terre par la puissance d’un homme qui tue à petit feu et la mère et les enfants.

Il a été dit notamment qu’elle se maintenait trop dans une position victimaire.

Est-ce si difficile à imaginer un enfer de plus de 40 ans au point d’en vouloir à cette femme d’avoir un regard perdu et éteint ?

Est-ce si difficile à imaginer qu’elle puisse ne pas se sentir libérée par l’acte qu’elle a commis et qu’elle a sans doute eu tant de fois envie de commettre ?

Devrait-elle demander pardon à la société ? … honnêtement, j’ai du mal avec cette notion là, beaucoup, beaucoup de mal.

Ce soir, j’ai mal pour ce pays qui n’y voit pas clair.

Les choses auraient-elles été jugées différemment si le même acte avait été commis par une victime du monstre Dutroux ?

Ah oui ! au fait … à quand l’apprentissage de : « Tu aimeras ta femme et tes enfants, tu les respecteras, tu ne les détruiras pas. »
Ah ! dans quelques siècles ? …

 

2 réflexions sur “Il y a « prison » et « prison »

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