Moderne disions nous …

•11/11/2009 • 4 commentaires

Vous connaissez (ou avez remarqué) sans doute le principe de l’instit / prof qui veut des élèves qui comprennent tout, tout de suite, voire qui savent avant d’entrer dans la classe ?
Non !?
Brièvement : l’élève qui ne comprend pas est relégué au rang des ignares et le temps passé à lui expliquer réduit à peau de chagrin.

Bref, je reviens plus vite que prévu : je suis furieuse ! mais alors, furieuse !

Et quand je suis furieuse, je rue dans les brancards, je sors mes mots les plus aiguisés, je monte au plus haut niveau (je tente en tout cas) et je dénonce.
J’en profite au passage pour glisser une annonce : si un avocat, bien de sa personne, célibataire comme pas permis, souhaite refaire sa vie, il y a moyen de négocier.
Parce qu’un avocat, c’est quasiment toutes les semaines que j’en aurais besoin. Autant l’avoir sous la main et joindre l’utile à l’agréable.**

Alors, si certains profs voudraient que tout fonctionne pour ne pas se casser la tête, il y a des techniciens qui font la même chose. J’ai nommé : les techniciens de la hotline que j’ai régulièrement en ligne (haha, vous allez voir à quel point c’est une prouesse d’ailleurs).
En fait, j’en ai un différent toutes les semaines (parce que je ne peux pas faire mieux que l’appel hebdomadaire).

Et pourquoi donc ? parce que ça fait des MOIS que je suis somptueusement emmerdée par ma connexion Internet / Téléphone dite illimitée.
Cela fait donc des mois que mon fournisseur s’engraisse largement sans me rendre le service normalement à fournir.

J’ai donc affaire à des personnes (mais j’ai un doute sur le côté humain) qui me disent chaque fois : on va régler votre problème.
Chaque fois, c’est, suivez bien : une fois par semaine.
Le modem se remet au vert 2 jours et ça plante de nouveau.
Pire : je passe un appel (quand j’ai l’immense joie de découvrir que j’ai ma ligne) mais je n’ai droit qu’à une trentaine de minutes de communication.
Illimité vous disiez Monsieur XXX ? haha ! mais non ! 30 minutes maxi. Et ne comptez pas rappeler : la ligne reviendra selon le bon vouloir de Monsieur modem.

Ainsi, j’ai donc au téléphone des techniciens qui, pour se décharger du problème (apparemment insoluble) que je rencontre, m’annonce qu’ils vont (eux) bien s’occuper de moi.
Nous comprendrons donc dès le départ qu’ils pensent que leurs collègues sont des manches et qu’ils sont payés à ne rien faire. Ou à répondre gentiment au téléphone.
Parce que, gentils, ils le sont à peu près tous.

Sauf celui qui m’a promis hier, à 18h qu’il me rappellerait dans un quart d’heure.
Et vous savez pourquoi il ne m’a rappelé ?

Parce que j’ai osé demander qu’ils me débloquent à la vitesse grand V la possibilité d’avoir une clef 3G. C’est à dire le soir même en gros.
Pas fou le monsieur. Il est facile de dire qu’il va me rappeler… sans le faire. Il est loin, je ne peux donc l’étrangler.

Seulement voilà :
1/ pour s’occuper de mon cas, il va leur falloir 5 jours (ce que j’entends régulièrement). A l’issue des 5 jours, si toutes leurs manipulations savantes n’ont pas fonctionné, ils enverront (au bout d’un an, bravo !) un technicien chez moi. Lui, on ne sait pas le temps qu’il met pour venir…
2/ en attendant que fais je ? rien ! j’attends.
3/ mais sous 48 h , vous pourrez bénéficier de la fameuse clef 3 G. Pourquoi sous 48 h alors que nous sommes en 2009 ? A cause de l’administratif bien sûr ! J’ai pourtant donné la solution au monsieur d’hier : “Vous qui avez la chance d’avoir le téléphone, appelez donc la boutique la plus proche de chez moi et faites le nécessaire. Ou faites ça par Internet. Vous êtes mieux équipés que moi j’espère.’”
Non, vraiment, plus manches, je n’ai pas encore trouvé. Mais je ne cherche pas.

J’ai demandé à parler à un responsable. Chez XXX il n’y a pas de responsable. Nulle part ! Jamais ! D’ailleurs, quand on leur écrit par le biais de leurs formulaires “contact”, on n’a jamais de réponse. CQFD.

Vous me direz sans doute que je peux bien me passer du téléphone et du net pendant quelques jours (soit plus de 70 % du temps).
Et bien non, justement, maintenant, je ne peux plus. Mon boulot dépend de ces merveilleux modes de communication.

J’ajoute autre chose qui dépasse l’entendement aussi : la semaine dernière, je me présente à l’une des boutiques. Je vois une offre pour une clef 3G à 1 € auquel s’ajoutent 5 € par mois d’abonnement (pour 3 petites heures, mais quand même).
Devant la somme de coupures, je me dis que c’est peut être la solution.
Même en tant que cliente, il faut montrer patte blanche. Pas de chance, je n’ai pas de facture EDF sur moi !

Comme la ligne revient entre deux, je mets de côté l’idée.
Ce matin, je reprends l’idée et je fonce dans l’hypermarché ouvert.
La dame me dit qu’il faut aussi être abonné au téléphone portable pour bénéficier du prix.
Demi retour. Je paie déjà assez cher un service qui ne fonctionne pas !

Et comme je retrouve comme par miracle ma ligne en milieu de matinée, je fouille sur le portail de mon CHER (très cher) fournisseur. Et je vois que finalement, il n’y a pas besoin d’être abonné à un portable.

Voyez ! impossible qu’ils soient tous d’accord. Comment voulez vous que je sois dépannée ?!

Alors je me demande si, parce que j’ai perdu un temps fou, je ne vais pas m’amuser à demander des dommages et intérêts pour manque à gagner.
Et puis demander le remboursement du fric qu’ils savent (là ils sont champions) débiter sur mon compte…

Parce que, ce qui est illimité, c’est surtout le nombre d’emmerdements rencontrés quand on est client chez eux !

 

** c’est un blague hein ! pas de blagues de votre côté surtout ….

Quand les lectures rejoignent la réalité

•11/11/2009 • 5 commentaires

Suivant les bons conseils de Gag, j’ai investi dans les deux nouveautés littéraires que sont : ”Travailler avec des cons” et “Vivre avec des cons”.
Pour tout vous dire, c’est excellent.

Ma tendance à conjurer le sort a voulu que je lise “Travailler ..” en premier, c’est à dire pendant les vacances. Pas de risques.

Mais j’aurais du, je le savais bien, lire les deux loin de tout.

J’ai testé pour vous le bouquin ET la réalité des choses.

Il n’est pas prévu que je me lève tôt un jour férié ou le week end mais parfois, ma douce progéniture a des idées fumantes du genre : prendre le train de très bonne heure le jour dit pour aller voir les copains qui habitent à l’autre bout du département.
N’écoutant que mon bon coeur de mère, j’émerge à 6h du matin. Déjà, il faut savoir que ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour me planter un sourire épanoui sur le visage.
Mais je suis une bonne nature quand même et j’arrive à prononcer le “bonjour” et le “dépêche toi” d’usage avant de me jeter sur mon thé.

Nous partons donc alors que la France entière dort encore (rage).
Enfin, non, pas entière. Certains se sont levés exprès pour me pourrir la journée.

On croit qu’on peut ne pas avoir un train pour cause de grève. Il y a pire : le ”ben ça marche pô” du guichetier ahuri qui vous dit ça au bout de 10 bonnes minutes d’acharnement informatique.
Quand les minutes, justement, s’égrainent et qu’on sent bien que le train, lui, ne va pas attendre, la fumée n’est pas loin de sortir des narines, tel le taureau près à foncer.
Mais le guichet est à l’ancienne, on parle dans l’hygiaphone, je me demande même si la vitre n’est pas blindée (sont méfiants , normal, ils nous cherchent). On ne peut pas foncer.
On questionne donc : “Bien, comment fait-on”.
“Zont qu’à payer au contrôleur direct”.
Ah oui, mais non, parce que ma carte bleue, ils ne l’utilisent pas. Donnez moi le prix, je vais leur donner du liquide.
“J’veux bien réessayer encore mais d’manière, ça me donne même pas le prix” (notez la syntaxe, et encore, vous n’avez pas l’accent, bande de veinards !).

Je m’énerve, je lâche qu’avec la SNCF tout est possible et à n’importe quelle heure et je conclue en disant qu’il n’y a même pas un distributeur (pour lâcher le pognon aux gamins qui, bien sûr, trépignent).

C’est là où ça devient magnifique … le guichetier (guicheton, guicheteur, au choix) me dit : “ben si, sur le quai quoi”.

C’était tellement plus simple à dire non ?

Bé non, justement, parce que je crois avoir compris : il répond aux remarques et aux questions. Il n’est pas formé pour donner une solution intelligente de lui même.
En même temps, il faut bien que je vous l’avoue : sur la porte de la gare, il y avait une affiche : “Fermée, passez par le portillon directement.”
j’ai osé pousser la porte, j’ai osé …

Et vous savez le plus terrible ? mes fils sont partis sans me dire “au revoir”.

Je ne dormais plus depuis un moment déjà, pourtant, j’ai rêvé, en remontant en voiture, de reculer très vite et très fort pour l’ouvrir toute grande sa porte de gare, jusqu’au guichet tiens.

Moralité : tant que je n’ai pas terminé ce bouquin, je ne sors plus !

Nos ados ne sont plus des enfants et pas encore des grandes personnes (soupir)

•07/11/2009 • 7 commentaires

Afin d’assurer à tous les parents qui ont une progéniture encore à l’état d’enfants et donc, un lot de phrases adaptées à l’âge, comme l’amie Plume, par exemple, qu’ils verront leur vocabulaire évoluer au fil du temps,
que le ton employé sera bien évidemment très différent,
que les nerfs en prendront un coup au quotidien sauf si on sait : souffler, oublier, zapper, frapper ou bêtement fermer une porte de chambre parfois.

Donc, que dit-on 20 fois par jour (inutilement) à un ado ?

- tu penses à faire tes devoirs (version largement renouvelée en période de vacances)

- tu as du linge sale (il faut savoir que l’ado n’a QUE du linge sale et une armoire vide) ?

- tu manges encore ?! (l’ado a faim une heure après avoir quitté la table et vidé intégralement ses deux assiettes)

- pourrais tu rincer le lavabo/accrocher ta serviette/ramasser tes chaussettes sales/refermer le tube de dentifrice de temps en temps ? (il faut savoir qu’on n’impose rien à l’ado, on lui demande gentiment)

- tu te fous du monde ? tu me prends pour une gourdasse ? (au choix, selon le niveau de mauvaise foi utilisé et là, les nerfs sont un peu à vif, vous oubliez les civilités d’usage)

- où sont passés les ciseaux à ongles ?

- qui a vidé tout le shampooing/gel douche sans prévenir (l’ado est très propre)

- viens chercher ton linge propre (il faut savoir que l’ado quitte rarement sa chambre et ne fait pas le rapprochement entre le fer à repasser et son armoire vide) / phrase répétée à loisir tout le week end et si vous avez un ado sourd, ça peut déborder sur le lundi. Le mardi, vous devez normalement avoir renoncé et balancé l’intégralité du tas sur son lit (que vous retrouverez à terre le mercredi matin)

- tu appelles ça une chambre ?

- tu fais collection de poussières ?

- tu as déjà tout dépensé (l’ado dépense son argent de poche plus vite que vous ne le gagnez) ?!

- viens ranger ce que tu as utilisé (il s’agit souvent de la table du petit déjeuner ou du goûter)

- baisse le son (l’ado vit dans sa chambre mais n’est pas égoïste question décibels)

- c’est normal les paquets de gâteaux vides dans ta chambre ?(la même version existe aussi pour :  petites cuillères, verres, miettes, tout est possible, l’ado déborde d’imagination)

- non je n’ai pas fait les courses (suivi de : oui il n’y a que ça comme desserts)

- bouge tes fesses (l’ado ne quittant pas sa chambre hurle pour vous parler et pense bien sûr que vous êtes à sa disposition)

- viens mettre la table (pensez au préalable à avoir vidé le lave vaisselle, sinon, vous serez accusée d’avoir prémédité le coup, il s’en suivra une discussion sans fin et sans fond mais avec beaucoup de formes qui vous gâchera le repas)

et la phrase fétiche : “débrouille toi” , utilisée dans maintes situations du genre :

- il a un peu séché un cours
- il a un peu oublié de faire un devoir
- il a peu oublié ses affaires de sport (et vous appelle un quart d’heure avant l’heure de cours)
- il a carrément oublié de se lever le matin
- il a retrouvé son tas de linge du mercredi matin, pensé négligemment que ce linge était sale, l’a mis dans sa corbeille et hurle que son armoire est vide …
- il a perdu la clef de la maison (SA clef qui l’empêche de rentrer plus tôt que vous)

au delà des phrases, les mots :

- encore ?! (le o est appuyé fortement)
parce que l’ado abuse de beaucoup de choses ou renouvelle ses expériences pour tester vos nerfs.

- parce que (pas de suivi. Vous aviez appris à expliquer à la version enfant, sachez qu’on n’explique plus à l’ado qui a une foule d’arguments qui ira à l’encontre des votres et fatalement, vous contrarieront, voire vous useront)

Mais surtout, il existe un nombre régulier de phrases pensées mais non dites (pour la paix de la famille) :

- c’est mon fils / ma fille ?
- il le fait exprés ou il est bête ?
- il me cherche …
- mais il va se taire oui !
- rien à leur dire à cet âge là !
- quand je pense qu’il était si mignon tout petit
suivi logiquement du
- ça ne devrait pas grandir

J’ai quand même une bonne nouvelle : ils savent encore dire “Maman” /”Papa” et quelque part ça fait fondre (sachez néanmoins que l’effet est rapide car c’est souvent suivi d’une demande qui ne vous arrange pas du tout !).

Allez, une deuxième bonne nouvelle : nous étions tout pareils à une époque non ? ;-)

Tout doucement

•21/10/2009 • 15 commentaires

Pour mes plus fidèles lecteurs, ce ne sera pas un scoop d’apprendre que doucement … je m’en vais d’ici.

Je le fais sur la pointe des pieds depuis plusieurs semaines en revenant par ci par là.

Mais je vous l’avoue : l’accouchement de mon dernier bébé est difficile, long ou délicat. A voir.
Quoi qu’il en soit, ça me prend du temps. Ca m’occupe énormément et ça me fait oublier que j’ai eu besoin un temps assez long de ce blog pour me “trouver”.

Je tente d’y venir régulièrement pour voir mes bloggeurs favoris, mais je prends à peine le temps de leur laisser un petit commentaire. Pourtant, je leur suis fidèle.

Allez, tout va bien, ça, c’est le plus important non ? ;-)

On ne devrait pas…

•12/10/2009 • 4 commentaires

Des journées comme ça … pas tous les jours surtout !!

Je pars, pour un rendez-vous, de bon matin pour Lille. Je pars suffisamment à l’avance car je dois faire un détour sur la Belgique.
Ca commence fort, il pleut des cordes et la vitesse doit être réduite histoire de voir devant.
A quelques kilomètres de l’arrivée, énorme bouchon.  1 h ! coincée une heure ! Ah ! le terril d’Henin Beaumont, je le connais sous toutes ses facettes quasiment.
Je renonce à passer par la Belgique, j’irai après. En attendant, il s’agit de se garer, je suis déjà un peu en retard.

Quand ça merdouille comme ça, on devrait avoir l’instinct de ne pas en rajouter. Mais on en rajoute…
Je tente de me garer le plus près possible du lieu de rendez vous.
Je trouve une place. Satisfaite, je file. Je suis finalement garée un peu plus loin que prévu. GPS à la main, je déambule dans les rues et plaf ! il tombe en rade.
Le rendez vous est un peu en retard.
J’en profite pour retourner à la voiture pour me rapprocher, ayant répéré des places.
On ne devrait pas en rajouter. Mais on en rajoute.
Aucune place pour moi.

Tant pis, je mets les warning, je tente le coup. Jour de chance (ah ah) je ressors, le pare brise est nickel. Continuer la lecture ‘On ne devrait pas…’

Honneur ou argent ?

•08/10/2009 • 7 commentaires

D’un côté, madame X qui lâche une insulte contre madame Y.
Madame Y s’énerve un brin et sort une vague insulte également.
Madame X prend la mouche et porte plainte.
Madame Y s’en sort à peu près bien mais l’insulte n°1 reste quand même dans les oubliettes.

Echange d’argent entre plusieurs personnes et on n’en parle plus. L’honneur est sauf (ou lavé, ou enrichi).

Qu’on aime (ça, ça m’interpelle vraiment, mais soit) ou pas ces dames, elles se crêpent le chignon publiquement puis font la une.
Et puis tout retombe dans l’oubli. On nous aura occupé quelques minutes avec ça. Continuer la lecture ‘Honneur ou argent ?’

J’ai un peu de mal à suivre

•07/10/2009 • 7 commentaires

J’ai lu un tas de choses sur le sujet brûlant de la rémunération des élèves pour assiduité.
Personne n’est passé à côté de l’info et tout le monde donne son avis. Je ne peux m’empêcher de donner le mien !

D’une part, tout au début de la vie, on apprend aux tous petits la récompense du travail bien fait par des bons points. Ensuite, ils passent aux A, B, C … pour qualifier leur travail.
Plus grands, ce sont des notes qui leur sont attribuées. Normalement (j’insiste), ce sont des notes justifiées.
Ces notes donnent donc une idée des capacités de l’élève. Elles lui donnent, à lui, une idée de sa valeur. Ca commence à aller moins bien.
Car, de mauvaises notes en mauvaises notes, la pensée dite magique se met en place : l’élève finit par penser qu’il est comme ses notes : nul.
S’en suit une absence totale de motivation qui s’allie à une frustration énorme.

Si il doit y avoir récompense, en dehors des notes, c’est le rôle des parents de la donner. Au pire.
Au mieux : l’exemple ! L’exemple des adultes reste quand même la meilleure chose. Même si, à cet âge, on rejette tout, on n’en reste pas moins attentif.

Quand ils sont au collège, ça se passe à peu près bien. Ca se gâte à l’arrivée au lycée.

Il faut là aussi noter que, après une absence complète de liberté jusqu’en 3°, l’élève se retrouve libre comme l’air à son arrivée en seconde. A l’âge le plus difficile !

Loin de moi l’idée de rendre libres les collégiens et prisonniers les lycéens, bien sûr. Mais que se passait-il quand moi, j’étais au lycée ? Nous n’avions le droit de sortir que sur autorisation expresse de nos parents et encore, si notre journée était terminée. Le temps libre, nous le passions en étude.
A quoi sert cette liberté des heures sans cours pour les lycéens ? se promener en ville !

J’en parlais avec des adolescents la semaine dernière. Ils m’avouaient eux mêmes qu’au bout d’un quart en ville, ils finissaient par tourner en rond et ne plus savoir que faire.

Ainsi donc, certains autres préfèrent y rester en ville. Toute la journée. Donc, sécher les cours.
Ils ne s’ennuient pas ?

Sans doute que si. Pour la majorité. Mais au moins, là, ils ne sentent pas frustrés de se retrouver dans des classes surchargées où leur valeur est celle représentée par des notes.
Je dis souvent aux jeunes :”Personne n’est nul. Vous pouvez être plus à l’aise dans une matière et moins bon dans une autre. L’important, c’est que vous sachiez que vous avez de la valeur quelque part.” Encore faut-il leur prouver. Et parfois, il suffit d’un rien pour que de “nuls”, ils passent à “bons” : une remarque agréable, une sollicitation au bon moment avec les félicitations pour la participation, … la valorisation, tout simplement !

J’ai noté une chose intéressante chez les adolescents : ils veulent appartenir à un groupe, se fondre dedans, y disparaitre parfois et en même temps, ils ont un besoin incroyable d’individualité. Ils ont besoin d’être reconnus comme un individu différent des autres ou tout au moins, équivalent. Le “Et moi madame ?”, il veut en dire tellement …
Continuer la lecture ‘J’ai un peu de mal à suivre’

Pause

•23/09/2009 • 16 commentaires

Je suis maintenant depuis plus de 20 jours à m’arracher les cheveux pour trouver un hébergeur qui va bien pour créer un site Internet (je glisse donc ici un hurlement déchirant : au secours !). [Sans compter les emm**** qui de temps en temps gravitent dans mon sillon.]

Après en avoir testé quelques uns (d’hébergeur, pas d’emm*****), je découvre hier soir celui dont on dit le plus de bien. J’envoie un mail pour diverses questions. Dans la minute qui suit, j’ai une réponse et on me propose même de m’appeler. Joie !
J’envoie mon numéro de téléphone. Deux minutes après, j’ai un technicien en ligne.
Pour une fois que je tombe sur un hébergeur dont l’équipe est réactive et efficace  …… ça ne va pas question intégration du paiement en ligne. Pfff

Bon, là, je me détends, je fais une pause, je vide ma tête et je reviens vous voir un peu.

Il y avait des lustres que je n’avais pas jeté un oeil sur les mots /expressions qui m’ont amené des visiteurs. Question détente, c’est gagné :

  • Mari au ménage, femme dominante au canapé
  • Les réponses qui énervent à l’école
  • Le vocabulaire de la pomme
  • J’ai une tele depuis fevrier 2009
  • kevin antoine nu
  • comment se concentrer quand on est amoureux 
  • comment garder le son froid
  • homme amoureux comment il est
  • kama sutra ocedar depoussierant

C’était ma pause détente. Je suis entourée de pas mal de parasites, heureusement, il y a quelques surfeurs qui font en sorte de me faire sourire…

Quand Cadet détend l’atmosphère…

•23/09/2009 • 6 commentaires

Cadet a raté son bus ce matin. Comme j’étais déjà partie, il est resté à la maison et a donc AUSSI raté le déjeuner prévu chez les grands parents paternels.
Sur un ton sans équivoque, le grand père lui dit, alors qu’il vient de s’excuser de n’être pas venu : “Hum … à force de bouffer de l’ordinateur, tu vas avoir une indigestion.”

Cadet me raconte la scène : “Avant que Papy lâche la phrase (inadéquate au contexte, en plus), il y a eu un grand blanc. Alors, j’ai failli l’applaudir d’avoir réfléchi aussi longtemps avant de me sortir ça !”

Certains grands parents donnent vraiment envie à leurs petits enfants d’aller leur rendre visite …

Et surtout, ils ne savent pas ce qu’ils perdent. Parce qu’avec Cadet, on ne s’ennuie jamais.

En histoire, sa prof demande pourquoi la France n’était pas très contente d’avoir perdu l’Alsace et la Lorraine.
Elle ajoute : “Evitez de me répondre à cause du vin et du maroille, la classe précédente me l’a fait juste avant.” Espoir du prof qui attend une meilleure réponse…
Cadet répond : “ La quiche”.

Ndlr : le maroille est fabriqué dans le nord de la France, en revanche, il y a de sacrés connaisseurs question vins … ça alors !

Ca va ?

•17/09/2009 • 12 commentaires

Certaines personnes ont une faculté incroyable pour, en quelques minutes, passer de la sympathie à l’antipathie absolue.

La question banale : “Ca va ?” n’a plus aucun sens chez ces gens là.

Exemple :

Vous croisez une connaissance qui vous demande si ça va. Vous répondez poliment oui mais votre mine dit le contraire.

1° phase : “Oh ! c’est un petit oui ça …” qui laisse donc penser que l’autre s’intéresse à vous et que vous allez pouvoir vous épancher sur sa maigre épaule.

C’est sans compter sur la 2° phase où vous répondez vaguement : “Je suis fatigué”. (Notons que vous avez repéré la maigre épaule et que c’est bien pour cela que vous n’en direz pas plus !)

La sentence tombe. C’est septembre, la rentrée dit-on. Donc il est INTERDIT d’être fatigué. On vous lâche un : “Déjà ?!”. Le ton du reproche est lourd…
Vous relevez la tête et vous faites mine d’aller mieux qu’il y a 2 minutes.
Finalement, je reviens sur ma première impression : ces gens là sont formidables !

En des temps éloignés, j’aurais sans doute, dans ce genre de situations, expliqué, justifié … aujourd’hui, je ne relève ni la phrase, ni la tête. J’ai le droit d’être fatiguée et j’em**** ceux que ça dérange. Parce que sans doute, c’est d’avoir leurs fesses posées sur un fauteuil, chez elles, qui les fatiguent plus que nous mais qu’elles sont rongées par les scrupules d’être plus fatiguées que nous !

Prenez garde avant de poser la question banale de vous assurer que finalement … la réponse vous intéresse !

Malgré tout

•29/08/2009 • 8 commentaires

Août traine sur sa fin.

J’ai l’impression que le temps passe moins vite.
C’est lié à mon impatience puisque ma formation étant terminée, maintenant, il faut se lancer.

J’ai, par la force des choses, développé une capacité dont je ne me croyais pas capable (comme quoi … ) : travailler / être interrompue / faire autre chose / se remettre au travail 5 min / être à nouveau interrompue etc.
Ce n’est pas tant d’ailleurs que je ne m’en croyais pas capable, c’est surtout une question de nerfs.
Mais, les circonstances font que malgré tout, la bonne humeur est au rendez vous.

Hier soir, le diner terminé, chacun vaque à ses occupations. Je m’installe à l’ordinateur. Ma nièce et mon cadet sont à mes côtés, sur leur ordinateur. Ma nièce, loin de ses copines, discutent en Chat. Cadet regarde le dialogue, s’énerve car il ne semble pas apprécier la dite copine et soudain lâche : “Ca pique aux yeux de la regarder écrire celle là.”
Règlements de compte en bonne et due forme entre les deux protagonistes. Le calme revenu, c’est de la chambre de Piou que vient le hurlement de terreur : araignée en vue.

Je fonce, repère le monstre, suivie de près par Cadet et Nièce. Le monstre, après sans doute le hurlement, s’est réfugié dans un angle. Je tente de lui faire rendre l’âme, raté. Elle se sauve ……. droit sur Cadet qui part en hurlant.
OK, elle est énorme, voire monstrueuse. Je finis par l’avoir. Nièce et moi sommes mortes de rire d’avoir vu Cadet hurler ainsi.
Fils ainé, intrigué, sort de sa chambre.
Il regarde son frère d’un air supérieur et lui rappelle qu’il a quand même 15 ans.
Et Cadet de lui répondre : “Et alors ? tu sais l’âge qu’elle avait elle ?”.

Parfois, je n’arrive vraiment pas à bosser, mais ça peut attendre non ! Franchement ? je ne laisserais ma place à personne !

Conduire ou s’énerver, j’ai choisi

•20/08/2009 • 12 commentaires

Pour des raisons un peu compliquées à exposer ici, je me suis trouvé “loin” de mon cher blog qui tend à mourir à petit feu …

Mais tout a une fin n’est ce pas ?

En même temps, je me sens un peu loin de mes lecteurs alors je reviens faire un tour ce soir ! parce que j’ai la petite anecdote toute fraiche qui va bien pour cette fois de mois.

Je suis allée à Roissy chercher une partie de ma progéniture hier soir (je récupère, je redépose, je récupère à nouveau …. ce ne sont pas des fils que j’ai mais des oiseaux !).
Au retour, parce que le coeur était gros d’avoir abandonné amis et amiEs, je lui raconte les dernières nouvelles du front et voilà qu’il me pose LA question qu’il ne faut pas (joker, je ne dirai pas ).

Je lui réponds, je donne des détails et comme le sujet n’est pas bénin, je sens l’émotion qui énerve monter doucement…

Arrivée au péage, tant qu’à faire, voilà l’équipe de la SANEF qui nettoie au karcher la zone “télépéage”. Pas de chance, la ligne juste à côté ne veut pas m’ouvrir la barrière malgrè les nombreux mouvements dans l’air que je fais avec l’engin.
Je recule, prends le ticket, rageuse, et je redémarre…

Et au lieu de passer la seconde, je tire le frein à main !
ça surprend !!!!

Alors, je pensais, qu’en plus des messages indiquant les travaux, accidents, incitation à ralentir pour cause de pollution, ils devraient aussi indiquer quand JE suis sur l’autoroute…

Oui, j’ai honte ! :mrgreen: mais si mes fils étaient vraiment des oiseaux, je n’aurais pas besoin de m’énerver sur les routes !
Et finalement, ça a eu pour effet de me calmer net …

NB : j’interdis quiconque de faire la moindre allusion aux femmes au volant : je n’ai eu qu’un accident dans ma vie, c’était en 1986, il y a prescription.

Du bon usage du marketing

•12/08/2009 • 18 commentaires

Je suis sûre que pas un seul d’entre vous n’a raté les épisodes de la crise (qui, disons le, tend à se calmer pendant les congés)… et qui dit “crise” , dit restriction.

Les restaurateurs le disent : “c’est calme.”
Non que ce soit calme parce que les gens n’ont effectivement plus d’argent mais parce qu’on leur a fichu une belle frousse.
Soit, il y a certainement des riches qui le sont moins et des pauvres qui le sont plus.
Mais globalement ?

Globalement, j’ai un doute !
Il parait même que bison futé (que ça m’énerve !) n’a pas chômé lui …

Donc comme toute société qui se respecte, chacun y va de sa pub pour pousser au vice extrême de la consommation inutile.

Et on y va pour les campagnes d’affichage (qui coûte une fortune , consommateurs, pensez y avant d’acheter )…
Je me retrouve à un feu rouge et j’ai le temps d’apprécier l’intelligence qui consiste à vouloir vendre en utilisant n’importe quoi.

Et n’importe quoi c’est : une bouée, symbôle de l’enfance, du petit trésor qu’on emmène à la plage, innocent s’il en est.
Que fait-on avec une bouée maintenant ? on y plante un couteau (dans la tête du “canard”) et on y met le sang nécessaire pour que le spectateur savoure.
Parce que, spectateur il y aura : c’est une publicité pour une chaine de TV qui nous annonce que les “méchants ne sont pas en vacances”.

Point de vue d’un adulte standard : waouh ! ça va saigner, je ne vais pas m’ennuyer.
Point de vue d’un adulte évolué : bande d’abrutis ! vous voulez traumatiser nos chérubins ?
Point de vue d’un enfant : se baigner est dangereux.

Réaction d’un adulte standard : je m’abonne.
Réaction d’un adulte évolué : je boycotte.
Réaction d’un enfant : je ne veux plus aller à la plage.

Comme l’enfant ne veut plus aller à la plage, les parents vont mourir d’ennui et … s’abonner !

Sauf si ils ont affaire à un adulte évolué qui va leur expliquer que c’est n’importe quoi puisque si on plante un couteau dans une bouée, elle crève. Et qui va surtout vite lui apprendre à nager … sans bouée !
Je fabriquerais des bouées, je serais verte !

Instants précieux

•03/08/2009 • 5 commentaires

Fils ainé est parti en vacances, cadet va bientôt en faire autant.

Repas du soir.

Cadet à Piou, après une séance “chatouilles” : “Tu vas t’ennuyer de moi quand je serai parti ?”

Piou : “Ben oui !”

Cadet : “Ne t’inquiète pas, toi aussi tu partiras en vacances chez un copain quand tu seras grand. Et toi, Maman, tu te retrouveras toute seule.”

Pomme, avalant sa feuille de salade de travers  : “Dis donc, ce n’est pas très sympa !”

Piou : “Moi, je ne partirai jamais en vacances, je ne veux pas laisser Maman.”

Cadet : “Mais si ! Dans 10 ans, tu verras … et puis moi, je serai marié, j’aurai même des enfants.”

Pomme : “Ben voilà ! et moi, je garderai mes petits enfants pour que vous en profitiez.”

Cadet à Piou : “Combien tu veux d’enfants toi ?”

Piou : “Je ne veux pas d’enfant !”

Cadet : “Ben si quoi ! tu ne veux pas d’enfants ?!”

Piou : “Ah non ! je n’en veux pas, ils me casseront tous mes jouets !”